Je jure solennellement ...

Les Maraudeurs sont sortis de Poudlard et doivent maintenant choisir un camp, jurerez-vous pour l'Ordre du Phénix, ou pour les Mangemorts et leur maître, Lord Voldemort ...
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 Exil ( L'histoire de Amélia Potter )

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Amélia Potter



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MessageSujet: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 22:46

Avertissement: Les personnages de Rowling lui appartiennent. Le personnage d'Amélia Potter m'appartient. Le personnage de Léa-Lily Potter et de Samuel Lupin appartiennent aux personnes concernés. Les personnages de Seamus et Evelyne Lupin appartiennent à Julianne Rogue. Si vous souhaitez les utiliser dans des fanfics, demandez nous notre permission.

Cette fanfic contient des passages sexuellement explicites. Je laisserai un avertissement au début des chapitres concernés. Les lecteurs en sont donc avisés et sont priés d'en faire la lecture à leur risque. Merci.

--- La fic à été écrite en fonction du fait que Amélia à 4 ans de moins que James. Toutefois, notez que sur ce forum, elle n'est qu'un an sa cadette. Il aurait été trop ardu de tout ajuster ---



Chapitre 1 : Un jour, je serai comme toi
Chapitre 2 : Où mènera ton chemin ?
Chapitre 3 : Animagus
Chapitre 4 : Entre deux mondes
Chapitre 5 : La course au Vif d'Or
Chapitre 6 : Aveux
Chapitre 7 : Dans mon cœur
Chapitre 8 : Les Anges des cieux
Chapitre 9 : Je te choisis
Chapitre 10 : Harry
Chapitre 11 : Revelio Amora
Chapitre 12 : Adieu
Chapitre 13 : Exil
Chapitre 14 : Ma vie
Chapitre 15 : Missives secrètes
Chapitre 16 : Dit moi ...
Chapitre 17 : Retour aux sources
Chapitre 18 : Je suis là …
Chapitre 19 : Secrets du coeur
Chapitre 20 : L’ombre de la mort
Chapitre 21 : Chaque battement de cœur
Chapitre 22 : Je te donne le monde
Chapitre 23 : Union
Chapitre 24 : L'enfant perdu
Chapitre 25 : Deuxième chance
Chapitre 26 : En ton honneur


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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 22:47

Chapitre 1 : Un jour, je serai comme toi

Un magnifique couché de soleil nimbait cette chaude soirée d’août 1971. Dans les rues, des enfants se hâtaient de retourner à la maison, sous l’œil vigilant de leurs mères. Un jeune garçon courait sur le trottoir en direction de chez lui. Derrière, une petite fille d’environ 7 ans tentait de le suivre, courant à toutes jambes.

- Zames ! Zames, attend moi ! pleurniche la petite fille
- Tu n’as qu’à courir plus vite, le nain de jardin ! réplique James Potter
- Ze ne suis pas un nain de zardin ! Z’ai peur du Chat Maringo, Zames ! Il va me manger … attend moi

James Potter soupira et s’arrêta. Il en avait marre de traîner sa petite sœur partout. Oui, elle était adorable avec ses petites tresses et son mignon sourire, mais c’était un bébé ! Pourquoi sa mère l’obligeait-elle à s’en occuper ? Le Chat Maringo ! Quelle idiotie ! Lui, James, n’avait pas peur de cette invention farfelue. Les filles étaient si peureuses ! Il entendit les pas précipités de sa sœur derrière lui, puis sentie une petite main dans la sienne.

- Mici Zames …
- Bah ! Il n’y a rien là, dit-il en haussant les épaules

Les deux enfants marchèrent jusqu’à une petite maison victorienne. Un balcon en faisait complètement le tour et une balançoire était accrochée à la façade, se balançant au gré du vent. Un immense arbre ornait le terrain magnifiquement parsemé de fleurs. Une douce odeur sortait par la fenêtre ouverte, et les enfants se hâtèrent de rentrer.

- Allez vous laver les mains avant de passer à table, dit madame Potter

Obéissants, les enfants Potter allèrent se laver les mains, et vinrent s’installer à la table. Leur père entra peu de temps après. Il ébouriffa les cheveux récalcitrants de son fils, embrassa sa fille et sa femme, puis s’assied avec eux. Ils mangeaient, bavardant de tout et de rien, lorsqu’un hibou frappa à la fenêtre. Madame Potter se leva et alla lui ouvrir. Le hibou alla directement vers James et déposa une lettre devant lui. La petite fille observa son frère avec envie. Pourquoi recevait-il une lettre ? Elle en voulait une, elle aussi.

- Zames à une lettre ? dit Amélia. Z’est quoi ?
- C’est une lettre de Poudlard, dit madame Potter avec ravissement.
- Ze veut moi auzi ! dit Amélia en regardant James avec ferveur
- Poudlard n’est pas pour les bébés pleurnichardes, dit-il avec un certain amusement

Madame Potter regarda son fils en soupirant. Bien qu’il adorait sa sœur, il s’amusait ferme à la taquiner. Elle avertie sévèrement James, puis regarda son époux avec désespoir. Amélia, rabrouée par son frère, se mit à bouder, les larmes aux yeux, en tripotant les aliments dans son assiette. Elle n’était pas un bébé pleurnicharde ! Elle avait 7 ans, elle était une grande fille ! Puis, que James parte d’abord ! Bon débarras … elle aurait sa maman pour elle toute seule. Essuyant son petit nez de sa main, elle regarda son frère avec colère. Celui-ci était en train d’ouvrir sa lettre en vitesse et se mit à lire la liste de ses fournitures scolaires.

- Il me faut un chaudron et un balai … et un animal magique, dit James. Je veux un hibou, maman, ajoute t-il
- Ze veut un zibou moi auzi ! dit Amélia

James regarda sa sœur avec exaspération. Pourquoi fallait-il qu’elle veuille toujours faire la même chose que lui ? Ce qu’elle pouvait l’énerver ! Il regarda sa mère, retenant une phrase incendiaire, puis poursuivit la lecture de sa lettre.

Le lendemain, la famille Potter partie pour le Chemin de Traverse. Amélia tenait la main de son père et gambadait allégrement. Elle regardait les boutiques avec émerveillement et ne cessait de poser des questions. Ce qu’elle pouvait en poser en une seule journée ! C’était inimaginable ! Ils arrivèrent enfin à la Ménagerie Magique. Amélia, n’ayant pas oublié qu’elle aussi voulait un hibou, se mit à sautiller sur place.

- Ze veut un zibou, ze veut un zibou !
- Ma chérie … un hibou demande beaucoup d’entretien, dit monsieur Potter
- Ze veut un zibou … dit Amélia d’un ton pleurnichard
- Tu n’aimerais pas mieux un petit chat ? questionne monsieur Potter

Amélia regarda vers les petits chatons et alla vers eux. Elle passa le doigt dans la cage et un petit chaton gris s’approcha d’elle. Il lui sentie le doigt, se mit à ronronner et lui donna de petits coups de langue. La petite fille se mit à rire et regarda son père.

- Regarde papa … le zaton. Ze veut le zaton ! dit-elle

Monsieur Potter sourit et prit le chat. Puis ils allèrent rejoindre James et madame Potter, qui regardaient les hiboux. Cet animal semblait fort populaire cette année, puisqu’une horde d’enfants les observaient avec excitation. Parmi eux, un petit garçon à l’air maladif se tenait aux côtés de James. Amélia le regarda d’un air intéressé, puis tapa sur l’épaule de son frère.

- Zames ! Z’ai un zaton, dit-elle avec fierté
- C’est très bien, Pupuce, dit James en ne quittant pas les hiboux des yeux

Amélia fit un immense sourire et attendit que son frère se décide. Elle regardait le petit garçon qui avait l’air malade. Il semblait gentil … Alors qu’elle allait lui parler, il choisit un hibou et parti avec ses parents. Finalement, James se décida pour un Grand Duc et ils purent enfin compléter leurs achats.

Les deux semaines suivantes passèrent en un éclair. Bien vite, ce fut le temps de partir pour Poudlard. Amélia, qui avait passé la nuit entière à pleurer, se leva en ronchonnant. Elle ne voulait pas, que son frère s’en aille ! Elle allait trop s’ennuyer de lui. Par conséquent, elle passa tout le matin à le suivre partout, allant même jusqu’à se planter devant la porte des toilettes en attendant qu’il en sorte. Avec tristesse, elle suivit ses parents à la gare et bouda intensément sur le quai d’embarquement. James aussi avait le cœur lourd. Il ne voulait pas se l’avouer, mais sa sœur allait lui manquer. Il l’a regarda et sourit. Elle était si mignonne lorsqu’elle boudait.

- Allons Pupuce … tu seras la première à qui Razmot amènera une lettre, dit-il
- Pour vrai ? dit Amélia. Ze vais avoir une lettre, Zames ?
- Bien entendu … dit-il en passant la main dans les cheveux de sa sœur

Cela sembla redonner de la joie dans le cœur de la fillette, qui regardait maintenant le train avec émerveillement. Il était si gros, et faisait beaucoup de bruit. Elle se remit donc à poser des questions. Où se rendait le train ? Qui l’avait construit ? Et, pourquoi donc ne pouvait-on pas se rendre à Poudlard en balai ? Elle parlait comme une petite pie, pointant des élèves et leurs parents, tout en posant des questions.

- Dit donc … elle parle beaucoup, dit un garçon aux longs cheveux noirs et à l’allure enjôleuse

James se retourna et regarda le garçon qui osait faire un commentaire sur sa sœur. D’un ton remplit d’avertissement, il répondit :

- Oui … et c’est ma petite sœur
- Ha … moi, je n’ai qu’un frère. Une vraie tache ! Je suis Sirius Black, et toi ?
- James Potter, répondit-il

Les deux garçons se sourirent, puis ils attendirent le signal d’embarquement. Un peu plus loin, Remus Lupin attendait avec ses parents. Il ne voulait pas aller à Poudlard, Il n’aurait pas d’amis … il était trop différent. Il avait supplié ses parents de ne pas l’envoyer, mais ils n’avaient rien voulu entendre. Remus regardait les autres avec tristesse, puis aperçut la petite fille qu’il avait vue à la Ménagerie. Elle semblait ne pas vouloir se taire, et piaillait joyeusement. Il sourit, et le sifflement du train se fit entendre. Les passagers prirent leurs effets et avancèrent vers le train. Entendant le sifflet de la locomotive, Amélia prit la main de James et le regarda d’un air suppliant.

- T’en va pas, Zames …
- Pupuce … je dois y aller, dit James en embarquant dans le train

Amélia se mit à pleurer à chaudes larmes. Elle regarda son frère s’engouffrer dans le train, puis le suivit des yeux par les fenêtres. Lorsque le train démarra, elle se mit à courir sur le quai, implorant son frère de revenir. Monsieur Potter l’a rattrapa et l’a prit dans ses bras. La petite fille appuya la tête contre l’épaule de son père et hoqueta.

- Zames est parti …
- Oui, chérie … mais il reviendra, dit monsieur Potter

Lentement, il marcha vers sa femme, l’a prit par la taille et ils rentrèrent chez eux.

Cette nuit là, Amélia Potter mit beaucoup de temps à s’endormir. Elle regardait les étoiles en serrant son toutou contre son cœur. Alors que le sommeil l’a gagnait, elle murmura :

- Zames … ze veut être comme toi.


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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 22:47

Chapitre 2 : Où mènera ton destin ?

Amélia Potter descendit les escaliers quatre à quatre et sauta en bas des escaliers. Sans plus attendre, elle déguerpit vers la chambre de son frère et y entra sans frapper. James Potter se retourna et regarda sa sœur d’un air exaspéré.

- Amélia ! Tu ne pourrais pas frapper avant d’entrer ?
- Pourquoi ? demande Amélia avec candeur

Elle sourit, puis lui tendit un parchemin. James soupira et s’élança dans sur son lit sans prendre le parchemin. Sa sœur ne cesserait-elle jamais de poser des questions ? Amélia haussa les épaules et rangea la lettre dans sa poche.

- C’est ma lettre de Poudlard. Je viens de la recevoir …
- Ha bon … ils acceptent les bébés pleurnichardes cette année ? dit James

Elle foudroya son frère du regard et croisa les bras. Ce n’était pas sa faute à elle, si James n’avait pas été nommé Préfet ! Il n’avait qu’à se tenir tranquille ! Combien de fois leur père avait-il dut se rendre à Poudlard, suite à une bourde de son fils ? Des centaines de fois, au moins ! Amélia n’arrivait pas à croire, que son frère puisse manquer autant de sérieux en classe. Sans un mot, elle sortie de la chambre et claqua la porte.

Deux semaines plus tard, la famille Potter se trouvais à nouveau sur les quais. James était plus loin, en compagnie de ses amis. Âgé de 15 ans, il commençait à prendre ses distances d’avec sa famille. Amélia le regarda avec tristesse. Elle aurait bien aimé avoir le soutien de son grand frère. Elle ne connaissait personne et avait un peu peur. Lorsque le sifflet du train se fit entendre, elle embrassa ses parents et, après avoir prit ses bagages, elle grimpa à bord du Poudlard Express.

À l’intérieur, plusieurs centaines d’étudiants avançaient, tentant de trouver une place dans un compartiment. Amélia en trouva un et s’y installa. Elle regarda par la fenêtre et vit ses parents s’éloigner. Lentement, elle posa sa main sur la vitre. James, qui passait par-là, aperçut sa sœur et ouvrit la porte du compartiment. Il ne voulait pas la laisser toute seule avec cette bande de Serpentard dans les parages. Amélia tourna la tête et regarda son frère et ses amis entrer. Elle retira sa main de la fenêtre, tentant de ne pas paraître trop attristée.

- Ça va, Pupuce ? demande James en s’assoyant
- Oui … dit Amélia en prenant un de ses livres de classe

James regarda brièvement sa sœur, puis porta son attention sur Sirius et Peter. Étant Préfet, Remus devait débuter le voyage avec ses collègues, afin d’établir les règles à suivre cette année.

- Les gars, je vous présente ma sœur Amélia. Je compte sur vous pour que les Serpentards ne l’approche pas
- Ne t’en fait pas, James … Je m’occupe des petites vipères, dit Sirius

Les jeunes hommes discutèrent vivement pendant tout le voyage, empêchant Amélia de se concentrer sur sa lecture. Elle soupira et rangea son livre. Jetant un œil à l’extérieur, elle regarda le paysage défiler. De longues minutes s’écoulèrent, lorsque la porte du compartiment ouvrit à nouveau.

- Ha … vous êtes là ! dit Remus en souriant

Il s’assied avec les autres et regarda la jeune fille, qui le regardait avec attention.

- Bonjour, lui dit-il
- Bonjour … je suis la sœur de James, dit Amélia
- Je sais … répondit-il en souriant

Trois mots … trois petits mots lui suffirent pour tomber amoureuse de lui. Amélia détourna les yeux et se remit à regarder dehors. Elle n’avait que 11 ans … comment un garçon de 15 ans pouvait-il s’intéresser à elle ? Elle regarda à l’extérieur pour le reste du voyage, écoutant d’une oreille la conversation de son frère et de ses amis.

Bientôt, le train s’arrêta. Remus se leva et alla rejoindre les autres Préfets, pendant que les autres se préparaient. Amélia sortie du train et suivit les autres premières années, qui semblaient aussi perdus qu’elle. Avec appréhension, elle monta dans une barque et regarda les lumières du château briller dans le noir. Jamais elle n’avait vu quelque chose d’aussi beau. Elle ne quitta pas le château des yeux, pendant qu’Hagrid leur racontait des histoires sur le Calamar Géant.

À l’intérieur, tout était prêt pour la répartition des nouveaux élèves. James était attablé avec les autres Gryffondors, et attendait l’arrivée de sa sœur. Il se demandait bien où elle serait répartie, bien qu’il en avait une petite idée.

Les portes s’ouvrirent, et une trentaine de première année entrèrent. Ils semblaient presque tous terrifiés et regardaient autour d’eux avec curiosité. Amélia chercha son frère des yeux, puis le vit en compagnie de ses amis. Elle lui sourit et s’arrêta devant un vieux chapeau rapiécé, posé sur un banc. Une femme s’avança alors et prit la parole.

- À Poudlard, il existe quatre maisons. Gryffondor, Serpentard, Serdaigle et Poufsouffle. Vous serez répartis dans une de ces maisons, annonça le professeur McGonagall. Lorsque je nommerai votre nom, venez vous asseoir sur ce banc, afin de vous voir assigner une maison d’appartenance.

Un silence envahit la pièce. Seule la voix caverneuse du Choixpeau Magique se faisait entendre, au fil des répartitions. Puis, vint le tour d’Amélia. Elle s’avança vers le tabouret et s’y assied. James redressa la tête et se pencha un peu, afin d’observer sa sœur. Le Choixpeau resta silencieux quelques secondes, puis se mit à parler.

- Une Potter … plus sage que l’autre. Beaucoup plus … Une soif d’apprendre et de nombreuses questions jalonnent ton cœur. SERDAIGLE !

Légèrement déçue, Amélia se leva. Elle voulait aller à Gryffondor comme son frère. Toutefois, le fait d’être à Serdaigle signifiait qu’elle était plus intelligente que lui. Elle allait enfin pouvoir lui prouver, qu’elle n’était pas un bébé pleurnicharde ! Affichant un magnifique sourire, elle passa devant lui et alla s’asseoir avec les Serdaigles. James suivit sa sœur des yeux, une légère pointe de fierté dans le regard. Il avait toujours sut, que sa sœur était dotée d’une intelligence peu commune. Il l’a regarda s’asseoir avec les autres, puis écouta le reste de la répartition d’une oreille distraite, jetant des regards furtifs vers Lily Evans.
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 22:59

Chapitre 3 : Animagus

Trois ombres furtives passèrent dans la nuit. Des murmures volaient au gré du vent, au rythme des pas précipités. Haut dans le ciel, la pleine lune brillait intensément. Camouflés sous la cape d’invisibilité de James, les Maraudeurs se hâtaient d’atteindre le Saule Cogneur. Ils ne voulaient pas se faire prendre … pas ce soir. Ils arrivèrent au Saule, retirèrent la cape d’invisibilité et James regarda Peter.

- À toi, Peter … Tu crois pouvoir y arriver à nouveau ? dit James
- Je ne sait pas, hésite Peter. Je … je n’ai réussit qu’une seule fois, et …
- Allons ! Ne soit pas chiffe molle, Peter ! s’exclame Sirius

Peter poussa un petit gémissement, puis se concentra. Soudain, il se mit à rétrécir et ses vêtements tombèrent sur le sol. James et Sirius regardèrent autour d’eux, puis Sirius se pencha et leva les vêtements. Sous eux se trouvait un rat, qui leva la tête vers les deux élèves. Souriant, James et Sirius se tapèrent dans le dos, manifestement très fiers d’eux.

- C’est Remus qui sera surpris ! dit Sirius
- Pour ça … ce sera toute une surprise ! confirme James

James regarda le rat et sourit.

- Allez, Peter. Fait arrêter cet arbre, que l’on puisse aller rejoindre Remus, dit-il

Le rat couina et partie à toutes jambes vers le Saule Cogneur. Il esquiva quelques branches et arriva à un nœud sur une racine. Rapidement, il appuya dessus. Immédiatement, l’arbre devint immobile. James et Sirius observèrent le rat en silence. Lorsqu’ils le virent réussir, ils firent d’immenses sourires et se transformèrent. Leurs vêtements tombèrent au sol et un aboiement déchira la nuit. Sirius secouait vigoureusement la tête, afin de se débarrasser de sa chemise. James pencha la tête et accrocha la chemise avec un de ses bois, afin d’aider Sirius. Aussitôt débarrassé de son vêtement, Sirius se mit à courir partout en jappant joyeusement. James donna un petit coup de sabot sur le sol, afin de l’aviser de se tenir tranquille. Puis, lentement, ils avancèrent vers le Saule et passèrent par un sombre terrier.

Rapidement, ils marchèrent dans le tunnel et parvinrent à une trappe. James l’a poussa à l’aide de ses cornes et réussit à l’ouvrir. Ensembles, ils entrèrent dans la Cabane Hurlante. Un hurlement, suivit d’un grognement les accueillit. Peter couina et alla se cacher en tremblant derrière James. Un Loup-Garou descendit les escaliers en trombe, de l’écume aux lèvres. Il s’arrêta subitement au bas des escaliers. Devant lui, se trouvais un chien, un cerf et un rat. Le cerf s’avança vers le Loup-Garou et le fixa dans les yeux. Au fond de son âme, Remus Lupin reconnu son ami James et il poussa un petit gémissement. Sirius, énervé, jappa joyeusement et se mit à sautiller partout autour de Remus, qui le regardait passer sans réagir vraiment. De son côté, Peter ne semblait pas vouloir approcher et restait derrière.

Après plusieurs aboiements de Sirius, les quatre amis errèrent dans la maison. C’était la première fois, que James, Sirius et Peter entraient dans la Cabane Hurlante, et ils trouvèrent ce lieu très délabré. Sirius ne pouvait pas croire, que Remus devait demeurer caché ici pendant trois jours, sans avoir le droit de sortir. Ce n’était pas juste ! Il décida donc qu’il devait sortir. Sirius jappa à nouveau, puis couru vers la trappe. Il regarda ses amis, un « sourire de chien » parcourant son visage et branlant la queue. James s’avança vers lui et regarda la trappe. Il tourna ensuite la tête vers Remus et Peter, et leur fit signe d’approcher. En un éclair, ils se trouvaient tous les quatre dans le tunnel et arrivèrent bientôt à la sortie. Peter appuya sur le nœud, leur permettant de sortir à l’air libre. Ils se précipitèrent dans la forêt interdite, afin d’y passer le reste de la nuit.

Ce n’est qu’au petit matin, après avoir ramené Remus à la Cabane, qu’ils revinrent à Poudlard. Ils étaient épuisés, mais heureux. Plus jamais leur ami ne serait seul et cela leur faisait chaud au cœur. Extrêmement las, ils allèrent prendre leur petit déjeuné à la Grande Salle. Amélia, qui se trouvais à la table des Serdaigles, les vit passer. Fronçant les sourcils devant la saleté de leurs vêtements, elle se leva et alla vers eux.

- James ! Mais, vous êtes tout sales ! dit-elle

La regardant brièvement, James haussa les épaules et répondit d’un ton las.

- Mais oui, Pupuce … je sait …
- On dirait, que vous n’avez pas dormis de la nuit … Qu’avez-vous fait ? Pourquoi vous êtes sales ? Où est Remus ? questionne Amélia
- Ça ne te regarde pas, « Pupuce », dit Sirius avec ironie. Retourne avec les marmots, veux-tu ?


Amélia regarda Sirius, visiblement insultée. Elle regarda ensuite son frère, qui semblait plus préoccupé à se recoiffer qu’à remettre son ami à sa place. Elle lança un bref regard vers Lily Evans, qui venait de s’asseoir, et soupira. Elle tourna les talons, afin de sortir de la Grande Salle. L’année ne faisait que débuter, mais déjà elle savait qu’il était inutile de discuter avec James lorsque cette fille était là.

Amélia n’était pas la seule à se poser ces questions. De sa table, Severus Rogue observait attentivement la scène. Lorsqu’il vit la jeune Potter quitter la Grande Salle, il se leva et la suivit. Il devait savoir ce que ces quatre dégénérés tramaient. Que cachait Lupin ? Il pista Amélia jusqu’à ce qu’ils arrivent dans un couloir désert. Il accéléra alors le pas et lui empoigna le bras. Elle se retourna pour se retrouver nez à nez avec Rogue, qui la fixait de ses yeux froids.

- Où va-tu, fillette ? dit-il froidement
- Je sais qui tu est … tu es Servilius, James me l’a dit
- Ne m’appelle pas comme ça ! intime t-il durement. Espèce de petite idiote ! ajoute t-il

Amélia eu soudain très peur. Elle n’avait que 11 ans et n’était pas très brave. Elle recula jusqu’au mur, sur lequel elle se plaqua. Severus sourit mesquinement et avança vers la jeune fille. Il l’a fixa d’un air glacial, souriant toujours ironiquement.

- Ho … la « Pupuce » à peur ? dit lentement Severus
- N … non … ze n’ai pas peur
- N … non … ze n’ai pas peur, répète Severus avec ironie

Sentant les larmes lui monter aux yeux, Amélia poussa un petit sanglot et se mordit la lèvre inférieure. Elle priait pour qu’un professeur passe par-là ou, à tout le moins, un élève. Mais, il n’y avait personne … personne pour lui venir en aide.

- Dit moi où est Lupin. Que cache t-il ? Où sont allés ton débile de frère et ses idiots d’amis ? questionne t-il
- Je ne sait pas ! s’exclame Amélia. Ze … Je le jure !
- Tu ment … réplique Severus
- Lâche là, espèce de pourriture !

Severus tourna vivement la tête et regarda en direction de la voix. Il lâcha lentement Amélia, puis porta la main à sa poche. Il sortie sa baguette et la tendit en vitesse devant lui. Sirius avait déjà la sienne pointée sur Severus depuis le tout début. Jetant un bref regard vers Amélia, il lui dit :

- Amélia … va t-en !

La jeune fille ne demanda pas son reste et s’enfuit rapidement vers le bout du couloir. Severus fixait Sirius d’un air mauvais, air largement rendu par Sirius.

- On vient défendre sa petite amie, Black ? Tu les prend au berceau ? ricane Severus
- Au moins, moi, j’ai des petites amies, Servilius … ce qui ne risque pas de t’arriver de sitôt, réplique Sirius
- J’ai une petite amie ! s’exclame Rogue, insulté
- Ha oui … Koric. Je l’oubliais … quoique lorsqu’on est insignifiant, on se fait rapidement oublier

Severus pinça fortement les lèvres, et vint pour lancer un sort, lorsque son adversaire parla :

- Tu veux savoir où nous étions hier soir ?

Le Serpentard hésita quelques secondes. Pourquoi cet idiot lui dirait-il la vérité ? Il allait certainement lui tendre un piège. Sans quitter Sirius des yeux ni bouger sa baguette d’un poil, il dit lentement :

- Oui …
- Le Saule Cogneur … il y a un nœud sur une racine, afin de cesser de le faire bouger. Sous le Saule, il y a un passage. Tu sais, que les Saules Cogneurs cachent l’accès à un trésor, Rogue ? Hé bien … nous avons trouvé un trésor, dit Sirius. Va voir cette nuit, si tu veux, ajoute t-il avant de partir.

Severus regarda Sirius partir, puis baissa lentement sa baguette. Un trésor ? Il n’était pas idiot à ce point ! Il tourna vivement les talons et retourna à sa Salle Commune. Amélia, qui s’était cachée au fond du couloir, entendit toute la conversation. Lorsqu’elle entendit les pas s’éloigner, elle risqua un œil dans le couloir. Comme il n’y avait plus personne, elle se hâta de rejoindre sa Salle Commune.


La nuit tombée, Severus Rogue ne put résister à la tentation. Il savait bien qu’il n’y avait pas de trésor, mais il se doutait qu’il y avait une parcelle de vérité dans les dires de Black. Il se servit donc de ses capacités de Legilismen et sortie du château. Alors qu’il s’avançait vers le Saule Cogneur, il ne vit pas une ombre le suivre. Amélia avait décidé, elle aussi, d’aller vérifier la véracité des dires de Sirius. Sa curiosité l’avait forcée à enfreindre le règlement. Surtout que James, à qui elle avait posé des questions sur le trésor, avait regardé Sirius d’un air étrange. Elle suivait donc Severus, avec la ferme intention de satisfaire sa curiosité sans se faire voir. Elle s’arrêta lorsqu’elle le vit prendre une branche. Il appuya sur le nœud et le Saule se figea. Lorsqu’il entra dans le tunnel, elle le suivit à distance.

Severus avançait dans le tunnel, sans se douter qu’un Loup-Garou l’attendait à l’autre bout. Il arriva bientôt à une trappe et leva les mains vers elle, afin de l’ouvrir. Il tourna subitement la tête et fixa le tunnel en plissant les yeux. Il venait d’entendre des bruits de pas. Amélia se cacha aussitôt dans une fissure, retenant sa respiration. S’il fallait que ce Serpentard l’a voit ! C’était certain qu’ici, elle n’avait aucune chance d’obtenir de l’aide. Après quelques secondes, Rogue cessa d’observer le couloir et releva à nouveau les mains vers la trappe.

- Ne fait pas ça ! dit une voix

Amélia se plaqua contre la paroi et vit James passer devant elle. Il ne remarqua pas sa sœur camouflée dans la fissure et alla directement vers Rogue.

- Tiens, Potter … on veut garder le trésor pour soi ? dit ironiquement Severus
- Ce n’est pas un trésor, espèce de Bandimon ! Il y a un Loup-Garou derrière cette trappe. Si tu veux te faire dévorer, Rogue, libre à toi ! dit James
- Un Loup-Garou ! s’exclame Amélia en sortant de sa cachette

Les deux garçons tournèrent la tête en même temps vers elle. Ils l’a regardèrent avec la même expression sidérée, puis James avança vers sa sœur, de la colère dans les yeux.

- Mais, qu’est-ce que tu fait ici ! s’exclame t-il en la prenant par le bras
- Je voulais voir le trésor … dit-elle d’un ton pleurnichard
- Tu aurais put te faire tuer ! Mais, qu’est-ce qui t’a prit de sortir du château comme ça ? la gronde James


Sans plus attendre, il entraîna sa petite sœur en larmes à l’extérieur du tunnel. Severus les regarda partir d’un air froid, puis re-tendit les mains au-dessus de sa tête. Il n’allait quand même pas croire les balivernes de Potter ! Il poussa la trappe et un horrible grognement lui parvint. Vivement, il laissa tomber la trappe et regarda vers Potter d’un air légèrement ahurit. Ce Gryffondor imbu de lui-même lui avait sauvé la vie … Pinçant les lèvres, sachant pertinemment qu’il avait une dette envers Potter, Severus quitta le tunnel à son tour, poursuivit par les hurlements enragés de Remus Lupin.
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:00

Chapitre 4 : Entre deux mondes

Comme il fallait s’y attendre, Amélia bombarda littéralement James de questions à propos du Loup-Garou. Son frère fut muet comme une tombe, se contentant de lui dire de se taire. Qu’à cela ne tienne ! Amélia se tourna vers Sirius et s’empressa de lui demander qui était le Loup-Garou. Était-ce Remus ? Comment il l’avait découvert ? Où menait la trappe ? Pourquoi ? Sirius fut aussi muet que James, ne trahissant pas le secret de Remus. Amélia persista, inlassable, et questionna Peter, qui semblait ne plus savoir où se mettre.

- Remus … dit Peter
- Quoi, Remus ? questionne Amélia. C’est lui le Loup-Garou ? ajoute t-elle
- Peter ! Taie-toi à la fin ! dit James. Amélia cesse de poser des questions … tu est exaspérante !

Amélia poursuivit les trois garçons jusqu’à leur Salle Commune, les bombardant de demandes et de questions. Ils se terrèrent dans leur Salle, laissant Amélia brûlante de soif de connaissances.

Lorsque Remus revint au château le lendemain, James lui expliqua ce qui c’était passé avec Rogue. Il fut apeuré en sachant que cela aurait put mal tourner. Il n’avait pas encore eu le temps de digérer la nouvelle, lorsqu’il remarqua le malaise de James.

- James … tu me caches quelque chose, dit Remus en penchant légèrement la tête de côté. J’ai mordu quelqu’un ? demande t-il, inquiet
- Mais non, tu n’as mordu personne, Remus

James se regarda attentivement les doigts, puis les pieds. Il n’osait pas vraiment regarder son ami, mais il devait lui dire, avant qu’Amélia lui tombe dessus. Il passa la main dans ses cheveux, les ébouriffant encore plus.

- C’est que … ma sœur se doute de quelque chose, commença James
- Quoi ? demande Remus

James se repassa la main dans les cheveux et soupira. Finalement, il regarda son ami dans les yeux et lui raconta toute l’histoire. Remus écouta attentivement, puis regarda le plafond en soupirant. Il mit ensuite les mains dans ses poches et dit :

- Je suppose, que je dois tout lui dire
- Tu n’est pas pour le dire à ma sœur ! s’exclame James

Au fond de son cœur, James chérissait leur secret. C’était le secret des Maraudeurs, un lien indestructible entre eux. Ils étaient Cornedrue, Patmol, Queuvert et Lunard … Ils n’avaient pas besoin d’une pie pour partager leur secret. Remus regarda James et lui sourit.

- Tu connais ta sœur mieux que moi, James. Tu sais très bien, qu’elle ne lâchera pas le morceau tant qu’elle ne saura pas. Et, quelqu’un de mal intentionné risque d’entendre ses questions
- Mouais, répondit James, peu convaincu

La nuit venue, James accompagna donc Amélia jusqu’au Saule Cogneur. Remus l’attendait dans la Cabane Hurlante, afin de tout lui raconter. Évidemment, Amélia ne tenait plus en place et énervait James avec ses questions. Il prit une branche, appuya sur le nœud et lui intima de se taire et d’y aller pour l’amour de Merlin ! La fillette se précipita dans le trou et entra dans le tunnel. Elle marcha rapidement jusqu’à la trappe, leva les mains pour la pousser, mais elle était trop petite pour l’atteindre.

- Youhou ! appela t-elle

Remus, qui l’attendait nerveusement assis sur les escaliers, l’entendit appeler. Il se leva en soupirant et ouvrit la trappe. Amélia leva la tête et regarda Remus avec de grands yeux. Il fut touché par son regard remplit d’innocence et lui sourit. Elle lui rendit son sourire et sauta dans les airs, afin de s’agripper aux parois de la trappe pour entrer. Mais, elle n’y arrivait pas, elle était trop petite. Remus fit un petit sourire, se coucha sur le ventre et lui tendit la main. Amélia tendit la sienne et agrippa la main de Remus, qui l’a tira jusque dans la Cabane. Aussitôt entrée, Amélia se mit à poser des questions.

- On est où ici ? Il fait noir, pourquoi ? Pourquoi, il y a des planches dans les fenêtres ? C’est toi, le Loup-Garou, Remus ?

Le jeune homme mit les mains dans ses poches, pencha un peu la tête et sourit.

- Si tu te taies, je te raconte tout. Mais, s’il te plait, ne pose plus de questions, d’accord ? lui dit-il
- Heu … d’accord, répondit Amélia, peu certaine qu’elle arriverait à faire ça

Il alla s’asseoir sur une marche et fut rapidement rejoint par Amélia. Il croisa les doigts et débuta :

- Nous sommes dans la Cabane Hurlante, et …

Amélia ouvrit la bouche pour poser une question, mais la referma aussitôt. Elle ne devait pas poser de questions … Remus sourit devant son attitude et poursuivit.

- C’est le Directeur Dumbledore qui a fait construire cette cabane et planté le Saule Cogneur pour protéger l’accès, lors de ma première année à Poudlard. C’est aussi lui, qui a fait véhiculer l’histoire qu’elle était hantée, afin d’empêcher les gens d’y entrer. Bien entendu, il y a un sort de protection, au cas où il y aurait des téméraires …

Amélia écoutait attentivement Remus, comme suspendue à ses lèvres. Elle le fixait, la bouche légèrement entrouverte, buvant littéralement ses paroles. Remus lui jeta un bref coup d’œil et sourit. Il se sentais comme un conteur de légendes ou comme … un professeur. Il se tut quelques instants, en pleine réflexion. Professeur … oui, il aimerait bien faire ce métier. Il reprit ses sens en percevant un mouvement à ses côtés. Amélia s’impatientait et se mordait la lèvre inférieure, pour ne pas poser de questions. Il lui sourit à nouveau et raconta la suite.

- J’ai été mordu par un Loup-Garou lorsque j’avais 10 ans. Il y a deux façons de devenir un Loup-Garou. Être mordu, ou être né d’un ou de deux parents Loup-Garou. S’il y a des planches aux fenêtres, c’est pour que je ne puisse pas sortir.

Il l’a regarda dans les yeux et ajouta :

- James, Sirius et Peter sont devenus clandestinement des Animagus, afin de me tenir compagnie lors de mes transformations. Maintenant, Amélia, tu dois me promettre de garder le secret sur tout.

Amélia regarda aussi Remus dans les yeux. Elle le trouvait encore plus mignon et craquant maintenant qu’elle savait. Elle avala sa salive et murmura :

- Je te promet, Remus

Il l’a regarda quelques secondes dans les yeux, comme pour évaluer sa sincérité, puis sourit.

- Maintenant, si tu as des questions, tu peux les poser.

C’était la phrase à ne pas dire. Il en aurait pour des heures à lui répondre. Dès qu’elle entendit le mot « questions », elle les déballas toutes d’une traite.

- Est ce que ça fait mal ? Quand tu te transforme, je veux dire … ça fait mal ? On sent quoi ? C’est vrai, que tu n’as pas conscience de ce que tu fais ? Tu manges quoi, si tu restes enfermé ici ? C’est toi, qui te griffe comme ça ?

Remus leva la main vers elle, afin de la faire taire.

- Je peux répondre avant que tu poses d’autres questions, Pupuce ?

Amélia se tut brusquement. C’était la première fois qu’il l’appelait avec son sobriquet. La rougeur de ses joues fut camouflée par l’ambiance sombre de la pièce et elle hocha lentement la tête pour acquiescer.

- Non, ça ne fait pas mal. C’est … inconfortable. On sent notre corps s’étirer et on a parfois l’impression, que nos membres vont s’arracher tellement ça tire. Mais, ça ne fait pas vraiment mal.

Amélia hocha à nouveau la tête, fixant Remus du regard. Il lui sourit et poursuivit.

- C’est vrai, qu’on n’a pas conscience de rien. On ne reconnaît plus personne et on pourrait attaquer notre meilleur ami, sans en avoir conscience. Lorsqu’on revient à nous, on ne se souvient plus de rien. C’est comme si une autre personne prenait possession de notre corps.
- C’est effrayant … murmure Amélia
- Oui … ça l’est, dit Remus. Je mange de la viande crue, que le professeur McGonagall installe ici avant mes transformations. Et, oui, c’est moi qui me blesse, termine t-il.

Amélia quitta Remus des yeux et regarda autour d’elle. Des poutres étaient brisées, des portes arrachées de leurs gonds, plusieurs barreaux de la rampe d’escalier manquaient. Elle vit même des traces de griffes sur les murs. La cabane transpirait la douleur et la rage. Amélia regarda les mains de Remus et instinctivement les prit dans les siennes. En les observant mieux, elle vit de profondes coupures ainsi que quelques ongles arrachés. Comme cela avait dut lui faire mal, de la hisser jusqu’ici …

Elle leva des yeux brillants de larmes vers lui et croisa son regard tendre. Sans un mot, elle avança vers lui et lui donna un petit baisé sur la joue. Elle se leva ensuite, se rendit à la trappe et sauta en bas. Remus l’a suivit des yeux et se leva à son tour. Il marcha jusqu’à la fenêtre et regarda la lune en décroissance entre les failles des planches.
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:00

Chapitre 5 : La chasse au Vif d’Or

La première année d’Amélia se déroula rapidement, la petite fille s’intéressant à tout et passant le plus clair de son temps dans le bureau de ses professeurs afin de leur poser des questions. D’ailleurs, ils commençaient déjà à s’arracher les cheveux, se demandant comment ils survivraient à la scolarité d’Amélia Potter. C’est donc avec soulagement, qu’ils virent la fin de l’année arriver. Enfin, ils pourraient se reposer les méninges n’étant plus dans l’obligation de trouver des réponses aux questions, parfois insolubles, d’Amélia.

Les élèves de Poudlard retournèrent donc chez eux pour l’été. Amélia, qui s’était fait beaucoup d’amies durant l’année, passa son temps à aller de compartiments en compartiments, afin de discuter joyeusement. Lorsque le train arriva à la gare, elle prit rapidement ses bagages et se précipita à l’extérieur dès qu’il fut arrêté. Avec un immense sourire, elle couru vers ses parents et enlaça sa mère.

- Maman ! Tu m’as manqué
- À moi aussi, chérie. Tu t’est bien amusée à Poudlard ?
- Ça oui ! J’ai appris pleins de choses

Amélia commença donc à réciter à ses parents toutes les notions qu’elle avait apprises, et ce dans les moindres détails. James, qui arrivait vers ses parents, leva les yeux au ciel. Sa sœur n’allait quand même pas reprendre tout les cours de l’année mot à mot ! Il posa la cage de son hibou au sol et tira doucement une des tresses de sa sœur, afin de la faire taire. Amélia leva la main, plaça la tresse tirée sur son épaule, et continua de parler, imperturbable. James soupira et reprit la cage de Razmot. Apparemment, il n’aurait pas le choix d’écouter le monologue d’Amélia. Leurs parents sourirent, amusés, puis ils quittèrent avec leurs enfants n’écoutant pas vraiment Amélia. De toute manière, elle ne s’en rendait même pas compte, tellement elle était absorbée par ses propos.

Amélia fut intarissable pendant deux semaines. Elle parla, posa des questions sur ce qui s’était passé durant son absence et parcourue toute la rue, afin d’aller discuter avec les voisins pendant des heures entières. Monsieur Potter, au bord de la crise de nerfs, dut restreindre sa fille plusieurs fois, lui imposant une limite de questions à poser en une journée.

Vers la fin de l’été, une lettre en provenance de Poudlard, arriva chez les Potter. James, à qui la missive était destiné, devint intenable dès le début de sa lecture. Il s’agissait, en effet, d’une nouvelle fort excitante.

En septembre, aurait lieu un tournoi de Quidditch réunissant les équipes de toutes les écoles de sorcellerie du monde. Dès lors, la volubilité d’Amélia fut éclipsée par celle de James, qui ne tarissait pas de parler de cet événement.

C’est donc avec empressement, qu’il se rendit à la gare cette année là. Alors qu’Amélia attendait le train sagement, James marchait de long en large. Lorsqu’il aperçut Sirius et Peter, il se précipita vers eux.

- Vous savez la nouvelle ? dit James
- Bien entendu, répondit Sirius. Tu les réduira en bouilli, Cornedrue ! Tu est le meilleur attrapeur de tout les temps.

James redressa la tête et bomba le torse fièrement. C’était le genre de paroles qu’il appréciait grandement. Après une brève discussion codée à propos de Remus, qui se trouvait à la Cabane Hurlante, ils grimpèrent dans le train. Ils s’installèrent à nouveau dans le même compartiment qu’Amélia, James désirant toujours protéger sa sœur des Serpentards.

- Alors, Pupuce ? Tu as passé un bel été ? demande Sirius d’un ton enjôleur
- Oui … répond Amélia

James regarda brièvement Sirius. Il n’était quand même pas pour draguer sa sœur ! Sirius était un véritable tombeur, draguant toutes les filles de Poudlard. Avec son air enjôleur, il était la coqueluche des filles, mais ce n’était pas une raison pour draguer Amélia ! Se penchant vers Sirius, James lui murmura :

- Cesse de draguer ma sœur, à la fin !
- Je ne l’a drague pas, murmure Sirius. Je la laisse à Remus … ajoute t-il avec un air coquin
- Tu est idiot … murmure James
- Non … je lui prépare le terrain, dit Sirius

Amélia observait son frère et Sirius du coin de l’œil. Que signifiait ces messes bases tout à coup ? Elle vit James donner un petit coup de poing à Sirius en rigolant, et fut encore plus intriguée.

- Qu’est-ce qu’il y a de si drôle ? demande t-elle
- Remus à beaucoup parlé de toi cet été, dit Sirius


Amélia rougit et fit un petit sourire timide. Elle regarda ensuite par la fenêtre, n’osant croiser le regard de son frère. En entendant les paroles de Sirius, James lui donna un coup de coude. Remus n’avait pas parlé d’Amélia du tout ! En tout les cas, pas à sa connaissance. C’était quoi cette histoire ? Sirius s’était mit dans la tête de former un couple entre Amélia et Remus ? Voyant sa sœur rougir, James fronça les sourcils. Amélia n’était donc pas insensible à Remus ? Mais, elle n’avait que 12 ans ! Jetant un bref regard à Sirius, il croisa les bras d’un air affligé. Était-il le seul à ne pas avoir remarqué qu’Amélia appréciait Remus ? En tout les cas, Sirius, lui, semblait l’avoir remarqué. Affichant un petit sourire en coin, Sirius observait Amélia d’un air calculateur. Il n’avait aucunement remarqué les sentiments d’Amélia. Seulement, il était attristé par la condition de son ami et souhaitait briser sa solitude. Remus n’osait pas aller vers les filles, de part sa condition et la crainte du rejet. Amélia, elle, connaissait déjà la situation de Remus, donc dans l’esprit de Sirius, elle était la candidate parfaite malgré son jeune âge. La réaction d’Amélia le satisfaisait donc. Amusé, il passa le reste du voyage à dire combien Remus trouvais Amélia charmante.

Dès l’arrivée du train à Poudlard, Amélia prit rapidement ses bagages et sortie du compartiment. Jamais elle n’avait été aussi gênée de toute sa vie ! Qu’avait donc Sirius à dévoiler tout ça ? Pourtant, ce n’était pas son genre de trahir les secrets d’un ami. Très pensive, Amélia grimpa dans une calèche et attendit le départ vers le château. Pendant ce temps, James tentait de tirer les vers du nez de Sirius.

- Sirius ! Qu’est ce que c’est que cette histoire ? Remus t’a parlé de ma sœur ? Il t’a dit être amoureux d’elle ?
- Non, mais avoue que Remus mérite un peu d’amour. Si nous ne lui donnons pas un coup de pouce, il mourra célibataire, dit Sirius. Tout ça parce qu’il … enfin
- Oui, mais … ma sœur ! s’exclame James. Elle a 12 ans, Sirius
- Je sait ! L’amour n’a pas d’âge … dit Sirius d’un ton amusé

James soupira et fit un vague geste de la main. Ça ne servait à rien d’argumenter avec Sirius lorsqu’il s’était mit quelque chose en tête. Il devrait miser sur le bon sens de Remus et, pour une fois, il fut heureux qu’il soit moins tête en l’air qu’eux.

James eu tôt fait d’oublier cette histoire. Effectivement, une effervescence jamais vue déferlait sur Poudlard. Des élèves étrangers, provenant de 30 pays différents étaient accueillit au château qui se trouvait, par le fait même, bondé. Étant le meilleur attrapeur de l’école, James fut assaillit tant par les élèves de Gryffondor, que par ceux de Serdaigle ou de Poufsouffle.


Seuls les élèves de Serpentard le regardait d’un air froid. La plupart des élèves et du personnel encensait les talents de James Potter, ce qui ne fit que gonfler son ego encore plus. Par conséquent, il n’avait pas le temps de se préoccuper des amourettes de sa jeune sœur.

Un jour qu’il se promenait dans le couloir, il remarqua Lily Evans. Pour une rare fois, elle était seule. Imbu et fort de sa popularité de plus en plus grandissante, il alla vers elle. Après tout, elle aussi devait le considérer comme une vedette et l’admirer. Comment en pouvait-il être autrement ? Il lui sourit et lui dit, en imitant le ton enjôleur de Sirius.

- Bonjour Evans … tu est très jolie aujourd’hui

Lily se retourna et regarda James avec suspicion. Elle détestait les garçons arrogants et imbu d’eux même. James Potter représentait donc ce qu’elle détestait le plus chez quelqu’un. Elle le regarda un peu durement et lui dit :

- Potter … rien ne sert de tenter ta chance, je ne sortirai jamais avec toi
- Il ne faut jamais dire jamais, ma jolie … dit James toujours d’un ton enjôleur
- Fout moi la paix, Potter ! lui rétorque Evans en tournant les talons

Perturbé et blessé dans son estime, James regarda Lily s’éloigner. Il l’aimait tellement ! Pourquoi elle ne s’intéressait pas à lui ? Prenant son courage à deux mains, il lui lança :

- Tu viendras voir le match final cet après-midi ? On joue contre l’équipe de Roumanie …
- Je ne suis pas intéressée à te voir jouer, Potter. Des plans pour que tu ai encore plus la tête enflée, dit Lily en s’éloignant

James soupira et la regarda partir. Il fallait absolument qu’il trouve un moyen de la conquérir. Elle lui avait dit, qu’elle lui reprochait son caractère fier et imbu de sa propre personne. Il n’était pas d’accord avec ça ! Pour lui, il ne se pavanait pas du tout. Il était comme il était … mais pour elle, il était prêt à changer. Lentement, il continua sa route, insensible aux compliments des élèves qu’il croisait. Ce n’était pas d’eux qu’il souhaitait avoir des compliments.


L’heure de la partie finale arriva. Les gradins, bruyants et remplit à craquer de spectateurs, vibraient au rythme des slogans. Assise avec Sirius, Peter et Remus, Amélia était habillée de la tête aux pieds aux couleurs de l’équipe de Gryffondor. Elle avait une bannière sur laquelle était inscrit « Vas-y, James ! ». Elle était très fière de son frère, et elle était certaine qu’il allait attraper le Vif d’Or haut la main. Seule ombre au tableau, Sirius s’était organisé pour que Remus soit assis à côté d’elle. Elle tentait donc de l’ignorer du mieux qu’elle pouvait. Remus, tant qu’à lui, était légèrement préoccupé. Évidemment, Sirius avait joué le même manège avec lui. Toutefois, il avait agit avec subtilité, mettant l’accent sur les qualités d’Amélia. Comme elle était intelligente ! Et, tellement douce, gentille et ouverte sur le monde. Remus croyait donc, que Sirius était amoureux d’Amélia et il en était venue à lui poser la question. Sirius avait éclaté de rire et lui avait répondu : « Bien sûr que non … mais toi, tu pourrais tenter ta chance, non ? » Depuis lors, Remus était pensif et légèrement mal à l’aise en présence de la jeune fille. Et, il avait fallut qu’il s’assied à côté d’elle !

La foule gronda soudain et les deux équipes arrivèrent sur le terrain. James serra la main du Capitaine Roumain, puis ils s’envolèrent, tous prêts à disputer le match. Rapidement, le rythme fut donné. Les deux équipes étaient excellentes et dignes des professionnels. Après une heure de match, aucun des poursuiveurs n’avaient encore marqué de buts. Le match était endiablé et très rapide, l’action époustouflante. James parcourait le terrain, évitant les Cognards qui arrivaient de toutes parts. Aucune trace du Vif d’Or.

James passa près de l’estrade de Gryffondor et vit sa sœur du coin de l’œil. Il baissa un peu le regard et vit … Evans ! Elle était venue le voir jouer ! C’était la première fois qu’elle le faisait. Le cœur battant, tout énervé, il crispa la main sur le manche de son balai et en perdit le contrôle. Comme un débutant, il entra vivement dans une estrade, et s’écroula durement au sol.

- Potter vient de s’écrouler au sol ! Espérons pour l’équipe de Poudlard, qu’il ne soit pas blessé gravement ! hurle le commentateur

Voyant son frère tomber, Amélia poussa un petit cri et agrippa fermement la main de Remus. Il tourna la tête vers elle et la regarda. Elle sentit son regard sur elle et elle tourna la tête à son tour. Lorsqu’elle s’aperçut qu’elle lui avait prit la main, elle rougit et l’a lâcha vivement. Après un petit sourire gêné, elle regarda à nouveau James, qui se trouvait encore sur le sol. Remus regarda sa main quelques secondes, puis reporta son attention sur le terrain.


James était étendu sur le dos, le souffle coupé. Il regardait le ciel sans nuages, tentant de reprendre ses sens. Il vit l’arbitre descendre vers lui et venir lui parler. Difficilement, il s’assied et affirma qu’il allait bien. Il se leva, vacilla un peu, puis regarda vers les gradins. Lily Evans était debout et regardait ce qui se passait avec une légère inquiétude. James fit un immense sourire et remonta sur son balai, afin de poursuivre le match. Il était électrifié et avait bon espoir d’attraper le Vif. Lorsque cela serait fait, il prendrait une attitude modeste, afin que Lily voit qu’il n’était pas une tête enflée.

La partie reprit donc, l’action ne s’étant pas amoindrit par l’incident. James scrutait le terrain, l’esprit en ébullition. Puis, il le vit … il était là ! Rapidement, il vola vers l’éclat de lumière, immédiatement imité par l’attrapeur Roumain. Ils étaient maintenant côte à côté, tendant la main devant eux. James se coucha sur son balai, étira le bras … et attrapa le Vif d’Or. Il atterrit aussitôt et regarda à nouveau vers Lily. Elle n’applaudissait pas. Elle se contentait de le regarder avec un petit sourire en coin. Souriant, James quitta le terrain en héros, mais bien décidé à se montrer modeste et noble dans la victoire.
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:01

Chapitre 6 : Aveux

Bien qu’il fut d’une modestie hors pair, Lily refusait toujours de sortir avec James. Ce dernier, de plus en plus attristé par la situation, passa un été infernal, au bord de la dépression. Il aimait tellement cette fille ! Ils entraient maintenant en dernière année. C’était maintenant ou jamais ! Dès la fin de l’année, il ne la verrais plus. Ce serait terminé de ses chances, et quelque chose lui disait, qu’il ne s’en remettrais jamais. Amélia remarqua la tristesse de James. Inquiète, elle décida d’aller lui parler. Elle frappa donc à la porte de sa chambre et attendit une réponse. James, couché sur son lit et fixant le plafond, ne répondit pas.

- James ? questionne Amélia

James tourna les yeux vers la porte, puis reporta son regard sur le plafond. Il demeura muet, croyant que sa sœur penserait qu’il était sortie. Il n’avait vraiment pas le goût de voir des gens et, surtout pas, d’entendre les questions sans fin de sa sœur. Ne recevant aucune réponse, Amélia tourna la poignée de la porte. Elle découvrit qu’elle était barrée. Elle sortie donc sa baguette et murmura :

- Alohomora

Avec une légère fierté, elle entendit le déclic de la serrure. Elle ouvrit la porte et entra. Elle vit son frère étendu sur son lit et fixant obstinément le plafond.

- Je ne t’ai pas dit d’entrer … dit James sans bouger
- Je n’ai pas l’habitude d’attendre que tu me le dise, dit Amélia

James ne sourit pas. Il regardait le plafond, puis haussa les épaules. Qu’elle rentre si elle en avait envie. Il s’en foutais royalement. Amélia observa James, puis avança lentement vers lui. Quelque chose n’allait pas, et elle voulait savoir pourquoi. Elle s’assied sur le lit et le regarda en silence. James ne bougeait toujours pas. Malgré que sa sœur se soit assise sur son lit, il l’ignorait totalement. Il gardait le silence et semblait perdu dans ses pensées. N’en pouvant plus, Amélia posa une main sur son épaule et demanda :

- James … qu’est ce qui se passe ?
- Rien, dit James après un bref regard vers sa sœur
- Je ne te crois pas … tu ne manges plus et tu est muet le trois quart du temps. Maman songe à t’envoyer à Sainte-Mangouste …
- J’ai 17 ans. Je suis majeur. Elle ne peut pas m’obliger à y aller, dit James

Amélia soupira et regarda son frère. Elle savait, qu’il était triste, mais pour quelles raisons ? Il avait tout pour être heureux. Des notes relativement bonnes, assez pour lui permettre d’être Auror comme il le voulait. Un talent exceptionnel en Quidditch, des amis fidèles et loyaux, une famille qui l’adorait. Il n’avait aucune raison d’être aussi triste. On aurait presque dit, qu’il vivait un deuil. Amélia ne se laissa pas décourager. Elle devait amener son frère à se confier à elle. Il en allait de sa santé.

- Tu est triste … pourquoi ?
- Je ne suis pas triste, affirme James d’un ton disant tout le contraire
- Si tu l’est … alors, pourquoi ? Pourquoi, tu ne manges plus ? Pourquoi, tu ne sourit plus ? Pourquoi est tu aussi muet ?
- Je n’ai pas faim, je n’ai pas envie de sourire et je n’ai rien à dire. Tu est contente ? Maintenant, laisse moi seul, dit James.

Cette fois, s’en était trop. Elle était ulcérée de l’attitude de son frère. La considérait-il encore comme un bébé pleurnicharde, pour ne rien lui dire ? Il lui mentais effrontément, et cela la répugnait. D’un ton colérique, elle dit :

- Tu me prend pour une idiote ou quoi ?
- Peux tu dire une phrase sans poser de question ? dit James
- Non ! réplique Amélia. Et, je ne te laisserai pas tranquille, tant que je ne saurai pas ce que tu as !

James poussa un soupire. Ce que sa sœur pouvait être bornée ! Pourquoi fallait-il qu’elle soit aussi déterminée à obtenir réponse à ses questions ? Elle ne lâchait pas le morceau, tel un dragon femelle défendant la pitance de ses petits. Elle ne pouvait pas comprendre sa douleur. Personne ne le pouvait.

- Tu est trop jeune … tu ne comprendrais pas, dit-il
- Trop jeune ? dit Amélia. Moi, trop jeune ? ajoute t-elle avec colère

Subitement elle se leva. Elle foudroya son frère du regard. Il pouvait parfois être si idiot ! Quand cessera t-il de la voir comme un bébé ? Elle en avait plus que marre !

- Regarde moi ! dit-elle

James ne la regarda pas. Il ne voulait pas la voir avec sa mine attristée. Si elle pensait pouvoir l’avoir de cette manière, elle se trompais. Il se contenta donc de faire non de la tête et de fixer continuellement le plafond sa chambre.

- James Potter ! Je t’ai dit de me regarder ! s’exclame Amélia du même ton impératif que sa mère

Surpris, James tourna la tête vers sa sœur. Elle était visiblement en colère, le teint un peu rouge et les lèvres pincées. Elle se tenait debout à côté du lit, les bras croisés et les yeux crachant des flammes. James ne l’avait jamais vu comme ça et il s’assied dans son lit.

- Pupuce ? questionne t-il
- Que voit tu ? Que voit tu lorsque tu me regardes ? Regarde moi comme il faut, et dit moi ce que tu vois ! lui dit-elle

James regarda donc sa sœur dans les yeux et lui répondit.

- Bien … je te voit, toi
- Tu n’as pas remarqué, que je n’était plus une petite fille ? Que j’avais une apparence de femme, maintenant ? J’ai 13 ans et, figure toi, que j’ai mes règles depuis 1 an. Je peux devenir enceinte … un bébé peut faire ça ? Tu me considères comme une enfant, c’est ça ? Tu crois, que je ne comprend rien ? dit Amélia d’une seule traite

Un peu chamboulé, James regarda plus attentivement sa sœur. Il était vrai qu’elle avait changé. Elle portait encore des nattes, mais elle était considérablement plus féminine. Ses hanches étaient plus rondes et sa poitrine pointait sous son chandail. Gêné, il leva les yeux vers elle. Ses règles ? Elle avait bien dit ses règles ? James rougit et détourna le regard.

- J’avais remarqué, mentit-il. Et, je ne crois pas, que tu ne comprend rien … seulement, que tu ne pourras pas comprendre ça, ajoute t-il
- Dit moi, et on verra bien

Elle se rassied sur le lit, un peu calmée. Elle le regarda et attendit. James soupira et haussa les épaules. Après tout, pourquoi pas ?

- Je suis amoureux, dit-il
- Ça, je le sait … Lily Evans. Pourquoi cela te rendrait-il triste ? Être amoureux, c’est une bonne chose


James tourna la tête vers sa sœur et fit de grands yeux. Comment ça, elle le savait ? Un de ses amis s’étaient-ils échappés ? Non, c’était impossible ! Il avait pleinement confiance en ses amis. Jamais aucun d’eux ne le trahirais. Il en était certain.

- Qui te l’a dit ? dit-il
- Personne … dit Amélia en souriant. Ta sœur est une Serdaigle, ne l’oublie pas. C’est assez évident que tu l’aimes.

James fit un petit sourire et baisa les yeux sur son matelas. Il passa le doigt sur une tache de moutarde, laissée là par un sandwich quelconque et murmura :

- Elle ne veut pas de moi. Elle refuse de sortir avec moi et je ne sait pas comment lui faire comprendre, que je l’aime. Dès la fin de l’année, je ne l’a reverrai plus jamais, dit-il tristement

Amélia regarda son frère avec tristesse. Dire qu’il croyait qu’elle ne comprendrait pas ! Elle aussi ne verrai plus le garçon qu’elle aimait après cette année. D’accord, elle pourrait garder le contact avec Remus via James, mais cela l’a surprendrait qu’ils acceptent qu’elle participe à leur sorties d’adultes. Elle posa la main sur celle de son frère et lui dit :

- Je comprend … je ne verrai plus Remus. Moi aussi, je n’aurai plus de contact avec la personne que j’aime, dit-elle

James leva les yeux vers sa sœur et la regarda attentivement. Il ne pouvait pas croire à ce qu’elle venait de dire. Oui, il l’avait souvent vu rougir, mais ce n’était pas comme des sentiments avoués.

- Alors, c’est vrai que tu l’aimes ? dit-il
- Oui … et j’ai encore moins de chance que toi. J’ai 13 ans, il en a 17. Je suis trop jeune pour lui, et il n’y a aucune chance qu’il s’intéresse à moi pour cette raison.
- N’en soit pas si certaine, lui répondit-il
- Alors, ne soit pas si certain de ne pas avoir de chance avec Lily. Tu lui a dit, que tu l’aimes ? questionne Amélia
- Non …
- Alors, dit lui … termine t-elle en souriant

Sur ces mots, Amélia se leva. Après un dernier regard tendre vers son frère, elle sortie de la chambre, refermant doucement la porte derrière elle. Seul à nouveau, James se recoucha sur le dos et poursuivit son observation du plafond.
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:02

Chapitre 7 : Dans mon cœur

Dès le début de l’année, James tenta d’avouer ses sentiments à Lily. Toutefois, il n’y parvenais jamais. Premièrement, la jeune fille n’était jamais seule, se baladant toujours avec une horde d’amies. Deuxièmement, il ne trouvais pas le courage pour le faire. Il aurait pourtant été fort simple d’aller la voir et de lui dire qu’il voulait lui parler seuls à seuls. Mais, il risquait de se faire remettre à sa place devant un groupe de personne, et cela il ne le voulait pas. De plus, il était beaucoup plus difficile de dire sincèrement « je t’aime », que d’imiter l’attitude enjôleuse de quelqu’un d’autre. Il tenta donc toute l’année d’avouer son amour, mais sans succès.

L’année tirait donc à sa fin, et il n’était encore parvenu à rien. Plus les jours avançaient et plus il était angoissé. Il devait parvenir à lui dire ! Il le devait absolument. Il n’avait jamais autant désiré une fille de toute sa vie. Il ne l’a laisserait pas partir loin de lui, sans avoir tenté le tout pour le tout. Mais, il n’y parvenais pas ! Encouragé par ses amis, il tenta plusieurs fois une approche, qui avortait à tout les coups.

Son angoisse augmenta doublement un jour avant le début des examens. Il était à la Grande Salle en train de prendre son repas, lorsque le Directeur Dumbledore se leva.

- Mes chers élèves … j’ai le plaisir de vous annoncez qu’un bal de fin d’année se tiendra pour les finissants. Mais, avant de vous amusez, tâchez de bien étudier pour vos examens !

James regarda Dumbledore, puis risqua un œil vers Lily attablée un peu plus loin. Un bal ? C’était l’occasion rêvé ! Il allait lui demander de l’accompagner, et le tour serait joué. Toutefois, il remarqua plusieurs regards masculins se tourner vers sa dulcinée et il sentit son cœur se contracter. Elle était si jolie … il était évident qu’elle était convoitée. Et, elle choisirait probablement quelqu’un d’autre que lui. Il ne termina pas son repas et retourna à sa Salle Commune.

Remus, Sirius et Peter se regardèrent brièvement et se levèrent. Ils suivirent James jusqu’à la Salle et le rejoignirent dans le dortoir des garçons. Il était couché en plein ventre sur son lit, l’oreiller sur la tête.

- James ? dit Peter
- Elle ne voudra jamais m’accompagner, dit James. Il y a tant d’autres gars de mieux que moi, qui lui tourne autour
- Alors, pourquoi elle n’a pas accepté de sortir avec aucun d’eux ? dit Sirius. Elle t’attend, mon vieux ! ajoute t-il
- Tu parles … dit James toujours caché sous l’oreiller

Les trois amis se regardèrent. Ils ne savaient pas vraiment quoi dire d’autre. Remus s’assied donc sur le lit et regarda James.

- Au lieu de rester ici à te morfondre, va plutôt l’inviter, lui dit Remus
- Et toi, vas inviter Amélia ! dit Sirius avec enthousiasme

Remus regarda Sirius d’un air légèrement las. Il fit légèrement non de la tête et regarda à nouveau James, qui venait de bouger. Il retira l’oreiller de sa tête et les regarda.

- Elle ne voudra pas. Ça fait près de trois ans, que je lui tourne autour. Depuis un an, je fait des efforts pour ne plus être ce qu’elle me reproche, et elle m’adresse à peine la parole ! Je suis foutu … dit James

Remus porta les mains à son visage, qu’il frotta d’un geste fatigué. Il était de retour de la Cabane Hurlante depuis deux jours seulement, et il avait passé ses nuits à rattraper les dernières notions, en vue des examens. Peter regardait autour de lui, et semblait manifestement vouloir être ailleurs. Lui, et les affaires de cœur ! De toute manière, les filles ne s’intéressaient pas à lui et avec raison. Il n’était pas très gâté par la nature. Sirius regarda James, puis sembla avoir une idée. Il quitta silencieusement le dortoir et sortit de la Salle Commune.

Il se rendit à la bibliothèque, où il trouva Amélia. Elle était toujours là, il était donc facile de la trouver ! Les Maraudeurs avaient commit tellement de coups pendables dans la bibliothèque, qu’aucun des quatre étaient autorisés à y entrer. Sirius se cacha donc derrière des étagères et des chariots chargés de livres, afin de ne pas se faire voir. Puis, il arriva à la table d’Amélia. Il s’agenouilla rapidement, se cachant presque sous la table. Il ne voulait pas se faire mettre en dehors du collège la veille des examens.

- Amélia … murmure t-il

La jeune fille sursauta et regarda le sol. Elle fut surprise de voir Sirius, qui l’a regardait avec un immense sourire.

- Sirius ! Que fait tu ici ? demande t-elle
- Chut ! Pas si fort ! dit-il en regardant autour de lui. Nous avons besoin de ton aide, Pupuce
- Mon aide ? Pourquoi ? dit Amélia

Sirius lui expliqua ce qui se passait et l’état dans lequel se trouvait James. Amélia écouta attentivement et ferma ses livres. Elle allait réviser plus tard. Elle se leva et Sirius l’a prit par la manche de sa robe.

- Tu demanderas à Remus si tu peux l’accompagner ? demande Sirius
- Arrêtes donc ! lui dit Amélia en agrippant ses livres

Sirius sourit largement, puis sortie de la bibliothèque en se faufilant comme un voleur. Amélia alla mettre les livres sur un chariot et partie à la recherche de Lily. Elle ne lui avait jamais parlé, mais elle devait faire quelque chose. Elle chercha un bon moment, avant de l’a trouver sous un arbre, en compagnie de quelques amies. Elles semblaient occupées à réviser pour leurs A.S.P.I.C. Amélia s’approcha, rassemblant le peu de courage qu’elle avait et regarda Lily.

- Bonjour … je peux te parler seule à seule ?

Lily leva la tête vers la jeune fille et la regarda. Elle savait qui elle était, bien entendu. Elle regarda ses amies, qui souriaient légèrement. James n’avait pas poussé l’audace jusqu’à demander à sa sœur d’interférer pour lui ? Quel Gryffondor il faisait !

- Bien sûr, dit-elle en refermant son livre

Elle se leva et marcha un peu. Amélia l’a suivit et ensembles, elles s’assirent sur un banc près du lac. Ce fut Lily qui prit les devants. Si James croyait que sa lâcheté allait lui servir ! Envoyer sa sœur … elle avait dorénavant tout vu !

- C’est ton frère qui t’envois ? Tu peux lui dire, que je ne l’accompagnerai pas …
- Non, dit Amélia. C’est Sirius Black qui m’envois. James n’est au courant de rien. Pourquoi refuser de l’accompagner ? ajoute t-elle
- Sirius ? dit Lily. Comme si c’était différent !

Elle regarda Amélia et soupira.

- Je ne veux pas accompagner ton frère, parce que c’est un goujat imbu de lui-même, qui se croit supérieur aux autres. Il est irrespectueux des différences d’autrui, et ça me répugne !
- Mon frère n’est pas un goujat ! s’exclame Amélia, frustrée
- Ha non ? Et, comment tu appelles ça, un gars qui en pend un autre par le pied dans les airs, afin de l’humilier ? Il n’a pas cessé de se moquer de ce pauvre Severus pendant 7 ans !

Amélia pinça les lèvres. Ce pauvre Severus, hein ? Alors, elle trouvais de bonnes choses en Severus, mais pas en James ? C’était insensé …

- Le « pauvre » Severus, comme tu dit, ne se gêne pas pour terroriser les autres ! Il n’a que la monnaie de sa pièce ! dit Amélia
- Écoute … commença Lily
- Non, c’est toi qui écoutes ! Pourquoi ne trouve tu rien de bon en James ? Pourquoi voit tu ce qu’il y a de bon en tout le monde, même en les plus grands crétins, alors que tu ne trouves que des défauts à mon frère ? Pourquoi ? Pourquoi ne veut tu pas lui laisser la chance de te prouver ce qu’il vaux et qui il est vraiment ? questionne t-elle
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:03

Lily ne trouva rien à répondre à ça. Amélia avait raison. Elle trouvais ce qu’il y avait de beau en chacun … sauf en James Potter. Il était impossible qu’il n’y ai rien de bien en lui. Tout le monde possédait de belles qualités de cœur, s’il se donnait la peine de les montrer. Lily regarda le lac quelques minutes, réfléchissant. Elle soupira ensuite et haussa les épaules.

- Tu as raison … j’accepte d’accompagner ton frère, mais s’il se montre imbu une seule fois, une seule petite seconde, je le largue immédiatement, dit-elle

Amélia sourit, heureuse de l’avoir convaincue. Elle se leva et regarda Lily d’un air remplit de gratitude.

- Merci … dit-elle avant de s’éloigner.

Lily regarda la jeune fille partir et se dit qu’elle avait du cran. Une intelligence remplit de courage, se dit-elle. Elle sourit, se leva et alla rejoindre ses amies, afin de les aviser de son choix de cavalier.

Amélia entra au château rapidement, et elle se rendit directement à la Salle Commune de Gryffondor. Elle entendit patiemment qu’un d’entre eux arrivent, afin de lui demander d’aller chercher son frère. Elle demanda sa requête à un jeune garçon de première année, qui s’exécuta. Amélia attendit de longues minutes, puis le portait de la Grosse Dame s’ouvrit enfin. James sortie de sa Salle Commune et regarda sa sœur. Il n’était visiblement pas d’humeur.

- Quoi ? demande t-il
- Elle accepte de t’accompagner … annonce Amélia avec un sourire
- Quoi ?! répéta James
- Elle accepte de t’accompagner

James regarda sa sœur un bref instant, puis fit un immense sourire. Il était transporté de joie. Jamais il n’avait été aussi heureux ! Lily l’accompagnait ! Elle l’accompagnait ! Il s’élança sur sa sœur et l’embrassa partout sur le visage.

- Merci, merci, merci ! dit-il exubérant
- James … James, arrêtes ça ! rigole Amélia

Il ne l’entendit pas, l’agrippa par la main, prononça le mot de passe et l’entraîna dans la Salle des Gryffondor, ce qui insulta la Grosse Dame.

- Personne d’autre que les Gryffondors ne peut entrer ici ! Personne … attendez ! dit-elle alors que les élèves entrent dans la Salle

Amélia regarda autour d’elle. C’était la première fois, qu’elle entrait dans une autre Salle Commune que la sienne. La Grosse Dame avait raison, nul élève d’une autre maison n’avait le droit d’entrer dans la salle d’une de ses « rivales ». James la traîna jusqu’au dortoir des garçons, où se trouvaient encore ses amis. Il se précipita sur eux, les yeux pétillants.

- Elle a dit oui ! leur dit-il

Sirius regarda Amélia, et lui fit un clin d’œil. La jeune fille lui sourit et regarda son frère, qui semblait en extase. Il ne lui lâchait pas la main et ne cessait de la complimenter largement.

- Ma sœur est merveilleuse ! C’est un génie ! Elle est géniale !

Amélia rougit un peu et regarda son frère en souriant. Il ne l’avait jamais complimenté de cette manière, et elle en était réjouit. Elle désenchanta toutefois bien vite …

- Remus, tu devrais sortir avec ma sœur ! Elle est trop gentille, géniale, intelligente … c’est la meilleure ! dit James

Amélia regarda James, bouche-bée. Sirius éclata de rire et s’assied sur le lit de James, tordu de rire. Enfin, il n’était pas le seul à faire pression sur eux. Amélia regardait toujours James, un air d’avertissement sur le visage. Il n’allait quand même pas dévoiler les confidences qu’elle lui avait faite ! Elle risqua un bref regard vers Remus. Celui-ci avait la tête légèrement de côté, un petit sourire aux lèvres et il regardait James avec amusement. Il tourna le regard et il croisa le regard d’Amélia. Il lui sourit, mais ne répondit pas aux allégations de James.

- C’est trop merveilleux ! dit James, toujours en extase. Alors, Remus ? Tu ne répond pas ?

Sirius était toujours hilare sur le lit et il tapa dans le dos de Remus.

- Allons vieux … déclare toi ! dit-il en riant
- Oui ! dit James
- Je … vraiment ! dit Amélia en les regardant tout deux.

Elle tira sur sa main, afin de se libérer. Elle réussit facilement, James étant trop occupé à convaincre Remus de sortir avec sa sœur. Elle tourna les talons et sortie du dortoir au pas de course. Comment James pouvait-il lui faire ça ? Ça lui apprendra à aider son frère ! Elle sortie de la Salle Commune des Gryffondors et s’en alla rapidement dans une toute autre partie du château. Remus, la regarda s’enfuir et soupira. Il se leva et mit les mains dans ses poches.

- Les gars … ce n’est pas trop gentil. Vous l’avez gêné et moi aussi, de surcroît, dit-il
- Tu est gêné ? C’est signe, que tu l’aimes, Remus ! dit Sirius
- Là n’est pas la question … soupire Remus. Je ne peux pas être avec une fille, que ce soit Amélia ou une autre.
- Remus … voyons ! dit Sirius

Remus regarda le plafond en soupirant. Bien que ses amis le soutienne, ils ne pouvaient pas vraiment comprendre. Il était dangereux et pas vraiment un bon parti. Il risquait de ne jamais trouver de travail et était condamné à la pauvreté. De plus, la femme qui partagerai sa vie, devrait sacrifier ses espoirs de maternité. Il refusait de transmettre la lycanthropie à un enfant innocent. Il savait trop ce que cela impliquait comme conséquences. Non, il devrait faire route seul. Peu importe qu’il aime une fille ou non … il ne pouvait tout simplement pas s’impliquer.

- Je ne peux pas, dit tristement Remus. Cela implique trop de conséquences pouvant être graves. Ne perdez pas votre temps à vouloir me caser.

La tristesse dans son ton coupa court à l’hiralité de Sirius. Il regarda Remus d’un air attristé, puis regarda James et Peter. Eux aussi semblaient débinés et ne savaient pas quoi dire. James se passa la main dans les cheveux, la joie qu’il avait ressentie ayant temporairement quitté son cœur.

- Tu peux toujours lui demander de t’accompagner en amis, risqua James. Ça n’implique rien, Remus. Personne ne devrait aller à un bal non accompagné.
- James à raison … dit Sirius. Ensuite, nous trouverons une fille pour Peter
- Ho … Je … Ce n’est pas nécessaire, dit Peter
- Bien sûr que oui ! dit James

Peter se tut et regarda le sol complètement mal à l’aise. Lui, accompagner une fille ? Remus soupira et tourna la tête vers ses amis. C’était vrai, que cela n’impliquait rien d’aller au bal avec Amélia. Ce n’était tout de même pas une demande en mariage ! Toutefois, il avait peur … peur de succomber à des sentiments qu’il tenait à fuir. Sirius et James le regardèrent avec insistance. Il n’avait visiblement pas le choix !

- D’accord … soupire t-il avant de sortir du dortoir

Il sortie de la Salle Commune et tenta de trouver Amélia. Il se rendit immédiatement à la bibliothèque, mais ne l’a vit pas. Il tourna les talons et arpentas les couloirs du château. Elle ne pouvait être qu’à un seul endroit, mit à part sa Salle Commune. Il arriva dans un couloir, regarda aux alentours, puis appuya sur le bras d’une statue représentant une sorcière à un seul bras. Un porte camouflée s’ouvrit et Remus y entra. Il se retrouva dans un passage sombre et marcha plusieurs minutes. Il arriva devant une porte immense, en bois sculpté, et l’ouvrit. Amélia était là, assise devant la cheminée. Remus entra dans la Salle des Maraudeurs et referma la porte derrière lui. Amélia l’entendit entrer. Elle essuya rapidement ses yeux et continua de regarder les flammes. Remus s’approcha lentement et s’arrêta derrière elle. Il la regarda, penchant la tête sur le côté et mettant les mains dans ses poches. Amélia tourna légèrement la tête et eut un faible sourire avant de reporter son attention sur les flammes.

- Bonjour Remus, dit-elle

Il soupira et s’assied à ses côtés. Il regarda lui aussi le feu et garda le silence de longs instants. Il réfléchissait. Toute cette situation était si stupide ! Pourquoi ses amis insistaient-ils autant pour qu’il sorte avec Amélia ? Il tourna la tête, afin de la regarder.

- J’aimerais que tu m’accompagnes au bal, dit-il. En amis, bien sûr …
- Tu me le demande seulement parce que Sirius et James sont harcelants, dit Amélia. Alors, ça ne vaut pas la peine, Remus.


Il baisa les yeux et regarda le sol. Il prit une vieille plume qu’ils avaient laissé là, et la tourna entre ses doigts. D’une voix douce, il dit :

- J’ai envie que tu m’accompagnes

Lorsqu’il réalisa que c’était la vérité, il reposa la plume et regarda les flammes. Amélia sentie son cœur s’arrêter au son de la douce voix de Remus. Elle rougit un peu en se mordant la lèvre inférieure.

- D’accord, dit-elle timidement

Remus la regarda en souriant. Il s’approcha d’elle et lui remit le baisé sur la joue qu’elle lui avait donné jadis.

- Merci, dit-il avant de se lever et de quitter la pièce.

Amélia rougit un peu plus et le regarda sortir. Ensuite, elle mit la main sur sa joue et regarda rêveusement les flammes.

Le soir du bal arriva enfin. James était dans un état d’énervement total. Il était très nerveux et ne tenait plus en place. Il se prépara dans le dortoir, revêtant un costume de soirée, avant de se battre avec ses cheveux. Il tenta de se calmer, respirant profondément, puis descendit dans la salle de repos en compagnie de ses amis. Lily s’y trouvais déjà avec Virginie Patil et Rose McPherson, qui accompagnait Peter et Sirius. Lily leva les yeux et regarda James. Elle était magnifique dans sa robe verte, qui faisait ressortir l’éclat de ses yeux turquoises. James en eu le souffle coupé. Il la regardait, figé sur place. Lily lui sourit et se leva. Sirius s’approcha de Rose et la prit par la taille, pendant que Peter semblait ne pas savoir quoi faire avec Virginie.

- Alors, on y va ? dit Sirius

James approuva légèrement de la tête, sans quitter Lily des yeux, et s’approcha lentement d’elle. Après avoir avalé sa salive, il lui sourit et murmura :

- Tu est magnifique
- Merci, répondit-elle en rougissant très légèrement

Ils sortirent de la Salle Commune et virent Amélia qui les attendaient. Elle portait une jolie robe bleue et avait quitté ses tresses enfantines, laissant ses cheveux libres sur ses épaules. Remus la regarda et lui sourit. Il devait admette qu’Amélia était très jolie, en particulier ce soir.

- Où sont passés tes tresses ? lui demande t-il avec un ton amusé
- Je les ai laissé dans ma Salle Commune, répondit-elle, ce qui fit sourire Remus

Finalement, ils partirent tous vers la Grande Salle, James offrant son bras à Lily et Sirius tenant Rose par la taille. Ils s’installèrent à leur table et profitèrent d’un excellent repas. James tentait de paraître le plus modeste possible et faisait preuve d’une prévenance attendrissante envers Lily. Plus la soirée passait, plus Lily trouvais James intéressant. Il était drôle et attentionné, beaucoup moins fier en privé qu’en public. Elle se rendit compte, que le jeune homme semblait se donner une plus grande importance devant les gens, peut-être par manque de confiance, mais quand fait il était sensible et gentil. Lorsque la danse débuta, elle n’hésita pas une seconde à aller danser avec lui. James posa les mais sa taille et la regarda dans les yeux. Lily lui sourit et mit ses bras autour de son cou. Il était au paradis, il en était certain. Du coin de l’œil, James vit Remus et Amélia, toujours assis à la table, les regarder un sourire aux lèvres. Il se dit, que le moment était venu. Il ne pouvait pas attendre plus longtemps. James se pencha légèrement vers elle et lui dit à l’oreille :

- Je t’aime …

Lily tourna la tête et le regarda. Leurs regards se croisèrent et leurs lèvres s’unirent pour un tendre baisé remplit de promesses.
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:03

Chapitre 8 : Les anges des Cieux

Nous étions la veille de Noël 1978. À l’extérieur, la neige tombait doucement, nimbant l’ambiance d’une atmosphère magique. Le feu brûlait dans les cheminées et les décorations ornaient les maisons. De retour chez elle pour les vacances, Amélia aidait sa mère à garnir la table de mets délicieux. Une somptueuse odeur voguait dans toute la demeure, ce qui attira les deux hommes Potter dans la cuisine.

- Hum … dit monsieur Potter en trempant un doigt dans la garniture du gâteau
- Ne touche pas ! dit Madame Potter en lui donnant une petite tape sur la main

Monsieur Potter prit un air contrit et sourit à sa femme. Après avoir haussé les épaules, il jeta un air intrigué vers son fils, qui regardait par la fenêtre. James était très nerveux ce soir. Lily allait venir pour le réveillon et cela le plongeait dans une angoisse folle. Il scruta la rue de long instant, puis alla vers la table. Il prit un petit gâteau et reçu immédiatement une tape sur la main, de la part de sa mère.

- Veut tu bien lâcher ça ! Vous allez ruiner votre repas, tout les deux … allez au salon ! Ouste !

James et son père prirent tout les deux un air piteux, ce qui fit éclater Amélia de rire. Ce qu’ils pouvaient être drôles ! Ils sourirent et décidèrent qu’il valait mieux obéir. Ils se rendirent donc au salon et s’assirent auprès du sapin illuminé. Monsieur Potter voyait bien, que quelque chose n’allait pas avec son fils. Celui-ci était rarement nerveux, et maintenant il ne cessait de bouger la jambe, assis sur son fauteuil. Manifestement, il y avait quelque chose qui clochait.

- Que ce passe t-il donc ? Nous avons déjà rencontré Lily, alors inutile d’être anxieux comme ça, James.

Le jeune homme regarda son père, et lui fit un petit sourire. Il jeta un bref regard vers la cuisine, d’où parvenait des bruits de plats et de rires, puis regarda son père à nouveau.

- Papa … lorsque tu as rencontré maman, savait tu déjà que c’était elle et elle seule ? demanda James
- Oui, je l’ai toujours sut. Je me souviens, dit-il en s’allumant une pipe, que trois jours après le début de notre relation, j’ai dit à mon ami : « Cette fille, je vais l’épouser »


James hocha la tête. Il savait parfaitement ce que son père voulait dire par-là. Il jeta encore un bref regard vers la cuisine, comme s’il ne voulait pas être entendu.

- Alors, tu savais que tu voulais vivre ta vie entière avec elle ? Tu savais, que ce serait elle, la mère de tes enfants ? questionne à nouveau James
- Voyons … tu te prend pour ta sœur, ce soir ? demanda monsieur Potter, amusé

James sourit chaleureusement. C’était vrai, qu’il ressemblait à Amélia en ce moment. Il émit un petit rire et regarda vers la fenêtre. Que faisait-elle ? Pourquoi étais-ce si long ? Il soupira et observa les lumières du sapin, qui clignotaient au rythme de la musique. Il demeura silencieux, perdu dans ses pensées. Monsieur Potter regardait attentivement son fils. Il commençait à comprendre ce qui se passait. Ce pouvait-il que James ai l’intention d’épouser Lily ? Ils n’avaient que 18 ans, pourtant … Ils avaient tout leur temps pour ça. Il retira sa pipe de sa bouche et la tourna entre ses doigts. Sans regarder James, les yeux sur la fumée qui se dégageait du tabac qui se consumait, il dit :

- Tu souhaites l’épouser, c’est ça ?

James tourna la tête vers son père, et rougit. Évidemment, ses questions renvoyaient à l’évidence même. Il toussota et regarda rapidement ailleurs.

- C’est que … oui, dit-il. Je … j’ai l’intention de lui demander ce soir

Monsieur Potter remit lentement sa pipe à sa bouche et hocha la tête. Ainsi donc, son fils en était rendu à ce point capital de sa vie. Il se sentie soudain très vieux. Il perçut les rires de sa fille dans la cuisine et sourit. Il devait se l’avouer. Ses enfants n’étaient plus des bébés. James qui allait se marier, et Amélia, âgée de 14 ans, qui devenait de plus en plus femme de jour en jour. Il soupira et posa la main sur l’épaule de son fils, afin de lui donner sa bénédiction.

- J’en suis très heureux, dit-il

James n’eut pas le temps de répondre qu’on frappait à la porte. Il se leva subitement et fixa la porte d’un air paniqué. Ça y était … elle était là. Il s’aperçut qu’il ne respirait plus, et reprit son souffle bruyamment. On frappa encore et il sortie enfin de sa catatonie.

Lentement, il alla vers la porte et l’ouvrit. Lily, magnifique comme toujours, lui fit un immense sourire. Elle avait les bras chargés de cadeaux et James les prit galamment. La jeune fille entra et retira son manteau, pendant que James allait déposer les cadeaux sous l’arbre.

- Bonjour monsieur Potter, dit Lily en souriant
- Bonjour Lily, dit monsieur Potter avant de l’embrasser sur les joues

Madame Potter et Amélia sortirent de la cuisine, alertées par la voix de Lily. Après quelques embrassades et salutation, ils passèrent à table. Fidèle à son habitude, Amélia placotait comme une pie et posait sans cesse des questions à James et Lily. Ils étaient devenus Aurors, et elle trouvait ça passionnant. Bien que personnellement elle souhaitait être professeur, elle ne pouvait s’empêcher de s’abreuver à toutes les fontaines de connaissances. James, que la volubilité de sa sœur rendait encore plus nerveux, ne toucha pratiquement pas à son assiette, ce qui inquiéta sa mère.

- Chéri, voyons … c’est ton plat préféré. Tu ne te sent pas bien ? demande t-elle
- Non … c’est que je déguste, maman, dit-il en recommençant à manger

Monsieur Potter eut un petit sourire et pencha la tête vers son assiette. Il pouvait aisément imaginer comment son fils se sentait en ce moment. Il se souvenait encore de sa demande de mariage. Il n’en avait pas dormie pendant trois jours, imaginant les pires scénarios qui soit. Madame Potter observa son fils quelques secondes, puis haussa les épaules.

Le repas ne pouvait durer éternellement et vint le temps d’ouvrir les cadeaux. James se sentait tellement nerveux, qu’il dut aller aux toilettes huit fois pendant l’ouverture, ce qui retarda le processus considérablement. Pendant qu’il était aux toilettes, pour la huitième fois en dix minutes, monsieur Potter donna un cadeau à sa fille.

- Tiens … c’est de la part de Remus Lupin, apparemment, dit-il

Monsieur Potter se posait des questions. Pourquoi l’ami de James offrait-il un cadeau à sa fille cette année ? Il l’a connaissait pourtant depuis trois ans et ne lui avait jamais fait parvenir de cadeaux auparavant. Ce passait-il quelque chose entre eux ? Bien que le jeune Lupin soit très gentil et poli, monsieur Potter n’était pas certain qu’il désirait vraiment que sa fille en soit amoureuse. Ils avaient quand même quatre ans de différence …

Lorsqu’elle entendit que le cadeau provenait de Remus, Amélia se sentir rougir légèrement. Un sourire apparut sur ses lèvres et elle prit la boite. Il lui avait envoyé un cadeau … il pensait donc encore à elle. Délicatement, elle le déballa et ouvrit la boite. Une magnifique chaîne en or, ornée d’une Pierre de Lune, s’y trouvait. Bouche-bée, elle prit la chaîne dans sa main et la regarda, émerveillée. Cela avait dut lui coûter très cher, et elle savait combien il manquait cruellement d’argent, personne ne voulant l’engager à cause de sa lycanthropie. Elle en fut donc doublement touchée. Elle ouvrit la chaînette et l’attacha autour de son cou. C’était le plus beau cadeau du monde ! Elle sourit et vit un bout de parchemin dans le fond de la boite. Elle le prit et le lut.

Pour te remercier de m’avoir accompagné au bal. Joyeux Noël, Pupuce …
Remus
Xx

Elle se retint pour ne pas presser le papier sur son cœur et le rangea dans la boite qu’elle referma avec soin. Il l’avait encore appelé « Pupuce » et, de plus, il avait mit des baisés dans le bas de son message. Il n’en fut pas plus à Amélia pour passer le plus merveilleux des Noël de sa vie.

James sortie enfin de la salle de bain, et revint s’asseoir avec les autres. Il était un peu blême et honnêtement, ne se sentait pas vraiment bien. Il sourit brièvement à Amélia, lorsqu’elle lui montra le cadeau que lui avait offert Remus. Il était trop nerveux pour en être intrigué. Après avoir contrôlé sa respiration, il tendit la main et prit une petite boite, qu’il donna à Lily. La jeune fille sourit et l’ouvrit. Une somptueuse bague s’y trouvais, ornée de plusieurs diamants. Madame Potter poussa un petit cri, pendant qu’Amélia ouvrait de grands yeux ébahis. Monsieur Potter, lui, se contenta de sourire en se rallumant une pipe. Lily regarda la bague quelques instants, la main tremblant légèrement, puis elle regarda James.

- Veux tu m’épouser, Lily ? demande James d’une voix étrangement calme
- Oui … oui, James, répondit-elle les larmes aux yeux

James allait passer la bague au doigt de Lily, lorsqu’on frappa à la porte. Monsieur Potter alla ouvrir et se trouva devant Minerva McGonagall. Celle-ci semblait passablement nerveuse et un sentiment d’urgence se dégageait d’elle.

- Que ce passe t-il, Minerva ? Un problème avec les Mangemorts ? demande monsieur Potter
- Effectivement … ils attaquent. Nous avons besoin de tout les membres de l’Ordre, dit-elle d’un ton pressant.

Immédiatement, monsieur Potter alla chercher sa baguette, pendant que sa femme se levait précipitamment afin d’aller chercher la sienne. James, Lily et Amélia étaient ébahis et se lançait des regards inquiets. Après avoir dit à James de s’occuper de sa sœur, ils partirent sur le lieu de la bataille. L’ambiance en fut légèrement perturbée. James glissa la bague dans le doigt de Lily, puis se leva. Plus personne n’avait envie d’ouvrir des cadeaux. Amélia se leva à son tour, la main posée sur sa chaîne, et se rendit à la fenêtre pour regarder à l’extérieur. Lily demeura assise et fixait les flammes d’un air perdu.

De longues heures s’écoula sans que les parents Potter ne reviennent. Amélia s’était endormie devant la fenêtre et Lily dormait aussi, appuyée contre James. Celui-ci ne dormait pas, veillant sur les deux jeunes femmes. Alors qu’il s’assoupissait à son tour, on frappa à nouveau à la porte. James sursauta et se leva rapidement. Ce n’était pas normal … ses parents ne frapperaient pas avant d’entrer. Amélia et Lily, réveillée par les coups frappés, regardaient James avec inquiétude. Elles aussi savaient, que la situation était anormale. James les regarda, un air protecteur dans le regard, puis se rendit à la porte, qu’il ouvrit avec angoisse. Sur le seuil, le professeur Dumbledore le regardait tristement. Il entra dans la maison, regarda Amélia et Lily, puis soupira. Lentement, il sortie deux baguettes de sa poche et les tendit à James.

- Je suis désolé … dit-il

Amélia poussa un cri déchirant qui perça l’aube naissante tel un éclair dans la nuit.
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:03

Chapitre 9 : Je te choisit

Son regard se reflétait dans le miroir. Un sourire radieux illuminait son visage et son teint, rosit par l’émotion, renvoyait une image de santé et de bonheur. Les cheveux remontés en cascades, des fleurs les décorant, Lily Evans était splendide. Elle se regardait, émue, vêtue de sa longue robe blanche. Essuyant une larme, elle prit son bouquet de Lys, clin d’œil à son prénom, et sortie de sa chambre à couchée. Elle descendit lentement les escaliers, sa traîne courant sur le sol derrière elle. Du salon, lui parvenait la voix grasse de Vernon Dursdley, l’hippopotame avec qui sa sœur aînée s’était récemment mariée. Effectivement, lorsqu’ils apprirent la nouvelle du mariage de James et Lily, ils s’étaient empressés de se marier, afin de le faire avant eux. Il était hors de question, que ces deux « étranges » se marient avant eux, des gens normaux et sains d’esprits. Alors qu’elle terminait de descendre les marches, le rire haut perché de Pétunia résonna dans la maison. Apparemment, l’hippopotame venait encore de raconter une de ses histoires aussi ennuyantes que débiles. Lily soupira, lissa sa robe et se rendit au salon.

Pétunia tourna la tête et regarda sa sœur avec dégoût. Elle l’avait toujours détestée, plus par jalousie qu’autre chose. Lily était belle, gracieuse et populaire, alors que Pétunia était laide, sec et isolée. De plus, Lily avait un don spécial, don qu’aurait bien aimé avoir Pétunia, afin de bénéficier, elle aussi, de l’admiration de ses parents. Malheureusement, elle n’était qu’une Moldue, et cela lui faisait plus mal au cœur que n’importe quoi. Prenant un air pincée, elle dit :

- Tu as beaucoup trop de fleurs dans les cheveux … tu ressembles à un parterre, ma pauvre fille

Lily la foudroya du regard et avança rapidement vers elle. Elle se pencha vers sa sœur et la fixa droit dans les yeux.

- Écoute moi bien, Pétunia, parce que je ne le redirai pas deux fois ! Il s’agit du plus beau jour de ma vie, et ne t’avise pas de le gâcher ! Sinon, je risque de te faire apparaître une queue de vache, ce qui t’irais parfaitement bien …

Pétunia émit un petit cri et mit la main sur son derrière, un air apeuré sur le visage. Elle regarda Vernon, avec détresse. Il bomba alors le torse et prit un air qu’il voulait sévère.

- Ne t’avise pas de parler à ma femme comme ça … espèce … espèce de folle !
- Toi, le porc, ferme là ! dit Lily en tendant sa baguette vers lui

Vernon se recroquevilla dans le fauteuil, et jeta un bref regard à Pétunia, qui semblait terrorisée. Lily regarda à nouveau sa sœur et lui dit durement :

- Si tu oses refuser ton accord à mon union avec James, Pétunia Evans, je te jures, que je te fait apparaître une queue de vache devant tout le monde. Et, tu pourras partir avec ton porc de mari !

Pétunia ne dit pas un mot, la main toujours sur son derrière. Lily se redressa et marcha jusqu’à la fenêtre. L’heure du mariage approchait et ces deux idiots lui avaient mit les nerfs en boule. Aussitôt que sa sœur se fut éloignée, Pétunia retira la main de son postérieur et la posa sur son ventre légèrement rebondi. Enfin … elle croyait qu’il l’était ! Enceinte d’un mois seulement, rien ne paraissait, mit à part dans leur tête.

Lily soupira, puis sortie du salon. C’était l’heure de se rendre au Palais des Congrès. Lily et Vernon se levèrent et la suivirent. C’était pour eux une véritable honte que d’entrer dans ce lieu de fous. Ils allaient être entourés de gens anormaux, de gens parfaitement monstrueux ! Mais, ils avaient trop peur de se voir attribuer une queue pour se rebeller. Ne pouvant transplaner à cause de ces deux Moldus, ils prirent la voiture et se rendirent au lieu de la cérémonie.

Rendu sur place, Pétunia et Vernon entrèrent dans le bâtiment en se serrant fortement la main, comme s’ils se rendaient à la potence. Ils s’installèrent très loin de toutes ces personnes débiles, les regardant avec dégoût et crainte. Ils virent même un homme avec un affreux œil qui bougeait dans tout les sens. Écœurant ! Lorsqu’ils le virent enlever son œil, afin de le faire tremper dans un petit verre d’eau, Pétunia retint un cri d’horreur, alors que Vernon semblait catatonique.

La musique nuptiale se fit alors entendre et tout le monde se leva. Lily, souriante et radieuse, entra dans la salle. Elle jeta un bref regard d’avertissement vers sa sœur et son hippopotame, puis regarda James qui l’attendait au bout de l’allée. James fut estomaqué par la beauté de Lily et souriait aux anges. Sirius, qui se trouvait aux côtés de James, émit un petit sifflement admiratif.

- Houlà … dit-il
- Tu peux le dire, dit James


Lily arriva bientôt auprès de James, et lui prit doucement la main. Alors qu’elle le regardait dans les yeux, elle se souvint de ce qu’elle pensait de ce jeune homme, avant d’apprendre à le connaître. Elle sourit à ce souvenir, se disant qu’elle allait épouser un être qui un jour l’avait profondément dégoûtée.

Amélia, qui se trouvait dans le premier banc, regarda Lily avec émotion. Qu’elle était jolie ! Et, qu’elle était heureuse pour James, qui avait tellement rêvé de ce moment. Un peu plus loin, Remus regardait aussi ses amis avec émotion. Il détourna légèrement le regard et vu une magnifique jeune fille. Il l’observa quelques minutes, puis aperçut la chaîne en or à son cou. Il fut ébahit en réalisant qu’il s’agissait d’Amélia. Il ne l’avait pas vu depuis deux ans, et la jeune fille s’était encore plus embellie avec les années. À 15 ans, elle n’avait plus rien de la petite fille de jadis. Il était incapable de détacher son regard d’elle, le souffle légèrement ralenti. Il fut alors sortie de sa rêverie, par la voix du responsable des mariages. Détachant difficilement son regard d’Amélia, il porta son attention sur les mariés.

- Nous sommes aujourd’hui réunis, afin de célébrer l’union de James David Potter et de Lily Rose Evans. Comme le veut la tradition sorcière, le plus proche parent de la mariée doit donner son accord à cette union. Qui donne son consentement ?

Pétunia, comme piquée par une guêpe, se leva subitement et dit très rapidement.

- Je suis sa sœur et je … je consent ! dit-elle avant de se rasseoir aussi subitement, la main sur son derrière

Lily baissa la tête, camouflant un sourire amusée. Lorsqu’elle fut certaine de pouvoir regarder James sans éclater de rire, elle releva les yeux et posa ses paumes dans les siennes.

Remus jeta un autre bref regard vers Amélia, qui semblait elle aussi chercher quelqu’un. Elle savait que Remus devait bien être là, à quelque part dans la salle. Elle le vit enfin et son cœur cessa de battre. Il était si beau … mais même d’ici des cicatrices étaient visibles sur son visage. Amélia eu envie de le prendre dans ses bras et d’embrasser ses blessures unes à unes. Se sentant observé, Remus tourna le regard et regarda Amélia. Lorsque leurs regards se croisèrent, il senti une décharge électrique lui parcourir l’échine, ce qui le força à détourner à nouveau les yeux.

- Non … non, Remus ! Tu ne dois pas … tu ne peux pas ! pense t-il


Amélia fronça les sourcils, légèrement peinée. Pourquoi Remus semblait-il incapable de la regarder ? Il ne désirait donc pas la revoir ? Elle regarda son frère, si heureux, et sourit tristement.

- Lily Rose Evans, désirez-vous prendre pour époux, James David Potter ici présent, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort vous sépares ?
- Oui, je le veux, dit fermement Lily
- James David Potter, désirez-vous prendre pour épouse, Lily Rose Evans ici présente, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort vous sépares ?
- Oui, je le veux … dit James aussi fermement que Lily

Pétunia et Vernon se levèrent et quittèrent discrètement la salle. Ils n’avaient plus rien à faire avec ces gens. Pétunia Evans ne revit plus jamais sa sœur vivante. Lily ne remarqua pas le départ de Pétunia, trop absorbée par les yeux de James. Ils se sourirent tendrement, de l’amour plein les yeux.

- Je vous déclare maintenant mari et femme. Vous pouvez embrassez la mariée, dit le responsable.

Alors que James se penchait vers sa femme, afin de l’embrasser, Remus tourna le regard vers Amélia. Il la regarda, les yeux brumeux et murmura :

- Jusqu’à ce que la mort nous sépares …
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:04

Chapitre 10 : Harry

Personne ne le savait encore, mais l’été 1980 allait marquer un point tournant dans le monde sorcier.

Une sourde terreur peuplait les chaumières. Effectivement, Lord Voldemort rencontrait de plus en plus d’adeptes, et devenait de plus en plus puissant chaque jour. Des meurtres avaient régulièrement lieu et les gens se terraient dans leur demeure. Plus personne n’ouvrait leur porte à des étrangers, et plusieurs familles lancèrent un sort d’invisibilité sur leur maison. L’enfer semblait être monté sur Terre.

Lily et les Maraudeurs avaient rejoint l’Ordre du Phénix l’année de la mort des parents Potter, et ils en avaient maintenant pleins les bras. Les missions se succédaient, plus dangereuses les unes que les autres. Toutefois, Lily ne pouvait plus apporter sa contribution à l’Ordre. Enceinte de 9 mois, presque arrivée à son terme, elle angoissait chaque fois que James partait en mission.

Un jour de Juillet 1980, Lily se trouvait chez elle, en compagnie d’Amélia. La jeune fille habitait effectivement chez son frère et sa belle-sœur, depuis la mort de ses parents. Amélia était assise par terre et écrivait une longue lettre à son amie Panax Taurine, lorsque Lily entra dans le salon.

- Amélia ? dit Lily dans un souffle

Amélia releva la tête vers Lily. Elle ouvrit grand la bouche et se leva rapidement. Lily était blême, en sueurs, et semblait manifestement souffrir. Elle tenait les mains crispées sur son ventre et respirait par petites bouffées. Amélia se rendit vers elle et l’a prit par le bras. Elle devait l’aider à se rendre à Sainte-Mangouste. Compte tenue de la grossesse de Lily, elles ne pouvaient pas transplaner. N’ayant son permis de conduire que depuis deux semaines, Amélia était nerveuse, mais, elle devait faire quelque chose.

- C’est Harry ? questionne t-elle
- Non … c’est Gustave ! répondit Lily, qui tentait de plaisanter

Amélia sourit, puis aida Lily à se rendre à la voiture. Elle l’aida à s’asseoir, contourna le véhicule en courant et se plaça derrière le volant. Lily, les mains sur le ventre, pinçait les lèvres en gémissant de douleur. Amélia boucla sa ceinture, tourna la clé du moteur et appuya vivement sur l’accélérateur. La voiture partie en trombe, les pneus criant sur la chaussée.

Lily leva les yeux et regarda Amélia. Elle avait les mains serrées fortement sur le volant et semblait vouloir défoncer le plancher avec la pédale d’accélération.

- Pupuce … il ne s’agit pas de nous tuer, dit Lily
- Mais, tu vas accoucher ! dit Amélia, une légère panique dans la voix. Tu vas accoucher, hein ? Tu n’accoucheras pas dans la voiture ? Hein ? Lily ? Lily ?

Aux prises avec une violente contraction, Lily ne répondit pas. Amélia, paniquée, la regarda brièvement.

- Lily ? questionne t-elle d’une petite voix
- Ça ira … murmure Lily

Amélia écrasa encore plus l’accélérateur, si cela était encore possible. En quelques minutes, elles arrivèrent à Sainte-Mangouste. La jeune fille freina brusquement, faisant une nouvelle fois crier les pneus. Lily fut légèrement projetée en avant et elle allait sermonner Amélia, lorsqu’elle entendit la porte claquer. Trop tard … Amélia était sortie de la voiture et la contournais à nouveau en courant. Lily ne put s’empêcher de sourire et grimaça de douleur. Amélia ouvrit brusquement la porte et agrippa Lily par le bras. La future mère n’eut guère le choix de suivre ! Elles entrèrent à l’intérieur de l’hôpital et se rendirent au comptoir d’informations.

- Ma belle-sœur va accoucher, madame ! dit Amélia
- Ha bon … dit la réceptionniste blasée. Premier étage …

Sans attendre plus d’informations, Amélia aida Lily à se rendre en obstétrique. Aussitôt arrivées, les infirmières et médicomages de garde se chargèrent d’installer Lily dans une chambre. Amélia, laissée à elle même, s’assied sur une chaise et tenta de se calmer. Lorsque ce fut fait, elle se leva et envoya un hibou à James, en mission pour l’Ordre, afin de l’aviser.

James arriva à peine dix minutes plus tard. Échevelé et la mine angoissé, il entra dans le couloir. Amélia se leva aussitôt qu’elle le vit et alla vers lui. Il lui prit le bras et la regarda sérieusement.

- Où est Lily ?
- Chambre 128, dit Amélia

James embrassa sa sœur sur le front et alla rejoindre sa femme.


Amélia n’eu guère le temps d’angoisser seule. Alors qu’elle fixait le sol, une voix enjôleuse se fit entendre.

- Bonjour lumière éclatante du ciel étoilé …
- Sirius … dit Amélia en levant les yeux vers lui. James t’a déjà dit, de ne pas me draguer, dit-elle en souriant

Sirius éclata de rire, de son rire si semblable à un aboiement de chien, puis s’assied à ses côtés.

- Et, j’ai déjà dit à James, que je te laissais à Remus ! dit Sirius
- Ha non … ne recommence pas ! dit Amélia en rougissant

Sirius éclata à nouveau de rire et la poussa légèrement. Il l’a considérait comme sa petite sœur et adorait la taquiner. Amélia sourit et regarda vers le bout du couloir. Sirius l’imita, mais pour une toute autre raison. Une jolie infirmière venait de passer … Il se leva, un sourire enjôleur aux lèvres et alla la voir. Il revient deux minutes plus tard, un parchemin à la main. Il se rassied auprès d’Amélia.

- Voilà … une autre cliente satisfaite … dit-il en rangeant l’adresse de l’infirmière dans sa poche
- Sirius … franchement ! dit Amélia
- Quoi ? Tu est jalouse ? Tu sait bien, que tu est ma préférée, ma jolie Pupuce d’amour adorée. Tu est si jolie, que mon âme est en extase chaque fois que je pose les yeux sur toi … dit-il d’un ton bas et sensuel
- Sirius ! s’exclame Amélia en ne pouvant s’empêcher de rougir

Il pouffa de rire et lui ébouriffa les cheveux. Elle lui lança un regard noir, avant de se replacer les cheveux, ce qui le fit rire à nouveau. Amélia sourit, finalement amusée. Il lui déposa un gros baisé sonore sur la joue, puis regarda les jolies infirmières passer d’un air rêveur.

- Alors … notre filleul est né ? questionne t-il, comme s’il venait de se souvenir de la raison de sa présence ici
- Non … ça ne fait qu’une demi-heure que Lily est arrivée. Ça prend plusieurs heures, Sirius …
- Hum … oui, dit-il d’une voix détachée, occupé qu’il est à reluquer les infirmières

Amélia leva les yeux au plafond en soupirant. Ce qu’il pouvait être coureur de jupons ! Elle appuya la tête contre le mur, et ferma les yeux, écoutant les divers bruits de l’étage.


Six heures s’écoulèrent. Amélia les passa la plupart du temps seule, Sirius courant les infirmières, leur lançant des compliments élogieux d’un ton enjôleur. En six heures, il parvint à amasser 18 adresses différentes, dont certaines appartenaient à des femmes en plein accouchement ! Il revint, la mine réjouie et satisfaite. Il regarda Amélia, des étoiles dans les yeux.

- Quelle belle journée ! dit-il d’un ton enjoué
- Sirius … quand va tu te caser, à la fin ? Tu sait, que tu as l’air d’un macro ? dit Amélia
- Je me caserai lorsque je trouverai une fille aussi sublime que toi, ma poupée, répondit-il un large sourire aux lèvres
- N’essais pas … tu n’auras pas mon adresse ! dit Amélia, comme s’il ne l’a connaissait pas

Sirius rit de bon cœur, puis allait se relever en remarquant une fille qu’il n’avait pas dragué, lorsque James sortie de la chambre. Ils se levèrent d’un bond et le regardèrent. Il semblait épuisé, mais un immense sourire illuminait son visage. Il alla vers eux et, doucement, il retira la couverture du petit paquet qu’il tenais dans ses bras. Un magnifique bébé aux cheveux ébouriffés dormait paisiblement. Amélia et Sirius sourirent en chœur et ils admirèrent leur filleul d’un tendre regard.

Harry Potter était né, tenant déjà la destinée de plusieurs personnes entre ses mains.
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:05

** Passage sexuel explicite ... vous en êtes avisé **

Chapitre 11 : Revelio Amora

Amélia se trouvais dans sa chambre, occupée à coiffer ses cheveux. Elle n’arrivait pas à se décider, et un amas de rubans se trouvais devant elle. Elle se regarda dans le miroir, d’un air affolé. Elle devait trouver quelque chose ! Ce soir, elle allait garder Harry … avec Remus. Elle voulait donc être la plus jolie possible. Ayant atteint ses 17 ans depuis peu, elle était donc majeure et espérait que Remus en prenne conscience. Elle reprit un ruban, attacha ses cheveux, fut insatisfaite et le retira avec précipitation. Avec un immense soupire, elle reprit sa brosse lorsqu’on sonna à la porte.

- Merlin ! C’est déjà lui ? Déjà ? Mais … je ne suis pas prête !

Amélia se leva, oubliant totalement ses cheveux, puis se précipita sur sa garde-robe. Elle sortie trois ou quatre robes à la volée, les balançant rapidement sur le sol, avant d’en trouver une à son goût. Elle l’enfila rapidement et sortie de sa chambre. D’en bas, la voix de Remus, si douce et rauque lui parvenait. Le cœur battant à tout rompre, elle descendit les escaliers lentement pour ne pas que sa joie soit trop apparente. Il était là, debout devant James et Lily, les mains dans les poches, comme à son habitude. Il sourit et releva les yeux vers les escaliers, où Amélia se trouvais.

- Bonsoir Amélia, lui dit-il
- Bonsoir Remus, tu vas bien ? lui répondit Amélia en s’appuyant nonchellament sur la rampe d’escalier
- Très bien, dit Remus en souriant

Amélia sourit et regarda son frère, qui la regardait avec un sourire amusé. Aussitôt, elle passa la main dans ses cheveux et fit mine d’observer un bloc-note qui se trouvais tout près. Elle savait bien, que James avait demandé à Remus de venir exprès pour la rendre fébrile. Du coin de l’œil, elle vit Lily prendre sa cape et la regarda.

- Harry ne devrait pas se réveiller, mais s’il le fait donne lui un biberon. Et, envoie un hibou s’il a de la fièvre. Il a un petit rhume, dit Lily
- Oui, je le sait … dit Amélia en souriant
- Et, pas de bêtises, vous deux ! dit James d’un ton amusé

Remus fit un petit sourire et regarda le plafond, les mains toujours dans les poches. Depuis le temps, que James et Sirius insistait pour qu’il sorte avec Amélia, il avait l’habitude !
D’ailleurs, il avait décidé de profiter de cette soirée, pour lui avouer ses sentiments, mais ne savait pas vraiment comment aborder le sujet avec elle. Il entendit James rire et le regarda. Amélia regardait son frère avec un air grave, les joues un peu rouges. Il sourit à nouveau et accompagna ses amis à la porte. Lorsque James et Lily furent partis, il se retourna et regarda Amélia. Elle se tenait toujours devant l’escalier et semblait hésitante. Il lui sourit et alla vers elle. Elle était si jolie avec cette robe et ses cheveux légèrement en bataille. Il s’arrêta à quelques centimètres d’elle et sortie les mains de ses poches.

- Tu ne veux pas passer la soirée devant les escaliers toujours ? lui dit-il

Cela sembla faire sortir Amélia de son hésitation. Elle sourit et se dirigea vers le salon en jacassant comme une pie. Elle s’assied sur le fauteuil, repliant les jambes sous elle. Remus la suivit et s’assied à ses côtés, souriant de l’entendre parler aussi allégrement.

- Tu sait, que Lily est enceinte ? Elle l’a apprit ce matin. C’est pour cela qu’ils sortent ce soir. C’est merveilleux, non ? Et, comment se passe ta recherche d’emploi ? demande Amélia
- Oui, je sait … James me l’a écrit dans son hibou. C’est en effet une merveilleuse nouvelle, dit Remus

Il soupira et ajouta un peu tristement :

- Tu sais, personne n’engage les personnes comme moi
- Et ceux qui ne le font pas son des imbéciles ! s’exclame Amélia en se levant

Remus sourit et la regarda. Elle fulminait, marchant de long en large dans le salon. Ce qu’elle était belle ! Il sentit son cœur se contracter et détourna le regard. Bien qu’il ai décidé de tout lui avouer, il était encore très hésitant à ouvrir son cœur. L’amour qu’il avait à offrir demandait tant de sacrifices. Il fixait vaguement les décorations d’Halloween, lorsqu’il sentie une main sur son bras. Il leva les yeux et vit Amélia qui le regardait en souriant.

- Tu est dans la lune, Remus … ça fait trois fois, que je te demande si tu veux jouer aux échecs sorciers
- Excuse moi, dit-il. Je réfléchissait …

Amélia s’assied et posa le jeu d’échecs devant eux. Elle plaçait les pièces, la tête légèrement penchée et une mèche de cheveux camouflant son visage. Ne pouvant détourner son regard d’elle, Remus la regardait tendrement, le cœur sur le point d’exploser. Sentant le regard de Remus sur elle, Amélia releva la tête et le regarda.

- Quoi ? Qu’est ce qu’il y a ? questionne t-elle
- Je t’aime, murmure Remus dans un souffle presque imperceptible
- Quoi ? re-questionne Amélia avec de grands yeux

Incapable de le dire une deuxième fois, Remus se pencha lentement vers elle et posa ses lèvres sur les siennes. Aussitôt, Amélia répondit tendrement à son baisé, une vague de passion déchirant son ventre. Il y avait si longtemps qu’elle attendait ce moment. Doucement, Remus caressa les cheveux d’Amélia, tout en poursuivant le baisé de plus en plus langoureux. Amélia soupira et n’offrit aucune résistance lorsqu’ils se retrouvèrent tout deux étendus sur le fauteuil. Remus cessa alors de l’embrasser et la regarda dans les yeux. Ils se sourirent et il murmura :

- Je t’aime
- Vraiment ? questionne Amélia. Tu est sérieux, Remus ?

Remus ria, amusé. Même dans une situation aussi émouvante, elle trouvais encore moyen de poser des questions. Les yeux lumineux, il se pencha à nouveau vers elle et l’embrassa avec amour. Amélia posa les mains sur sa nuque et lui ouvrit l’espace de ses jambes. Il soupira, puis posa la main sur sa cuisse gauche, la caressant doucement. Lentement, sans vraiment s’en rendre compte, il remonta la main, qui se retrouva bientôt sous sa robe. Amélia se mordit la lèvre inférieure et poussa un petit gémissement. Elle sentie Remus se pencher vers son cou et l’embrasser tendrement, pendant que sa main poussait le tissu de son sous-vêtement. Caressant les cheveux de l’homme qu’elle aimait, elle émit un bref son lorsqu’il entra les doigts en elle. Remus releva la tête et la regarda avec inquiétude. Il fut soulagé devant l’expression amoureuse d’Amélia et débuta un va-et-vient, ne la quittant pas un seul instant du regard. Ne quittant pas Remus des yeux, Amélia gémit et cambra les reins de désir. Ce geste suffit à briser les dernières barrières de Remus. N’en pouvant plus, le cœur éperdu d’amour et de passion, il descendit la fermeture éclair de son pantalon et pénétra doucement Amélia. La jeune fille ferma les yeux en soupirant, sentant l’homme de sa vie bouger en elle. C’était exactement comme elle se l’était si souvent imaginé. Elle ouvrit alors les yeux et regarda Remus. Il lui souriait tendrement, le regard rivé au sien. C’est yeux dans les yeux, qu’ils firent l’amour pour la première fois. Puis, sans crier gare, Amélia sentie les vagues de l’orgasme l’atteindre. Remus le sentie aussi et il gémit. Jamais il n’aurait pensé, que sentir le plaisir d’une femme le plongerait dans cet état d’extase pure. Il vint pour se retirer d’elle, mais fut surpris par la puissance de son propre orgasme. Il ferma les yeux et laissa s’écouler sa semence en elle, sans vraiment en être conscient. Lentement, il se retira d’elle et se blottie à ses côtés.

- Je t’aime Remus, dit Amélia le souffle court
- Moi aussi Amélia. Moi aussi … dit-il

Ils s’endormirent, blottis l’un contre l’autre, pendant qu’au creux du ventre d’Amélia, la vie allait bientôt prendre forme.
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:05

Chapitre 12 : Adieu

Il se tenait tapit dans un coin, recroquevillé et tremblant. D’un air apeuré, il regardait autour de lui, tentant de percevoir une forme dans le noir. Son instinct lui disait de fuir, d’éviter la trahison qu’il était sur le point de commettre, mais il était tétanisé par la peur. Peter n’avait jamais été un véritable Gryffondor. Il ne pouvait pas concevoir pourquoi le Choixpeau l’avait réparti dans cette maison. Une de ses rares erreurs de jugement, peut-être ? Toujours est-il, qu’il était d’une nature peureuse et profiteuse. Il s’était continuellement caché derrière Sirius, James et Remus, afin de camoufler sa terreur. Mais, cette fois, il n’avait personne derrière qui se cacher. Un frôlement le fit sursauter. Il scruta la noirceur et couina :

- Qui … qui est là ?
- Qui croit tu que ce soit, Pettegrow … lui répondit une voix sifflante

Il se blottie immédiatement contre le mur, reniflant l’air de son nez aiguisé. Puis, soudain, il le vit .. le Démon. Depuis qu’il avait rejoint les Mangemorts, c’était la première fois qu’il avait l’honneur de voir le Maître. Rapidement, il s’agenouilla et rampa vers lui, lui embrassant presque les pieds. Voldemort le repoussa violament du pied et lui cracha :

- Personne ne me touche Pettegrow

Peter recula précipitamment contre le mur, gémissant et poussant des cris de souris. Il tremblait maintenant de tout son être, la terreur transpirant de chaque parcelles de son corps. Voldemort le fixait froidement, un sourire diabolique aux lèvres. Comme il adorait qu’on tremble devant lui !

- Dit moi ce que je veux savoir, siffle t-il

Apeuré, d’une voix tremblante, Queuvert commis l’impensable. Il brisa le lien des Maraudeurs et trahie les Potter, sans une once de remords.

Chez les Potter, rien ne laissait présager qu’un drame allait bientôt se jouer. Lily souriait en retirant le costume de son fils, qui venait de vivre sa première véritable quête de friandises. Elle n’avait jamais été aussi comblée. Trois jours auparavant, elle avait appris qu’elle attendait un second enfant, ce qui avait transporté James de joie. Ils ne pouvaient vraiment espérer mieux de la vie.

Harry, 1 an et 3 mois, regardait sa mère avec admiration et lui tapota doucement la main. Toujours souriante, Lily lui chantait tendrement une berceuse, tout en lui enfilant son pyjama. Soudain, elle releva vivement la tête. La porte d’entrée venait d’ouvrir avec fracas. Elle prit rapidement Harry dans ses bras et se précipita dans le hall. En chemin, elle croisa Amélia, venue pour la fin de semaine.

- Qu’est ce qui se passe ? dit Amélia
- Je n’en sait rien ! répondit Lily se précipitant toujours vers le hall

Alors qu’elles entraient toutes deux dans le vestibule, une voix glaciale leur parvint.

- Potter … où est ce fils prodige ? dit Voldemort

James, la baguette pointée sur le Seigneur des Ténèbres, aperçut Amélia et Lily. Voldemort aussi les vit et il fit un pas vers elles. Il avait vu le petit monstre qui devait supposément le vaincre. Le Bandimon à éliminer.

- Allez vous en ! Fuyez ! hurla James

Lily ouvrit de grands yeux, agrippa la main d’Amélia et tourna les talons. Elle courrait, serrant son enfant contre elle, afin de fuir la mort elle-même. Amélia était complètement paniquée. Voldemort ! Elle l’avait vu ! Il était ici ! Qu’allais t-il arriver à James ?

Pendant que les deux jeunes femmes fuyaient, James menaçait Voldemort de sa baguette, le regardant dans les yeux. Il ne le laisserait pas s’en prendre à sa famille. Jamais ! Voldemort regarda James avec mépris. Il n’avait pas le temps pour ces pacotilles. Avec une certaine nonchalance, il leva sa baguette vers James.

- Experlia … dit James
- Avada Kedavra ! dit calmement Voldemort

Une lueur verte éclaira le vestibule, et James Potter tomba sur le sol, foudroyé. Alors qu’elles se dirigeaient vers la sortie arrière de la maison, Amélia et Lily furent aveuglée par une lueur verdâtre. Amélia hurla le nom de James et tenta de revenir en arrière. Lily, complètement sous le choc, lui intima d’aller dans la chambre d’Harry. Pour une raison obscure, dictée par la panique et le choc, elles ne songèrent pas à transplaner. Traquées, elles firent comme toutes les proies … elles tentèrent de se cacher. Amélia, comme zombifiée, obéit sans résistance et alla dans la chambre de son neveu. Sans plus attendre, Lily alla ouvrir la porte arrière et revint se cacher dans la chambre de son fils.

- Dans le placard ! Dans le placard, Amélia ! lui ordonne Lily

Elle avança vers le placard et ouvrit la porte, poussant sa belle-sœur de 17 ans à l’intérieur. Elle vint pour lui donner Harry, lorsque la poignée de la porte de la chambre vola en éclats. Lily referma vivement la porte du placard et s’enfuit vers le lit d’Harry, avec l’intention de sortir par la fenêtre. Elle serait son fils contre son cœur, priant pour qu’il ai la vie sauve. Elle préférerait mourir plutôt que de le voir périr. Lorsqu’elle entendit la porte ouvrir en claquant, elle le déposa dans son lit et se retourna. Voldemort entra dans la pièce et avança vers elle d’un pas lent.

- Evans … dit-il en regardant autour de lui. Jolie chambre, ajoute t-il
- Partez d’ici ! dit Lily

Voldemort ricana froidement et la regarda comme si elle était une débile profonde. Du placard, Amélia observait la scène entre les lattes, tentant de retenir sa respiration. Un frisson la parcourue, lorsqu’elle entendit le rire froid et dément de Voldemort. Afin de retenir un cri, la jeune fille enfonça son poing dans sa bouche et mordit de toutes ses forces. Lily se tenait toujours entre Voldemort et Harry, protégeant son enfant de son corps.

- Pousse toi, espèce d’idiote ! lui dit Voldemort en tendant sa baguette sur elle
- Non .. je vous en prie, pas ça ! dit Lily d’un ton suppliant. Pas lui ! Pas mon fils … tuez moi ! Tuez moi, mais laissez mon fils tranquille ! ajoute t-elle
- Espèce d’imbécile … c’est lui qui dois mourir, pas toi. Si tu t’enlèves de mon chemin, je te laisserai la vie. Ne fait pas la même erreur que Potter et pousse toi de là ! dit Voldemort
- NON ! hurle Lily

Voldemort en avait assez. Cette gourde n’allait pas se mettre en travers de sa route. D’un ton traînant et remplit de haine froide et vicieuse, il dit :

- Tant pis pour toi, Evans … Avada Kedavra
- HAAARRRRYYY ! hurle Lily avant de tomber sans vie sur le sol

La même lueur verte éclaira l’intérieur du placard, et Amélia se recroquevilla sur elle-même. Elle se balançait lentement, gémissant doucement. Voldemort avait dévasté sa famille, et il ne s’arrêterais certainement pas là. Fermant les yeux, Amélia Potter attendit la mort.

Voldemort regarda quelques instants le corps de Lily sur le sol. Un éclair de malice et de haine éclairait ses yeux durs comme pierre. On aurait dit, que toute vie et tout sentiment avait quitté son âme depuis longtemps. Il sourit diaboliquement et leva les yeux vers Harry. Il avança vers le lit, enjambant sans cérémonie le corps de sa mère. Voldemort fixa cet enfant de longues minutes, puis leva sa baguette vers Harry d’un air satisfait et sûr de lui.

- Avada Kedavra dit-il

L’éclair de lumière verte sortie de la baguette de Voldemort et se dirigea vers Harry. Elle toucha son front et retourna vers son propriétaire, comme un caillou ricochant sur l’eau. Voldemort vit le sort revenir à lui et ouvrit de grands yeux incrédules. Il reçu le sort mortel de plein fouet. Il poussa un horrible hurlement provenant tout droit des enfers et se volatilisa en fumée. Amélia releva la tête en entendant le hurlement et regarda par les lattes. Elle vit un nuage de buée noire d’où semblait provenir le cri. Le nuage se déplaça et sortie rapidement de la chambre, laissant un courant froid derrière lui. Amélia fixait le vide, se balançant toujours sur elle-même. Elle entendait les pleurs d’Harry, mais semblait incapable de bouger. Finalement, elle se leva lentement et ouvrit la porte du placard. Le jeune fille baissa les yeux sur sa belle-sœur et son visage se crispa.

- Lily … dit-elle

Amélia contourna le corps de Lily et se rendit jusqu’au lit. Elle prit son filleul dans ses bras, et le serra contre son cœur. Machinalement, comme une automate, elle tourna les talons et retourna dans le placard. Elle referma la porte et s’assied, pressant Harry contre elle.

Les voisins, qui avaient aperçut des lueurs vertes provenir de chez les Potter, avisèrent le Ministère de la Magie. L’Ordre du Phénix fut, évidemment, mit au courant et tout les membres se précipitèrent chez James et Lily. Dumbledore avait la mine sombre. Il regarda le cadavre de James Potter et soupira. Il se dit, que c’était une chance que Remus soit en mission pour l’Ordre. Il n’aurait pas aimé que le jeune homme voit le corps inerte de son meilleur ami. Il releva la tête, lorsque Dearborn vint vers lui.

- Le corps de Lily Potter se trouve dans la chambre d’Harry, dit-il. Aucune trace du bébé et d’Amélia Potter

Dumbledore ne répondit pas. Il n’y avait rien à dire devant ce malheur qu’il avait craint, et heureusement prédit. Il avait secrètement prit la peine de jeter un Ensorcellement d’Éternité sur James et Lily. Ils avaient donc toute l’apparence de personnes décédées, mais pourtant … pourtant, ils n’étaient que dans un profond coma. Dumbledore savait qu’il devait taire ce fait, et laisser croire à leur mort, afin de préserver leurs vies et celle d’Harry. Il avait lui même lancé un sort de protection sanguin entre Harry et sa mère, et il savait que l’enfant n’était pas mort. Mais, ce pouvait-il, que Voldemort l’ai enlevé ? Non, c’était stupide … Voldemort avait pour seul but de tuer le petit Harry. Il avança et se rendit à la chambre. Lentement, il s’approcha de Lily et la regarda.

- Professeur Dumbledore … dit Minerva McGonagall

Il tourna la tête et la regarda. Minerva se tenait devant le placard et tenait la porte ouverte. Il alla vers elle et regarda sur le sol. Assise par terre, Harry confortablement installé sur elle, Amélia Potter dormait, serrant son filleul endormi contre son cœur. Dumbledore jeta un bref regard vers Minerva, puis se pencha.

- Miss Potter, dit-il doucement

Amélia ouvrit aussitôt les yeux et poussa un cri perçant. Non, il n’aurait pas Harry ! Le bébé, réveillé en sursaut, se remit à pleurer fortement. Amélia se débâtie quelques instants et se leva précipitamment, se collant au mur et les regardant d’un air dément. Dumbledore se redressa et la regarda calmement, pendant que le professeur McGonagall posait la main sur sa poitrine, en adoptant un air profondément attristé.

- Miss Potter … tout va bien. Donnez moi Harry, dit Dumbledore
- NON ! hurle Amélia en tremblant. Vous êtes Voldemort ! Vous … vous êtes déguisé ! dit-elle

Minerva s’avança vers Amélia, posa la main sur son épaule et tenta de prendre Harry. Amélia serra son neveu aussi fortement qu’elle le put, pleurant et disant qu’elle ne voulait pas le lâcher … qu’elle s’occuperais d’Harry. Minerva parvint à prendre Harry et le donna à Dumbledore.

- Harry ! dit Amélia. Non … Harry ! Professeur McGonagall … laissez-moi Harry ! Il est le seul qu’il me reste … le seul de ma famille. Il est ma famille … James … dit Amélia en sanglotant.

Sans un mot, Minerva McGonagall serra son élève contre elle. Elle s’assied au fond du placard et elle berça la jeune fille, pendant qu’on lui retirais le dernier membre de sa famille.

- James est partie … dit Amélia

Et cette fois, personne ne put lui dire qu’il reviendrais …
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Amélia Potter



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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:05

Chapitre 13 : Exil

Un train filait dans la nuit, perçant le décor exotique de l’Australie. Ce n’était pas un train ordinaire, non … c’était le Ansell, le train de l’école de sorcellerie Ansell. Habituellement, le train ne sortait pas de gare au mois de janvier, mais ce n’était pas une circonstance habituelle. Cette fois, la douleur était à son bord.

Amélia fixait la noirceur de la nuit d’un air attristé. Après l’enterrement de James et Lily, l’Ordre avait décidé de cacher la jeune fille, afin de la protéger contre les représailles des Mangemorts. Après tout, elle était un témoin de ce qui s’était passé, et les disciples de Voldemort aurait bien aimé mettre le grappin sur elle. Pendant deux mois, les membres de l’Ordre discutèrent et convinrent que le meilleur endroit se trouvais en Australie, où la concentration de Mangemorts était moindre.

En ce 1er janvier 1982, Amélia Potter débuta son exil. Elle soupira et regarda tristement le compartiment. Elle n’arrivait pas à croire à ce qui c’était passé. Il lui semblait, que tout ça n’était qu’un cauchemar et qu’elle allait se réveiller d’un moment à l’autre. La jeune fille retint un sanglot et ferma les yeux. Sirius … Sirius avait trahis James et Lily. Enfin c’est ce que tout le monde disait. Mais, Amélia ne voulait pas le croire … elle ne pouvait pas le croire. C’était impossible ! Au fond de son cœur, elle savait que Sirius n’aurait jamais fait ça. Mais, il fallait se rendre à l’évidence. Il était le gardien du secret de James. Qui d’autre aurait put informer Voldemort de l’emplacement de la demeure des Potter, sinon leur gardien du secret ?

Étouffant ses larmes, Amélia ouvrit les yeux et regarda à nouveau à l’extérieur. Bien qu’elle ne vit rien, à cause de la noirceur, elle pouvait deviner diverses formes derrière la fenêtre. Doucement, elle posa la main sur la vitre et le froid ne tarda pas à s’incruster en elle. Ansell … elle se rendait à Ansell. L’école de Sorcellerie d’Australie serait son dernier rempart. Mais, Amélia n’avait plus envie d’étudier. Que lui servait son intelligence et ses connaissances, si elle n’avait plus son frère ? Tout cela était inutile … que de la poudre aux yeux. Lorsque le train ralenti, elle retira sa main gelée de la fenêtre, et fixa le vide. Elle devait sortir et faire face à la vie … seule.

Elle se leva donc, prit ses maigres bagages et sortie du compartiment. Elle traversa le couloir désert et descendit du train. Un petit homme aigrelet l’attendait.

- Vous êtes Amélia Potter, dit-il
- Oui, murmure t-elle
- Je suis Rohr, le garde chasse d’Ansell

Amélia lui fit un bref sourire. Qu’est ce qu’elle en avait à faire, qu’il soit Rohr, le garde chasse ? Le petit homme regarda la jeune fille d’un air triste. Comme tout le monde de la communauté sorcière, il était au courant pour la mort des Potter. Et, surtout, pour l’histoire du Survivant. Il l’observait donc attentivement, comme si elle était une quelconque bête de foire pouvant répondre à ses nombreuses interrogations. Amélia le regarda d’un air impassible. Ce Rohr lui était complètement indifférent.

- Suivez moi, dit-il après de longues minutes

Sans un mot, Amélia le suivit et grimpa dans une carriole semblable à celles de Poudlard. Tristement, elle regarda les arbres assombrit par la nuit, sans même regarder les lumières du château d’Ansell se détacher contre les cieux. Pour elle, aucune splendeur ne peuplait ce monde. Lorsque la carriole s’arrêta, Rohr lui ouvrit la porte et elle descendit. Elle le suivit jusqu’à la Salle des Professeurs, où le Directeur Salmon Schreiber l’attendait. Schreiber était un homme presque aussi vieux qu’Albus Dumbledore. Beaucoup plus massif, sans barbe et les cheveux courts, il avait une allure avenante et jovial de bon vivant. Il se retourna à l’arrivée de sa nouvelle élève et la regarda avec attention. Il lui sourit chaleureusement et alla vers elle.

- Bienvenue, miss Potter. Malgré les circonstances malheureuses qui nous affligent tous, je suis heureux de vous comptez parmi mes élèves, dit-il
- Merci, murmure Amélia

Le Directeur Schreiber regarda brièvement Rohr et lui fit signe de quitter la pièce. Le garde chasse s’exécuta, non sans avoir jeté un dernier regard vers la jeune fille. Le vieil homme s’installa confortablement dans un fauteuil et invita Amélia à faire de même. Elle soupira, fatiguée de son long voyage, mais elle obéit. Elle regardait le sol, sans un regard ni un mot pour le Directeur Schreiber, dont elle se foutais presque autant que du garde chasse. Souriant légèrement, le Directeur prit la parole d’une voix douce et bienveillante.

- Miss Potter, je sait que c’est difficile …
- Non, vous ne le savez pas ! lui rétorque Amélia en relevant vivement la tête. Vous n’en savez rien ! Savez vous ce que c’est que de perdre ses parents subitement, puis de perdre son frère et sa belle-sœur deux ans après ? Savez vous ce que c’est que de se faire retirer des bras la seule famille qu’il vous reste ? Savez vous ce que c’est, que de ne plus jamais voir l’homme que l’on aime ? Savez vous ce que c’est que d’être obligé de partir en exil ? Savez vous ce que c’est, que de tout perdre ? Non, ça me surprendrait beaucoup, monsieur !

Le Directeur la regarda aimablement, puis dit doucement.

- Non, je ne sait pas ce que c’est, miss Potter. Mais, je peux parfaitement imaginer ce que cela fait …

Amélia le jaugea, puis détourna le regard. Il pouvait bien parler, le vieux rabougri ! Elle se contenta d’hausser les épaules et de fixer le vide à nouveau. Schreiber était un homme très sensible et il pouvait ressentir la douleur de la jeune fille jusque dans sa chair. Le Directeur Dumbledore lui avait envoyé un hibou, lui spécifiant qu’Amélia Potter était une jeune fille très intelligente. Il n’en doutait point, mais il avait peur qu’elle refuse toute forme d’apprentissage maintenant qu’elle avait tout perdu.

- Vous êtes ici chez vous, miss Potter. L’accès à cette salle vous sera continuellement ouverte. Sâchez, que si cela vous prend deux ans à terminer votre dernière année, il en sera ainsi. Albus Dumbledore vous considère comme sa plus brillante élève, et nous serions tout deux malheureux, si vous ne terminiez pas votre formation, dit-il
- Mouias … répondit Amélia

Le Directeur n’en rajouta pas plus. Il voyait bien, qu’elle souffrait trop pour ouvrir son cœur et ses oreilles à ses paroles de réconfort. Il soupira et se leva. Il marcha avec difficulté jusqu’à une étagère. C’était toujours comme ça, lorsqu’il demeurait assis trop longtemps. Ses vieilles jambes ne voulaient plus suivre le rythme de son esprit resté jeune. Il prit un chapeau, et revint vers Amélia. Avec précaution, il lui mit sur la tête. Amélia se retint vivement, afin de ne pas le retirer et le lancer au bout de ses bras. Elle ne voulait plus apprendre … elle ne voulait plus rien.

Un esprit de vengeance plane en toi, ma toute belle. Mais, tu sait … ça ne sert à rien de se venger, c’est Chapounet qui te le dit. La vengeance réduit le cœur à néant et le tien est pur et doux. Ne l’emprisonne pas derrière la haine. Les gens qui nous quittent ne nous laisse jamais … ils sont toujours auprès de nous, et tu as pleins de gens qui t’aime dans ton cœur. Ne les déçois pas. Tu ne veux plus apprendre ? Mais, la vie est apprentissage … Tu renies ton intelligence ? Mais, c’est elle qui te donne vie … Tu apprendras … oui, tu apprendras. Et, tu transmettra ton savoir, Chapounet le sait bien. EVERZWIJN !

Amélia écouta la litanie de Chapounet les larmes aux yeux. Elle savait, qu’il avait raison, mais refusait de le voir. Lorsqu’il s’écria « Everzwijn », Amélia fronça les sourcils. C’était quoi ça « Everzwijn » ? Un sorte de potion déconstipante ? Elle regarda le Directeur Schreiber, alors qu’il retirait le chapeau en souriant. Il savait que ce cher Chapounet trouverait les mots justes.

- Qu’est ce que cela veut dire Everzwijn ? questionne t-elle en massacrant la prononciation du mot

Schreiber sourit en constatant que la jeune fille n’avais put s’empêcher de poser la question. Malgré ce qu’elle croyait penser, elle possédait toujours la soif d’apprendre. Il alla ranger le chapeau et revint s’asseoir.

- Everzwijn veut dire Sanglier. Vous avez été répartie chez les Everzwijn, qui est l’équivalent de la maison Serdaigle, dit-il en souriant. Les sangliers sont intelligents et sans ennemis … termine t-il
- Si je n’avais pas d’ennemis, monsieur le Directeur, je serais chez moi, dit Amélia
- En effet … mais les Everzwijn se défont toujours de leur ennemis avec intelligence et vivacité d’esprit, dit le Directeur en se levant.

Amélia regarda son nouveau Directeur et lui fit un bref sourire. Il pouvait bien dire ce qu’il voulait, s’il désirait croire à ces âneries. Schreiber lui sourit, puis lui dit :

- Il est maintenant temps de rejoindre votre Salle Commune et d’aller vous reposer, miss Potter …

Amélia ne se fit pas prier. Elle était épuisée tant moralement que physiquement. Elle suivit le Directeur, prit note du mot de passe et alla dormir.
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Exil ( L'histoire de Amélia Potter )

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