Je jure solennellement ...

Les Maraudeurs sont sortis de Poudlard et doivent maintenant choisir un camp, jurerez-vous pour l'Ordre du Phénix, ou pour les Mangemorts et leur maître, Lord Voldemort ...
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 Exil ( L'histoire de Amélia Potter )

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Amélia Potter



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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:06

Chapitre 14 : Ma vie

Amélia se trouvais à l’infirmerie d’Ansell, au prise avec une profonde fatigue et un vague à l’âme épouvantable. Effectivement, elle n’arrivait pas à reprendre le dessus, et était plongée dans une dépression dont elle ne semblait pas vouloir sortir. Couchée sur un lit, elle fixait le plafond sans bouger. Elle ne tourna même pas le regard, lorsqu’une infirmière vint la voir. Celle-ci regarda la jeune fille tristement. Ses cheveux étaient sales et ses grands yeux, qui autrefois avaient dut être si expressifs, n’étaient plus que vide et douleur. L’infirmière regarda le dossier de la patiente.

Miss Amélia Jane Potter. Insomnie, fatigue extrême, ne mange presque plus, nausées et vomissements, perte de conscience, absence de règles depuis trois mois. Dans cet état depuis la mort de sa famille. Dépression majeure, axer les soins sur l’alimentation.

L’infirmière soupira et regarda à nouveau Amélia, qui n’avait toujours pas bronché. Elle débuta les soins, puis, plus par conscience professionnelle qu’autre chose, elle plaça un objet sphérique dans la paume de la jeune fille. Aussitôt, l’objet tourna en sifflant et émit une lueur argenté. L’infirmière ouvrit de grands yeux et regarda la jeune fille, qui avait à peine regarder l’objet dans sa main. Elle tendit sa baguette sur la patiente et murmura :

- Revelio Foetum

Une lueur rosée entoura le ventre d’Amélia, qui ferma les yeux. Elle ne voulait pas être soigné. Tout ce qu’elle voulait, c’était mourir. Qu’on l’a laisse mourir à la fin !

- Miss Potter … dit doucement l’infirmière. Vous êtes enceinte. Vous attendez une petite fille … il faut vous nourrir et vous battre pour elle

Amélia ouvrit les yeux. Elle tourna légèrement les yeux vers l’infirmière et la regarda en silence. Enceinte ? Elle portait l’enfant de Remus ? Elle fit un minuscule sourire et plaça les mains sur son ventre. Elle allait mettre cet enfant au monde, car cet être innocent n’avait pas demandé à mourir. Mais, personnellement, elle ne pouvait continuer à vivre. Pas avec l’état d’esprit dans lequel elle se trouvait. Elle décida donc de taire le fait qu’elle attendait un enfant Lycanthrope. Le taux de décès maternel dans ces conditions étant de 80%, elle allait mourir en donnant la vie …

Les mois passèrent et Amélia prit un peu de force. Elle se remit à manger, mais ne retourna pas immédiatement à ses cours. De toute manière, pensait-elle, elle allait mourir, alors à quoi bon ? Elle passait donc ses journées dans un petit appartement, payé par l’école Ansell. Assise devant la fenêtre, elle caressait doucement son ventre, le regard perdu. À chaque Pleine Lune, elle était affreusement malade, les hormones Lycanthrope de sa fille l’empoissonnant peu à peu. Elle trouvais pathétique le fait qu’elle ai inventé la Potion Tue-Loup près d’un an et demi auparavant, mais qu’elle refuse d’en prendre elle-même. Au fur et à mesure que son ventre prenait de l’ampleur, elle s’affaiblissait donc.

Le 15 juillet 1982, elle sentie une douleur atroce au creux de son ventre. Elle gémit et ferma les yeux. Il n’y avait plus de doute possible … aujourd’hui serait le jour de sa mort. Elle se leva et envoya Razmot au Directeur Schreiber. Celui-ci arriva quelques instants plus tard et l’aida à se rendre à Saint-Elfe, l’hôpital Sorcier d’Australie.

Elle fut admise en maternité et ne souffla toujours pas mot sur la condition de sa fille. Les heures s’écoulèrent, inondant Amélia de souffrance indescrïptible qui l’affaiblissait de plus en plus. Les Médicomages s’inquiétèrent rapidement. Cette jeune fille d’à peine 18 ans était en parfaite santé. Pourquoi diable était-elle si faible ? Soudain, le rythme cardiaque d’Amélia diminua drastiquement, et elle perdit conscience. Aussitôt, se fut le branle bas de combat, afin de sauver la vie de cette jeune patiente et de son enfant à naître. L’équipe d’obstétrique procédèrent immédiatement à une césarienne et mirent une jolie petite fille au monde, pendant que sa mère était toujours inconsciente. Les Médicomages en charge furent étonnés de voir le rythme cardiaque d’Amélia remonter dans les limites normales et ils comprirent vite ce qui venait de se produire. Le bébé qu’il venait de mettre au monde, était un Loup-Garou et sa mère avait volontairement cherché à mourir.

Amélia resta deux heures inconsciente, puis elle ouvrit les yeux et regarda autour d’elle. Elle poussa un gémissement de dépit … elle n’avais pas réussit à mourir. Elle allait continuer à souffrir de ce vide si atroce. Elle tourna la tête et vit un joli petit visage endormi. Les larmes aux yeux, elle regarda sa fille et tendit la main vers elle. Elle lui caressa la joue et sourit légèrement. Comment avait-elle put penser à mourir ? Comment avait-elle put penser à abandonner l’enfant de Remus ainsi ? Avec difficulté, elle s’assied et prit sa fille dans ses bras. Elle déposa un tendre baisé sur son front et murmura :

- Léa-Lily …

La naissance de Léa-Lily fut salutaire pour Amélia. Effectivement, elle devait reprendre le fil de sa vie, pour le bien-être de ce petit être, qui était devenu le centre de son existence. Amélia reprit goût à la connaissance et malgré la peine qu’elle ressentais encore, elle sut faire honneur à son intelligence. Elle termina sa septième année de formation en juillet 1983, puis quitta définitivement le château Ansell, afin de vivre sa vie d’exil.

Dès la fin de son année d’études, Amélia décida de prendre un temps de repos. La mort de ses parents, combinée à celles de James et Lily, lui pesaient encore énormément. Enrôlée dans l’engrenage de ses études et de sa vie de mère, elle n’avait put vivre amplement ses deuils. Âgée de 19 ans, la jeune femme trouva donc un emploi dans une ménagerie magique. Elle y travailla pendant deux ans, amassant des Gallions, afin de payer elle-même son petit appartement.

Un jour de juin 1985, alors qu’elle se trouvais chez elle, Amélia se surpris à relire ses volumes de classe. Elle comprit qu’il était temps pour elle de reprendre là où elle avait laissé. Elle s’inscrivit donc à l’Institut Supérieur des Maîtres, afin de devenir enseignante. Au fond d’elle même, elle savait qu’en tant que professeur, on apprenait toujours, étant obligé de se tenir à jour dans les diverses matières. La carrière d’enseignante était, de ce fait, parfaite pour elle. Amélia se lança corps et âme dans sa formation de professeur, tout en travaillant à temps partiel à la ménagerie.

Toutefois, bien qu’elle fut fort occupée, pas un jour ne se passait sans qu’elle pense à Remus. Il lui manquais terriblement, plus intensément à chaque seconde qui s’écoulait. Lors des nuits de Pleine Lune, elle veillait sa fille, à qui elle administrait de la Tue-Loup et regardait l’astre lunaire avec tristesse et nostalgie. Comme elle aurait aimé être auprès de lui, et le serrer dans ses bras. Comme elle aurait aimé se réveiller chaque jour à ses côtés et veiller sur son sommeil tourmenté. Son âme s’envolait alors, voyageant dans la nuit, et parvenais à la Cabane Hurlante afin de couvrir l’homme qu’elle aimait de tendresse.

Les années passèrent, et Amélia devint finalement enseignante en juillet 1989 à l’âge de 25 ans. Elle trouva un emploi comme professeur de Défenses contre les Forces du Mal à Ansell, poste qu’elle occupa jusqu’en juin 1995.

Telle fut la vie d’exilée d’Amélia Jane Potter.
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:06

Chapitre 15 : Missives secrètes

Je n’ai plus de mots, plus de vie sans toi. Pas une seule seconde ne passe sans que je songe à la douceur de tes yeux. Si tu savais combien je t’aime ! Si tu savais, ton âme s’envolerait au plus haut des cieux, et ta souffrance serait chose du passé. Comme j’aimerais être auprès de toi, afin de couvrir ton corps de mille et une tendresse. Tu est mon seul espoir et mon seul rêve.

Lorsque la nuit tombe, je regarde la lune dans le firmament et je pense à toi. Je pense toujours à toi … Si tu savais comme j’ai envie de tout quitter, de tout abandonner, afin de voler vers toi, mon amour. Je volerai des heures entières, défiant les tempêtes et le vent, juste pour être avec toi. Puis, j’arriverai … j’arriverai devant cette maudite cabane, symbole de la malédiction qui plane sur toi, comme un vautour au dessus d’une proie. Je poserai mon balai contre le mur et je marcherai. Je marcherai jusqu’à toi, mon étoile. Je me faufilerai dans le passage secret, ce passage où tu m’as jadis prit la main pour la première fois. J’avancerai jusqu’à l’entrée de ton antre, et je monterai vers toi. Puis, je te verrai … là devant moi, envahie par la tourmente de ta lycanthropie. Je n’aurai pas peur, non … puisque mon cœur ne bat et ne battra jamais que pour toi. Je te regarderai dans les yeux et j’avancerai vers toi. Je te prendrai alors dans mes bras et je te serrerai contre mon cœur, afin d’être tienne à jamais.

Remus … mon amour, mon étoile, ma lumière et ma vie. Remus … ce prénom que je répète inlassablement dans la froideur de mes nuits. Tu est mon premier amour, le premier que j’ai aimé, et le dernier que j’aimerai.

Ma vie à perdue son sens, le jour où j’ai dut partir. Ce jour maudit, où la vie de tant de personne à changée. Le destin est parfois si cruel, mais je promet qu’il sera tendre pour nous, mon amour. Je te promet de t’aimer toujours, quoi qu’il advienne et peu importe les distances qui nous sépares. Tu est mon sang, mon âme et ma destinée.

Je donnerais ma vie, seulement pour te voir une autre fois … ne serais-ce qu’une seule seconde. Je t’aime, Remus … je t’aime mon amour. Jamais je n’ai cessé de t’aimer, car le faire détruirais mon âme.

Amélia
Xxx

J’ai passé ma vie à le nier. J’ai passé ma vie à le fuir. Aveugle et sourd à ses appels, je m’enfermais moi-même dans ma propre prison. Je croyais avoir réussit à le contenir, avoir réussit à le faire taire. Mais, je me trompais…

Mon cœur s’est échappé. Il s’est évadé du carcan dans lequel je le maintenais. Il a fuit comme un voleur dans la nuit, afin de se réfugier près du tien. J’ai tenté de le rattraper, de le faire revenir. J’y ai mit toute mon âme … mais peine perdue. Même mon âme m’a fait faux bond. Je ne pouvais plus nier, plus fuir …

J’ai retrouvé la vue et j’ai entendu. J’ai entendu ce cœur battre, mon cœur…

Ce jour là, je ne pouvais détacher mon regard de toi. Tu était si belle ! Si belle et éblouissante, que j’en fut aveuglé. Je suis né à la vie à partir du moment où je suis tombé amoureux de toi. Tu m’as mit au monde …

Soudain, la tristesse m’envahit. Je ne peux pas … je n’ai pas le droit. Je suis ce que je suis. Un homme pauvre, rejeté et dangereux. Ai-je le droit de te faire vivre dans la vie de misère qui est la mienne ? Ai-je le droit de mettre ton existence en jeu de cette façon égoïste ? Ai-je le droit de risquer de m’en prendre à toi et de te transmettre la malédiction qui m’afflige ? Ai-je le droit de t’interdire les joies de la maternité, sous prétexte que l’enfant qui grandirait en toi serait maudit ?

Ai-je le droit de t’aimer ?

Oui, il m’est permit de t’aimer … mais il m’est interdit de le faire. Je t’aime plus que tout au monde, Amélia. Ma vie, c’est toi … ma vie brille dans tes yeux, tes yeux si beaux et tendres.

Je rêve de toi toutes les nuits, et lorsque la bête monte en moi, je m’accroche aux souvenirs de ton sourire. Toi seule me permet de continuer à survivre … tu me raccroches à la vie, par un seul rêve. Celui de te revoir et de t’aimer à jamais.

Je t’aime … je t’aime tellement …

Remus
Xxx

Et, les flammes emportèrent ces lettres brûlantes d’amour et de passion. Elles partirent en fumée, sans jamais avoir eu la chance d’être envoyées
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:07

Chapitre 16 : Dit moi …

Amélia vécue donc seule avec sa fille, qu’elle chérissait plus que tout au monde. Tout les mois, elle lui préparait consciencieusement sa Tue-Loup, qu’elle ajoutais au lait de son biberon. Les cheveux châtains blonds et les yeux bleus, la petite fille ressemblait beaucoup à son père. Cela rendait Amélia à la fois heureuse et nostalgique.

Au cours de la première année de vie de son enfant, Amélia travaillais dur pour reprendre des forces, tant physique que psychologique. Jamais elle n’avait donc songé aviser Remus de sa paternité. Puis, au fil des mois et des années, il lui devenait encore plus difficile de trouver les mots pour annoncer cette nouvelle. Elle avait si peur qu’il soit en colère contre elle. Elle lui écrivait de longues lettres dans lesquelles elle lui racontait tout, et lui parlait de leur fille. Puis, elle les jetais dans les flammes, le cœur lourd et malheureux.

C’est donc avec ce secret du cœur qu’elle regarda son enfant grandir. Comme il fallait s’y attendre, Léa-Lily montra très rapidement un penchant pour le courage et la force de caractère. Toutefois, elle avait aussi héritée de la volubilité de sa mère, ainsi que son sens des questions. La petite fille questionna donc très tôt sa mère au sujet de son père. Un soir de Mai 1990, alors qu’elle avait 8 ans, Léa-Lily entra dans le salon et jeta sa poupée préférée sur le fauteuil, où était assise sa mère.

- Maman, dit-elle. Parle moi de Papa. Comment vous vous êtes rencontrés ? Il est gentil ?
- Tu veux encore, que je te parle de ton père ? dit Amélia en souriant. Je t’ai raconté cette histoire au moins soixante fois, poussin
- Je sait, mais j’ai envie de l’entendre encore, dit Léa-Lily en sortant une photo de son père

Amélia sourit et regarda sa fille, qui observait la photo de Remus en silence. Elle s’approcha d’elle et passa le bras sur ses épaules. Aussitôt, Léa-Lily se blottie contre sa mère et passa lentement les doigts sur le visage souriant de son père. Amélia sourit à nouveau, puis regarda les flammes.

- Ton père était un des meilleurs amis de ton oncle James. Je l’ai rencontré dans le Poudlard Express en route pour Poudlard. J’avais 11 ans et il en avait 15. Dès que je l’ai vu, je suis tombée amoureuse de lui. Il était si beau, si doux, si courtois et gentil … le plus merveilleux des garçons que j’avais jamais vu. Il avait une voix tellement rauque et douce … mais je n’étais qu’une gamine. Comment pouvait-il tomber amoureux d’une fillette de 11 ans ? Lui, qui était déjà presque un homme ?
- Tu croyais qu’il te verrais comme une petite fille, hein Maman ? Tu as dut avoir beaucoup de peine, dit Léa-Lily qui regardait toujours la photo
- Non, pas vraiment … j’étais plus résignée qu’autre chose
- Et là, oncle James et Sirius ont mit de la pression sur Papa et toi, pour que vous sortiez ensemble, mais avant tu as sut que Papa était un Loup-Garou, dit Léa-Lily

Amélia sourit. Sa fille connaissait cette histoire par cœur, mais pourtant elle ne se lassait jamais de l’entendre. Elle déposa un tendre baiser sur sa tête, lui caressant les cheveux au passage, puis poursuivit son histoire.

- C’est ça. Sirius avait fait allusion à un trésor et j’ai suivit un garçon de Serpentard sous le Saule Cogneur. Ton oncle est arrivé et à dit qu’il y avait un Loup-Garou. Je suis sortie de ma cachette en demandant qui était le Loup-Garou
- Oncle James était fâché, hein Maman ? Il t’a disputé et ensuite tu as posé pleins de questions sur le Loup-Garou et Papa à décidé de tout te dire
- Oui, mon poussin … il me l’a avoué dans la Cabane Hurlante. Et, c’est à ce moment, que je lui ai donné un baiser sur la joue.

Léa-Lily releva la tête et regarda sa mère en souriant. Elle tendit ensuite le bras et attrapa sa poupée avant de se blottir à nouveau contre sa mère.

- J’aimerais tant le connaître, murmure t-elle d’une petite voix. Tu crois qu’il m’aimerait bien ?

Amélia ne dit rien pendant quelques instants. Elle savait à quel point sa fille souffrait de ne pas connaître son père. Son soutien aurait été tellement bienvenue au cours des transformations de leur enfant. Amélia avait beau aider sa fille du mieux qu’elle le pouvait, jamais elle ne pourrait la comprendre parfaitement. Elle savait qu’elle avait besoin de son père, mais ne parvenait toujours pas à trouver le courage de tout dire à Remus. Elle ferma les yeux, en proie à la culpabilité et à la tristesse.

- Il t’adorerais, mon poussin … j’en suis certaine.

Mère et fille regardèrent les flammes en silence, une perdue dans ses souvenirs et l’autre dans ses rêves.
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:07

Chapitre 17 : Retour aux sources

Nous étions en Juillet 1995. Amélia Potter se prélassait au soleil, étendue sur sa petite terrasse. Elle allait s’endormir, lorsqu’une ombre plana sur elle, lui cachant la lumière du jour. Elle ouvrit les yeux, posant la main contre son front, afin de ne pas être aveuglée par le soleil et regarda autour d’elle. Sur la rampe de la terrasse, se tenait Razmot, le Grand Duc de James dont elle avait hérité à la mort de son frère.

- Razmot … tu me caches le soleil, lui dit-elle

Le hibou hulula, puis s’envola jusqu’à elle avant de se poser sur la serviette de plage. Il lui tendit la patte et attendit patiemment. Elle détacha le parchemin qui s’y trouvais et donna un gros calin à son hibou. Celui-ci ferma les yeux, comme savourant un moment de pure extase, puis émit un bref cri. Elle sourit et lui donna un croque-hibou, qu’il s’empressa de manger comme un goinfre.

Amélia retourna la lettre et se figea. Bien en évidence sur le devant de l’enveloppe, l’emblème de Poudlard luisait dans la lumière. Elle porta une main tremblante à sa bouche, n’arrivant pas à en croire ses yeux. Poudlard… il y avait si longtemps qu’elle n’y avait pas mit les pieds. Avec lenteur, elle ouvrit l’enveloppe et prit le parchemin qui s’y trouvais. Les larmes aux yeux, elle lut.

Très chère Amélia,

Je tenais à vous informez de la situation actuelle. Après bien des aventures, j’ai convenu d’expliquer à Harry ce qui s’était passée lors de cette nuit fatidique. Dorénavant, il est au courant pour le Sort de Protection Sanguine. Je lui ai aussi expliqué, évidemment, qu’il avait une tante de plus… avec tout ce que cela implique. Ce sera à vous, par contre, de lui raconter les évènements en détails.

Oui, Amélia … à vous. Il est temps de rentrer. Après discussion avec le Directeur Schreiber, qui je dois dire en est très peiné, je vous offre de poursuivre votre carrière à Poudlard en tant que professeur de Défenses contre les Forces du Mal, matière dans laquelle vous excellez à ce qu’on m’a dit.

Nous vous attendons, Amélia. Rendez-vous en Angleterre …

Albus Dumbledore

Amélia poussa un gémissement, mit son visage entre ses mains, et éclata en larmes. Elle rentrait enfin chez elle, après quatorze ans d’exil.

Léa-Lily, qui était penchée sur un livre, entendit sa mère pleurer. Elle se leva et se rendit sur la terrasse, où elle vit sa mère tremblante et en larmes, un parchemin à la main.

- Maman ! Maman, qu’est-ce qu’il y a ? dit-elle en sortant sur la terrasse

Amélia releva la tête et regarda sa fille. Elle lui fit un sourire tremblant, puis lui tendit les bras. Léa-Lily alla aussitôt se blottir dans les bras de sa mère, inquiète de la voir dans cet état. Amélia ferma les yeux et murmura :

- Nous entrons en Angleterre, mon poussin …
- Nous allons voir Papa ? C’est vrai ? Je suis si contente ! Je vais voir Papa ! s’exclame Léa-Lily en se levant subitement.

Amélia regarda sa fille avec amusement. Celle-ci tournait en rond sur la terrasse, puis entra dans l’appartement. Elle se précipita dans sa chambre et fit ses bagages, jetant tout pêle-mêle dans une valise et murmurant sans cesse qu’elle allait voir son père. Amélia se leva et alla la rejoindre. Après quelques minutes, elle posa la main sur l’épaule de sa fille.

- Chérie … calme toi un peu. Écoute moi …
- Je vais voir Papa ! Maman, je vais connaître Papa ! dit Léa-Lily, un immense sourire aux lèvres
- Oui, mais avant … je dois y aller seule, afin de lui annoncer la nouvelle et …
- Non ! Je veux aller tout de suite avec toi ! Je ne veux pas rester ici avec Madame Krantz !

Amélia soupira. Elle s’attendait à cette réaction de sa fille. Mais, elle ne pouvait pas prendre le risque de l’amener avec elle. Si Remus refusait la responsabilité de sa paternité, s’il était marié avec quelqu’un d’autre et avait une famille … cela risquerait de briser le cœur de Léa-Lily. Elle la regarda dans les yeux, affichant un air grave.

- Léa-Lily … ce n’est que pour quelques jours. Je ne veux pas arriver comme ça avec toi, et lui dire « voilà ta fille ». Je veux lui parler avant, Léa !
- Je ne veux pas rester ici avec Madame Krantz ! dit Léa-Lily d’un ton boudeur

Amélia serra sa fille tout contre son cœur et lui promis qu’elle pourrait venir en Septembre, pour la rentrée scolaire à Poudlard. Léa-Lily rechigna quelques peu, mais elle ne pouvait rien faire … la décision de sa mère était prise.

Deux semaines plus tard, Amélia quittait l’Australie pour l’Angleterre, laissant Léa-Lily aux soins de Madame Krantz. Diverses émotions bataillaient dans son cœur. Elle ressentait à la fois nostalgie et bonheur incommensurable. Elle allait enfin pouvoir revoir le Pré-Au-Lard … et Remus. Remus, qui lui avait tant manqué. Toutefois, Amélia avait peur. En fait, elle était terrorisée. Et, s’il était marié ? S’il avait fait sa vie avec une autre ? Et, s’il refusait d’admettre Léa-Lily dans sa vie ?

Perdue dans ses pensées, Amélia fixait le vide devant elle, portant peu attention à son vol. Elle conduisait son balai machinalement, habituée aux mouvements du vent contre le bois. Ce ne fut que lorsqu’elle survola Londres, qu’elle revint à elle. Doucement, elle descendit vers le sol et se posa devant le Chaudron Baveur. Levant la tête, elle regarda l’insigne de l’auberge, les larmes affluents à ses yeux. Elle était enfin revenue … Elle poussa la porte et entra.

Plusieurs sorcières et mages se trouvaient à l’intérieur. Ils discutaient bruyamment entre eux, des chopes de bierreaubeurre à portée de la main. Elle s’avança, sa valise et son balai à la main, et se rendit au comptoir. Elle sourit au serveur et lui dit :

- Bonjour … je suis Amélia Potter. Le professeur Dumbledore m’attend
- Ha oui … suivez-moi, lui dit le serveur

Elle le suivit avec empressement, tentant de ne pas le perdre de vue dans la foule. Ils montèrent à l’étage et arrivèrent devant une chambre. Le serveur frappa et ouvrit.

- Professeur Dumbledore ? dit-il. Amélia Potter est arrivée
- Bien … faites là entrer, mon cher Éloi, répondit une voix qu’elle connaissait bien

Le serveur la laissa passer et elle entra dans la chambre. Avec un immense sourire, elle déposa sa valise par terre et alla vers Dumbledore. Impulsivement, elle le serra dans ses bras, heureuse de le savoir en vie. Dumbledore sourit et lui rendit son étreinte avec gêne, avant de l’invité à s’asseoir.

- Amélia … heureux de vous revoir, dit-il. J’espère, que votre vie en Australie à été douce et fructueuse
- Ce n’était pas si mal … dit Amélia. Toutefois, je suis plus qu’enjouée d’être de retour
- Je n’en doute pas … répondit Dumbledore en souriant

Se penchant légèrement vers elle, il l’a regarda attentivement par dessus ses lunettes en demi-lune. D’un ton de confidence, il dit :

- J’imagine, que vous désirez revoir vos amis ? Et Harry, n’est ce pas ?
- Oui, dit Amélia dans un souffle
- Je dois d’abord vous avisez, que Sirius Black s’est échappé de prison, il y a deux ans …
- Je le sait, dit-elle d’une voix située entre la tristesse et la colère.

L’annonce de l’évasion de Sirius avait fait le tour du monde. Les journaux sorciers Australiens en avait fait toute une histoire. S’évader d’Azkaban était impossible, mais pourtant Black avait réussit. Lorsqu’elle avait lu cette nouvelle, Amélia fut d’abord extrêmement heureuse. Elle était convaincue, tout au fond de son âme, que Sirius était innocent. Toutefois, au fil des articles qu’elle lisait, elle eu peur. Peur, que Sirius soit bien le traître dont on parlais … peur qu’il trouve Harry et s’en prenne à lui. Avec tristesse, elle regarda Dumbledore et attendit la suite.

- Évidemment … les journaux en Australie ont dut en faire tout un plat, dit Dumbledore en souriant. Toutefois, ce qu’aucun journaux n’a dévoilé, c’est que Sirius est innocent
- Innocent ? questionne la jeune femme en se redressant
- En effet … le véritable coupable est Peter Pettegrow

Amélia pinça très légèrement les lèvres. Elle n’était pas surprise de l’apprendre. Ce sale petit rat puant ! Il l’avait toujours dégoûté, avec ses grandes dents et ses oreilles décollées. Alors, c’était lui le responsable de la mort de son frère ? C’était lui le responsable de l’emprisonnement injustifiée de Sirius ?

- Il doit payer pour son crime, dit-elle. Et, je veux aider à sa capture … je vais tout faire pour qu’il croupisse en prison !
- Alors … je crois, que vous devriez venir avec moi, dit Dumbledore en se levant

Amélia se leva, reprit ses bagages et suivit Dumbledore. Ils sortirent de l’auberge surpeuplée et marchèrent de longs instants dans les rues de Londres. Amélia regardait autour d’elle, émerveillée par les changements que la ville avait subit en son absence. Tout était si différent qu’en Australie ! Même l’air était différent. Exceptionnellement silencieuse, elle marchait aux côtés de Dumbledore, sans se questionner sur l’endroit où ils allaient. Elle lui avait toujours fait confiance. Cependant, lorsqu’ils s’arrêtèrent devant un terrain vague, elle douta de son intégrité mentale. Pourquoi s’arrêter dans cet endroit désert ? Il se tenait devant un terrain vide, situé entre deux maisons et la regardait en souriant. Elle plissa les yeux, afin de voir le nom de la rue. Ils se trouvaient dans le Square Grimmauld, entre le 11 et le 13. De plus en plus perplexe, elle le regarda.

- Pourquoi s’arrête t-on ici ? Nous allons dans une de ces maisons ? Où sommes nous ? Je veux dire, pourquoi sommes nous ici ? dit-elle

Dumbledore sourit, heureux de constater qu’elle n’avait pas changée. Au début, il avait eu peur … elle n’avait posé aucune question et était demeuré silencieuse. Ce n’était pas normal … Il avait donc attendu exprès avant de prononcer la formule, afin de voir sa réaction. Maintenant soulagé, il dit :

- Nous sommes devant le repaire de l’Ordre du Phénix. Si vous le désirez, vous pouvez rejoindre nos rangs
- L’Ordre du Phénix ? Vous voulez dire, le groupement dans lequel était James et Lily ? Celui qui combat les Mangemorts ? questionne t-elle
- Effectivement, répondit Dumbledore avant de se tourner vers le terrain vague. Retenez bien cette formule, Amélia

Amélia regarda vers le terrain vague et hocha la tête. D’une voix ferme, Dumbledore dit :

- Le repaire de l’Ordre du Phénix se trouve au 12 Square Grimmauld, Londres

Aussitôt, l’air devant eux bougea et, peu à peu, la façade d’une vieille maison délabrée apparue. Amélia ouvrit de grands yeux, puis jeta un bref regard vers Dumbledore. Elle le vit avancer vers la maison et le suivit. Rapidement, ils entrèrent et Dumbledore referma la porte derrière eux. Dès qu’ils furent à l’intérieur, la maison disparue à nouveau aux yeux des mortels.

Une voix stridente se mit à hurler :

Espèce de vieux fou ! Sort de ma maison, débile profond ! Et, toi, espèce de grande gueule attardée, tu n’as rien à faire ici ! SORTEZ !

Amélia sursauta et regarda autour d’elle. Elle vit un tableau, représentant une vieille femme acariâtre. C’était cette femme, qui leur hurlait des insultes, s’époumonant jusqu’à en devenir rouge pivoine. Un bruit de pas précipités retentie dans les escaliers et une voix grave, remplit de colère s’éleva.

- Veut tu bien te la fermez, espèce de vieille tarée ! dit Sirius en refermant vivement le rideau, afin de cacher le tableau de sa mère

Amélia le reconnut aussitôt et posa la main sur sa bouche. Avec un sanglot dans la voix, les larmes aux yeux, elle dit :

- Sirius …

Sirius tourna rapidement la tête et la regarda. Il la fixa quelques secondes, comme s’il enregistrait son visage dans son esprit. La dernière fois qu’il avait vu Amélia, elle avait à peine 17 ans. Maintenant, elle était devenue une ravissante femme de 31 ans. Il mit donc un certain temps à la reconnaître, mais lorsque ce fut fait, un magnifique sourire éclaira son visage.

- Pupuce ! dit-il. Pupuce, c’est bien toi ?

Cette fois, Amélia porta les deux mains à sa bouche et elle éclata en sanglots. Elle se précipita sur Sirius et le serra fortement dans ses bras. Sirius l’enlaça et posa le menton contre son épaule, fermant les yeux et tentant de ne pas pleurer à son tour. Elle poussait de gros sanglots et pleurait amèrement sur tout ce qu’ils avaient vécus. À travers ses larmes, elle tenta de parler, mais le résultat ne fut guère concluant.

- Si … Siri … Sirius … Je … je savais que … que tu … tu n’av … n’avais pas f … fait ça, dit-elle
- Chut … c’est finit maintenant, Pupuce. Nous sommes de retour tout les deux, dit Sirius. Ne pleure plus, Amélia

Amélia fit un petit signe de tête, et sécha ses larmes, toujours dans les bras de Sirius. Alerté par le son des pleurs, Remus sortie de la bibliothèque et se figea sur place. Il fixait la jeune femme qui se trouvais dans les bras de Sirius, et son cœur s’accéléra aussitôt. Il ne pouvait pas y croire … elle était là. Amélia était là, devant lui. Avalant difficilement sa salive, il murmura le prénom tant murmuré au fil des années.

- Amélia …

Appuyée contre Sirius, Amélia ouvrit les yeux. Lentement, elle tourna le visage et regarda dans la direction du murmure. Tout aussi lentement, elle quitta les bras de Sirius, afin de s’avancer vers l’homme qui peuplait ses jours et ses nuits. Elle posa les mains de chaque côté de son visage, passant délicatement les doigts sur les cicatrices qui le parsemait. Puis, elle passa doucement la main dans ses cheveux teintés de quelques mèches blanches. Enfin, elle leva des yeux aimants vers lui et plongea son regard dans le sien.

- Remus … murmure t-elle avant de se blottir dans ses bras

Elle était enfin de retour chez elle.
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Amélia Potter



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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:07

Chapitre 18 : Je suis là …

Septembre 1995 arriva enfin, et Amélia retourna à Poudlard en tant que professeur. Elle n’avait toutefois pas encore réussit à avouer l’existence de Léa-Lily à Remus, surtout que celui-ci ne lui avait manifesté presque aucune marque d’amour, tout deux au prise avec une timidité crée par les années de séparation. Elle entra donc nerveusement dans la Grande Salle et s’assied avec ses collègues, remarquant à peine Rogue, qui la foudroyait du regard.

La jeune femme n’était pas la seule à faire un retour aux sources. Effectivement, Remus avait été à nouveau engagé comme professeur, ayant charge du cours d’Histoire de la Magie. Cette situation rendait donc Severus encore plus fou de rage. Il avait tout fait pour que ce monstre lycanthrope quitte Poudlard, et le voilà de retour, en compagnie de sa laideronne de pie stupide ! Extrêmement renfrogné, Severus fixait donc le vide devant lui d’un air sombre.

Assise aux côtés de Remus, Amélia s’efforçait de rester calme. Bientôt, elle reverrai Harry. Il allait entrer par la porte de la Grande Salle, avec les autres élèves, afin d’attendre les premières années. Et, parmi ceux-ci, sa fille … et elle n’avait encore rien dit à Remus ! Fermant les yeux, Amélia respira profondément, tout en pianotant des doigts sur la table. Elle sentie alors une douce chaleur sur sa main et elle ouvrit les yeux. Remus avait posé la main sur la sienne, et la regardait, un léger sourire aux lèvres. Ils se regardèrent quelques secondes, puis Remus retira la main de celle d’Amélia. Il ne devait pas être trop proche d’elle. Il n’en avait, malheureusement, plus le droit.

Les portes de la Grande Salle s’ouvrirent alors, et les élèves entrèrent. Amélia parcouru les yeux sur les divers élèves, se demandant si elle allait reconnaître Harry parmi eux. Elle obtint sa réponse très rapidement. Un jeune homme aux cheveux récalcitrants s’avançait vers la table des Gryffondor, en compagnie d’un jeune homme roux et d’une jeune fille qui semblait très sûre d’elle. Après qu’ils se furent assis, tout les trois tournèrent la tête en direction de la table des professeurs. Amélia en eu, évidemment, le souffle coupé. Il ressemblait tellement à James ! On aurait presque dit, que son fantôme la regardait. Les mêmes cheveux en bataille, le même nez, la même forme du visage, le même maintien … seuls ses yeux étaient différents. C’était manifestement les yeux de Lily. Sans le quitter un seul instant du regard, elle tendit la main vers celle de Remus et l’a repris dans la sienne, la serrant convulsivement. Cette fois, Remus garda la main d’Amélia dans la sienne, prenant comme défaite qu’il devait la soutenir. Hermione remarqua aussitôt le manège qui se jouait et murmura à Harry :

- Regarde Harry … le professeur Lupin lui tient la main. Tu crois que … qu’ils … demande t-elle
- Je n’en sait rien, murmure Harry en ne quittant pas sa tante du regard
- Ce serait trop génial, que Lupin soit ton oncle ! murmure Ron
- Trop beau pour être vrai … dit Harry

Les élèves de première année entrèrent sur ces mots, et Amélia reconnu sa fille qui se démarquait des autres, étant plus grande que les élèves de 11 ans. Tenant toujours la main de Remus, elle serra un peu plus son étreinte. Remus la regarda, étonné. Pourquoi cette nouvelle poussée d’angoisse ? Il regarda les élèves de première année se faire répartir, puis vit la jeune fille plus vieille attendre son tour. Il se demanda brièvement pourquoi elle se trouvais avec les premières années, lorsque McGonagall nomma son nom.

- Léa-Lily Potter

Nouvelle convulsion de la main d’Amélia. Remus la regarda attentivement et compris. Elle avait donc eu une fille … elle avait quelqu’un dans sa vie. Le cœur lourd, il lui lâcha doucement la main et regarda sommairement une tache sur la table. Amélia, le regarda brièvement et nota de la tristesse dans son attitude. Elle vint pour lui murmurer quelque chose, lorsque le Choixpeau s’écria :

- Gryffondor !

Amélia sourit et applaudit la répartition de sa fille, tout en lançant des petits regards vers Remus. Lorsque tout les premières années furent répartis, le professeur Dumbledore se leva, afin de faire son discours de la rentrée.

- Une fois encore, j’ai le plaisir de vous accueillir de nouveau à Poudlard, pour une autre année. Ceux qui le connaisse ont déjà constaté, que le professeur R.J Lupin est de retour parmi nous. Cette fois, il enseignera l’Histoire de la Magie, en remplacement du professeur Binns, qui a décidé de partir vers un autre monde.

Les élèves applaudirent à tout rompre le retour de leur professeur préféré. Enfin, le cours d’Histoire de la Magie ne serait plus ennuyant ! Remus se leva lentement pour saluer les élèves, puis, il se rassied en souriant un peu tristement.

- Le cours de Défenses contre les Forces du Mal sera enseigné par quelqu’un qui nous provient directement de l’École de Sorcellerie Ansell d’Australie. Le professeur Amélia Potter …

Amélia se leva à son tour et sourit à ses élèves avant de se rasseoir. De petits murmures volèrent un moment dans la salle. Potter ?! Les regards se tournèrent vers Harry, qui tenta de les ignorer du mieux qu’il pouvait. Devant son ignorance, les autres se mirent à manger, oubliant, pour le moment, de lui poser des questions.

Amélia n’eu pas l’opportunité de rencontrer Harry avant son premier cours, qui eu lieu trois jours après la rentrée. Elle descendit les escaliers menant à son bureau et marcha vers la porte de la classe. Le cours ne débutait que dans une demie-heure, mais elle entendait déjà des voix dans le passage. Souriant, elle se dit que les élèves de Poudlard avaient beaucoup plus d’assiduité, que ceux d’Ansell. Elle ouvrit la porte et se trouva devant Harry et ses amis. Amélia les regarda quelques instants, puis fit un petit sourire en se poussant de côté pour les laisser entrer. Ils entrèrent, Harry jetant un bref regard vers sa tante, et prirent place à leur banc habituel. Amélia respira profondément et marcha jusque devant la classe, où elle s’assied à son bureau. Un silence de plomb nimbait la pièce et elle se dit qu’elle devait dire quelque chose.

- Bonjour … arrivez-vous toujours aussi tôt en cours ?
- Elle oui, mais pas nous ! dit Ron en pointant Hermione du doigt
- Veut tu bien te taire, Ronald ! dit Hermione. En fait, nous voulions vous parlez, professeur, ajoute t-elle d’un ton remplit de professionnalisme

Amélia ne put s’empêcher de sourire. Cette jeune fille lui faisait tellement penser à elle ! La même attitude supérieure de ceux qui savent … qu’ils savent ! Elle devait se faire régulièrement traiter de miss je-sait-tout, se dit Amélia en souriant.

- Hé bien, je vous écoute. Mais, avant, puis-je savoir vos noms ? dit-elle d’une voix douce. Mit à part Harry, bien entendu, ajoute t-elle en le regardant

Harry regarda sa tante et lui sourit. Il se sentais tellement bien, comme s’il l’avait toujours connu.

- Ce sont Hermione Granger et Ron Weasley, dit-il.
- Oui, et nous voulions savoir … enfin, on nous a dit que vous y étiez ce soir là, et … dit Hermione

Amélia regarda Hermione et lui fit un sourire attristé. Elle soupira tout en passant les mains sur son visage. Elle ne se doutait pas, qu’elle devrait raconter l’histoire à Harry si tôt. Après une brève hésitation, elle se décida à parler.

- En effet, miss Granger. Je me trouvais chez mon frère ce soir là. En fait, j’habitais chez James et Lily depuis la mort de mes parents, dit-elle. Ils sont morts un an avant le mariage de tes parents, Harry … ils faisaient partis de l’Ordre et ils sont morts au cours d’une attaque des Mangemorts.

Un silence pesant planait toujours dans la classe, Harry, Ron et Hermione n’osaient respirer. Amélia regarda Harry, lui sourit, puis poursuivit son histoire.

- L’Halloween 1981 eu lieu un samedi. J’étais dans ma chambre, lorsque j’ai entendu un bruit provenant du hall d’entrée. Je suis descendu en courant, et j’ai croisé Lily dans le couloir. Elle te tenais dans ses bras, Harry, dit Amélia en regardant son neveu

Harry fit un bref signe de tête, afin de lui signifier qu’il l’écoutais bien. Il avait des papillons dans l’estomac. Enfin, il saurait ce qui s’était passé ce soir là. Et, savoir que sa mère le tenais dans ses bras, l’emplissait de joie.
Alors qu’elle le regardait, Amélia décida qu’il valait mieux taire le fait que Lily était enceinte lors de sa mort. Ce détail aurait trop blessé Harry pour rien, déjà que la narration de la mort de ses parents allait le faire souffrir.

- Nous sommes allés dans le hall et ton père tenait Voldemort en joue avec sa baguette …
- Seigneur, murmure Hermione le teint blême, alors que Ron émettait un petit gémissement

En entendant le nom de Voldemort, Harry fut remplit de haine, mais aussi de fierté. Son père l’avait tenu en joue … il l’avait défié, afin de protéger sa famille.

- Lorsqu’il nous à vu, Voldemort à fait un pas vers nous. Ton père s’est placé entre nous et lui, et nous a dit de partir. Ta mère m’a alors agrippé par la main et nous nous sommes enfuies, dit Amélia le regard plongé dans le passé. Alors que nous étions presque rendues à la porte de derrière, une lueur verte à emplit la maison …
- Mon père … dit Harry
- Oui … il venait de mourir pour nous sauver. Pour nous donner une chance de fuir, dit Amélia avec émotion

Elle ferma les yeux, tentant de refouler les larmes qui montaient en elle. Elle devait terminé l’histoire. C’était celle d’Harry, et il devait la connaître. Sans ouvrir les yeux, elle se replongea dans la terreur de cette nuit d’octobre 1981.

- Lorsque la lueur à nimbée la pièce, je me suis mit à crier le nom de ton père. J’ai voulu revenir en arrière, afin d’aller vers lui … mais ta mère m’a ordonné d’aller dans ta chambre. J’y suis allé … et elle m’a rejoint. Elle avait ouvert la porte de derrière, afin de faire croire à Voldemort, que nous étions sorties. Elle était en état de choc, tout comme moi d’ailleurs. Ta mère à ouvert la porte du placard de ta chambre et m’a dit de m’y cacher. Au moment où elle allait te poser dans mes bras, Voldemort à fait sauter la poignée de porte.

Harry, Hermione et Ron retenaient leur souffle, vivant les évènements comme s’ils y étaient. Amélia prit une profonde respiration et, toujours en gardant les yeux fermés, elle continua son récit.

- Ta mère à refermé la porte et elle a couru jusqu’à la fenêtre située derrière ton lit. Elle voulait probablement sortir dehors avec toi ou, à tout le moins, te jeter à l’extérieur. Au moment où elle a atteint ton lit, Voldemort est entré.

Amélia avala difficilement sa salive. Tout cela était si dure à revivre. Après avoir passé toute sa vie à vouloir oublier les évènements, voilà qu’elle devait les narrer, afin que son neveu arrive à faire le deuil de ses parents. Elle cacha son visage entre ses mains et murmura :

- Elle t’a alors déposé dans le lit et s’est placé entre Voldemort et toi. Je regardait entre les lattes de la porte du placard, et j’était tellement terrorisé. Mais, ta mère fixait Voldemort droit dans les yeux, et elle l’a supplié de ne pas te faire du mal … de la tuer elle, mais de te laisser en vie. Il lui a ordonné de s’enlever du chemin. Elle a refusé … et il l’a tuée. Puis il a tendu sa baguette vers toi et … j’ai fermé les yeux.

Amélia soupira et ouvrit les yeux, afin de regarder son neveu et ses amis. Elle regarda sa montre … le cours débutais bientôt, elle devait se dépêcher à terminer. Les détails de cette nuit d’horreur ne devaient pas être entendu par la planète entière.

- J’ai alors entendu un cri affreux … un cri inhumain, impossible à décrire ni même à concevoir. J’ai ouvert les yeux et regardé entre les lattes. Voldemort était réduit en fumée et hurlait … et il est partie par la fenêtre ouverte.

Elle regarda alors Harry droit dans les yeux. Avec des sanglots dans la voix, elle dit :

- Tu pleurais, Harry … je t’entendais pleurer, mais je ne réalisait pas que c’était toi. Puis, je me suis levé et je suis sortie du placard. Je t’ai prit dans mes bras et je suis retourné me cacher.

Amélia ferma les yeux à nouveau, enfonçant les émotions au plus creux de son être. Non … elle ne devait pas pleurer. Elle avait déjà versé assez de larmes comme ça.

- C’est là que l’Ordre nous à trouvé. Endormis tout les deux dans le placard. Je te tenais contre moi … et ils t’ont arraché de mes bras. Ils m’ont retiré la seule famille qu’il me restait … tout ce qui me restait de mon grand frère, que j’admirais tellement.

Elle eu un faible sourire, tel un fantôme surgit du passé

- Mais maintenant … maintenant, je suis là, dit-elle en ouvrant les yeux.
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:08

Chapitre 19 : Secrets du cœur

Bien qu’elle tenta de fuir Remus aussi longtemps qu’elle le put, c’était sans compter sur le détermination de leur fille. Léa-Lily harcela sa mère, comme elle avait jadis harcelé son frère, Sirius et Peter à propos du mystérieux Loup-Garou. Sur le point de craquer et d’enfermer sa fille dans une malle, afin de la ré-expédier en Australie, Amélia consentie à aller voir Remus en sa compagnie.

Elle marchait donc nerveusement en direction du bureau de Remus, trouvant n’importe quel prétexte pour s’arrêter en chemin. Jamais elle n’avais admiré les tableaux de Poudlard si ardemment ! Finalement, Léa-Lily la tirant par la main, elles arrivèrent enfin devant le bureau de Remus. Amélia jeta un regard anxieux sur sa fille, qui elle l’a regardait avec empressement.

- Tu ne dit rien … tu entends ? Je … je vais lui dire, dit Amélia
- Mais oui ! Mais frappe ! dit Léa-Lily en frappant elle-même à la porte du bureau

Penché sur les copies du premier devoir, Remus leva les yeux vers la porte. Il posa doucement sa plume et donna l’autorisation d’entrer. Dans le couloir, Amélia ne bougea pas et ce fut Léa-Lily qui ouvrit la porte, en poussant un soupire désespéré. Comment sa mère pouvait-elle manquer autant de courage ? Elle était certes très intelligente, mais ce qu’elle pouvait se montrer peureuse à la fin ! Amélia jeta un bref coup d’œil à sa fille et entra dans le bureau. Remus les regarda attentivement, le corps légèrement tendu. Elle allait lui dire qu’elle s’était jeté dans les bras d’un autre homme, afin d’oublier sa peine … qu’elle était désolée et tout ça. Il en était certain, et n’avais aucune envie de l’entendre. Il les regarda s’asseoir et garda le silence.

Amélia, de plus en plus nerveuse devant le mutisme de Remus, regarda sa fille. Celle-ci la regardait avec l’air de dire : « dit-lui ou sinon c’est moi qui le fait ! ». Amélia soupira et regarda Remus.

- Remus … je … Léa-Lily est … je veux dire, elle est …
- Ta fille, je sait … dit Remus. Je comprend que tu ai été … perturbé à l’époque, dit Remus d’un ton neutre

Amélia ouvrit de grands yeux et s’insurgea. Elle regarda Remus d’un air outré et se leva, marchant de long en large dans le bureau. Léa-Lily regarda sa mère d’un air légèrement craintif. Elle savait que lorsqu’elle était dans cet état, ce n’était pas joli à voir.

- Qu’est ce que tu insinue, Remus Lupin ? Que je me suis vautrée comme une traînée dans les bras de tout le monde, afin d’assouvir ma tristesse ? Tu insinues, que j’ai trahi notre amour en me conduisant comme une putain, c’est ça ?
- Heu … Amélia, dit Remus
- Taie-toi ! dit Amélia

Remus ne dit plus un mot, se contentant de la regarder se démener comme un Dragon en furie. Léa-Lily se faisait toute petite sur sa chaise, jetant parfois des regards contrits vers son père. Puis, elle sursauta légèrement lorsque sa mère posa une main vive sur son épaule.

- Léa-Lily est ta fille, tu sauras ! C’est ta fille, tu m’entends ?

Remus ne dit rien. Il regarda Léa-Lily, qui affichait maintenant un immense sourire. Puis, il regarda Amélia à nouveau. Il se rendit compte, qu’elles avaient toutes deux les larmes aux yeux, et s’efforça de dire quelque chose de sensé.

- Comment ça ? dit-il d’un ton peu assuré.

Amélia le regarda d’un air ahurit, puis fit un sourire timide.

- Bien … tu ne t’en souviens plus ? C’était si peu agréable que ça, Remus ?
- C’est … ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, se défend Remus qui voulait évité une autre crise

Amélia sourit et s’assied en soupirant. Elle ravala ses sanglots et, sans le regarder, lui raconta tout. Sa dépression, la découverte de sa grossesse à trois mois de gestation, son envie de mourir en donnant naissance à leur enfant, puis son retour progressif à la vie. Elle lui raconta aussi son incapacité à lui avouer l’existence de leur enfant, sa honte, sa culpabilité, sa tristesse et surtout, surtout sa solitude. Comme il lui avait cruellement manqué ! Remus l’écouta attentivement, jetant parfois de brefs regards vers sa fille. Sa pire crainte s’était produite et, il devait l’avouer, ce n’était pas si terrible que ça.

Lorsqu’elle termina son histoire, il se leva lentement, contourna le bureau et les serra toutes les deux dans ses bras.
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:08

Chapitre 20 : L’ombre de la mort

Assise devant le foyer de la maison Black, Amélia contemplait les flammes. En cette douce nuit du début d’été, tout était calme et silence. La maison était vide, les membres de l’Ordre étant en mission et Léa-Lily dormait paisiblement à l’étage. Seul Sirius, occupé à nourrir Buck, était présent. Elle l’entendait marcher de long en large à l’étage, puis perçut ses pas dans les escaliers. Il entra dans le salon en maugréant et marmonna :

- Je dois sortir d’ici. Je ne me suis pas évadé d’Azkaban, pour être prisonnier ici !
- Je sait … mais tant que Peter n’a pas été retrouvé, ce n’est pas prudent Sirius, dit Amélia
- La prudence, c’est pour les trouillards ! réplique Sirius

Amélia soupira, mais ne répliqua pas. Inutile de parlementer avec un Gryffondor maintenu en laisse. Elle se contenta donc d’hausser les épaules et poursuivit sa contemplation calme du feu. Après plusieurs minutes de grognements canins, Sirius se mit à observer Amélia avec attention. Ce qu’elle était jolie ! Et, Remus qui ne semblait pas vouloir reprendre là où ils avaient laissés. Ils avaient pourtant un enfant, par Merlin ! Il se pencha un peu vers elle et dit :

- Remus s’est déclaré ?
- Sirius ! Ne recommence pas ! dit Amélia en le regardant. Tu est impossible, tu sait ?

Sirius se mit à rire et la regarda d’un air innocent. Amélia sourit, quand même amusée et attendit sa prochaine stupidité, qui ne tarda pas à arriver.

- Je lui ai pourtant dit quoi te dire pour te reconquérir …
- Ha oui ? Quoi ? demande t-elle, un immense sourire aux lèvres

Sirius prit un air d’importance paternelle et expliqua :

- Je lui ai dit ; Remus, mon petit … pour avoir n’importe quelle fille, tu n’as qu’à dire « Hey bébé … grimpe sur mon manche, on ira pas vite ! »

Amélia éclata de rire … ce qu’il pouvait être idiot ! Sirius rit aussi, heureux de pouvoir amuser Amélia. Toutefois, il était très sérieux. Il désirait toujours autant voir ses deux amis ensembles. En fait, rien n’aurait put lui faire plus plaisir, sauf que James et Lily soient encore en vie.

- C’est macho ! dit Amélia à moitié hilare
- Ha oui ? dit Sirius, une lueur malicieuse dans les yeux. Tu dirais à Remus qu’il est macho, s’il te disais « Amélia, mon amour … viens. Grimpe sur mon manche, ma jolie » ?

Amélia rougit vivement et vint pour ordonner à Sirius de se taire, lorsque la porte d’entrée s’ouvrit avec fracas. Ils se levèrent d’un seul bond et se rendirent dans le hall. Severus Rogue les regarda sommairement et grommela :

- Les Mangemorts attaquent. Au Ministère … Potter s’est encore mit dans le purin de dragon
- Harry ! s’exclame Amélia en se précipitant sur la porte

Sirius se précipitait aussi sur la porte d’entrée, lorsqu’il fut arrêté par Rogue. Les deux hommes de confrontèrent, nez contre nez et yeux se lançant des éclairs de haine. S’il y avait un seul homme sur Terre, que détestais plus Rogue que Potter, c’était bien Black ! Cet imbécile avait voulu le tuer ! Sirius regardait Severus avec ironie et le poussa vivement.

- Enlève toi de mon chemin, Servilius !
- On se calme, chouchounette … dit froidement Severus. Tu risques de te casser un ongle. Contente toi de récurer les planchers et laisse les hommes se battrent, rétorque ironiquement Rogue

Sirius serra fortement les dents. Comme il avait envie de donner la raclée de sa vie à cet imbécile de Serpentard de crotte ! Severus sourit brièvement, plissa les yeux et tourna les talons, afin de retourner sur les lieux de la bataille. Sirius le regarda partir avec haine. Si ce cancrelat croyait qu’il allait rester ici ! Il en avait marre ! Il prit sa baguette et sortit rapidement du Square.

Amélia, qui n’avait aucune idée de la confrontation qui venait d’avoir lieu, transplana immédiatement au Ministère de la Magie. Elle regarda autour d’elle, tout les sens à l’affût. Où étaient-ils ? La baguette tendue devant elle, elle couru vers ce qui lui semblait être un bruit de lutte. Poussant quelques portes, elle entra dans une salle étrange, entourée d’estrades et au milieu de laquelle se trouvait un voile. Sous ses yeux, la bataille sévissait. Une quantité effroyable de Mangemorts étaient à l’œuvre. Amélia descendit rapidement les marches, lançant des Stupéfix aux disciples qu’elle croisait. Du coin de l’œil, elle vit Remus en train de combattre Dragan Goyle, et elle adressa une brève prière à James, pour qu’il le protège.

Elle allait sauter en bas des estrades, lorsqu’elle vit … Pettegrow. Le sale rat était là ! Pour lui, la baguette serait inutile … Amélia se concentra et ses vêtements tombèrent sur le sol. Un grondement bas et sourd se fit entendre. Pendant un bref instant, les combattants cessèrent de se battre et regardèrent vers l’intense grognement. Un magnifique puma aux immenses yeux bruns s’avançait lentement vers Pettegrow. Plusieurs Mangemorts prirent la fuite, ce qui sortie tout le monde de leur catatonie. Alors que le combat reprenait, le puma s’accroupie, bougea la queue et bondit sur un Peter complètement paniqué. Amélia fixa ses yeux de félin dans ceux de Pettegrow et poussa un rugissement. Sous elle, Peter se débattit, puis disparu. Il s’était transformé à son tour et avait réussit à lui glisser entre les pattes. Après avoir rugit, Amélia se mit à la poursuite de Pettegrow. Elle couru, contourna Remus, faisant voler au loin la baguette de Goyle d’un violent coup de patte, puis bondit prestement vers le rat. Severus, qui venait juste d’arriver, eu tout juste le temps de se pencher, afin de ne pas recevoir le puma en pleine poitrine. Il arqua un sourcil, puis partie participer à la bataille, se rangeant du côté des Mangemorts pour ne pas éveiller de soupçons.

Arrivant sur les lieux, Sirius entendit un rugissement. Aussitôt, il couru vers lui et entra dans la salle. Il descendit rapidement les marches, sur-excité par le combat. Il hurla, tout en descendant :

- Vas-y Amélia ! Bouffe moi ce sale rat !

Sirius sauta sur le sol et s’en prit aussitôt à Lucius Malefoy. Ils combattirent plusieurs minutes, évitant les sorts de leur adversaire d’une main de maître. Puis, Sirius lança un Stupéfix qui pétrifia Malefoy. Il n’eu guère le temps de se réjouir, puisqu’une voix ironique surgit derrière lui.

- Toujours aussi stupide, cousin, dit Bellatrix Lestrange
- Bellatrix … dit Sirius en se retournant. Tiens .. tu as grossit ?
- Ferme là ! réplique Bellatrix, en lui lançant un Stupéfix qu’il évita

La bataille reprit donc, chacun rivalisant d’adresse avec l’autre. Remus, ayant stupéfié Dragan Goyle, combattait à présent Dolonov. De son côté, Amélia tentait encore d’attraper Pettegrow. Les cris des sortilèges se mêlaient aux grondements sourds du puma, et la pièce était nimbée de lueurs multicolores. Sirius paraît les coups de sa cousine, se rapprochant sans le remarquer, du voile mouvant. Toutefois, Bellatrix, l’avait remarqué. Avec un petit sourire, elle s’écria :

- Experliamus !

Sirius fut durement désarmé et projeté vivement en arrière. Remus, qui venait de se débarrasser de Dolonov, vit toute la scène et cria le nom de Sirius. Amélia releva la tête, afin de regarder vers eux. Profitant de ce moment d’inattention, Peter se faufila et réussit à fuir. Comme si l’action se déroulait au ralenti, Remus et Amélia virent Sirius tomber vers le rideau. Aussitôt, Amélia bondit et heurta Sirius. Ils tombèrent tout deux à quelques pouces du rideau mortel.

- Pupuce … tu m’étouffes, eurk ! dit Sirius d’une voix légèrement tremblante.

Sous le choc de ce qui avait faillit se passer, les membres de l’Ordre furent incapables de faire un geste et ils assistèrent, impuissants, à la fuite de Bellatrix et des Mangemorts. Le silence tomba soudain sur la salle, puis un grondement plaintif se répercuta contre les murs. Amélia, toujours transformée, se déplaça et s’éloigna un peu de Sirius. Elle se retransforma en humain, puis, tremblante, elle fut prise d’une crise de larmes incontrôlable.
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:09

** Passage sexuel. Le lecteur est avisé

Chapitre 21 : Chaque battement de cœur

Au cours des semaines suivants l’incident au Ministère, l’Ordre partie en guerre. Ils devaient absolument savoir qui était du bord de Voldemort. Les Vampires rejoindraient-ils ses rangs ? Rogue fut mandaté d’aller consulter les siens. Quelles étaient les positions des Géants ? Hagrid et Madame Maxime furent, encore une fois, invités à aller vérifier. Des éclaireurs furent aussi envoyés, afin d’analyser les intentions des Furies, des Golems et des Gobelins.

Remus fut, évidemment, envoyé palper le pouls des Loups-Garous. Il devait donc quitter pour la forêt de Bragminton, située dans le cœur même de la communauté lycanthrope. Toutefois, afin d’accomplir sa mission à bien, il devait cesser de prendre sa potion Tue-Loup. Effectivement, la majorité des Loups-Garous voyaient les sorciers d’un fort mauvais œil, et encore plus ceux des leurs qui tentaient de devenir « humain ». Victimes de ségrégation de la part des gens « normaux », ils détestaient donc tout ce qui venait d’eux. Obligé de laisser sa nature sauvage le posséder, Remus refusa à hauts cris, le fait qu’Amélia voulait l’accompagner.

- Mais, tout le monde travaille en équipe ! s’exclame Amélia. Tu ne peux pas y aller seul, Remus !
- Parfaitement, que je le peux ! lui rétorque Remus. Il est hors de question, que tu viennes avec moi ! C’est trop dangereux ! Même si tu restes à l’écart de la communauté, on sentira ta présence à mille lieux … et je ne pourrai pas te protéger d’une morsure, si une horde de Loups-garous se jettent sur toi. Je ferai peut-être même partie de cet horde … donc, tu restes ici ! dit Remus d’un ton ferme et sans réplique
- Non ! réplique quand même Amélia. Tu vas m’en empêcher, Remus ? Comment ? Tu vas m’attacher ? Tu vas me stupéfier ? Tu vas m’assommer ? Comment ? Tu vas m’étrangler, peut-être ? questionne Amélia, que l’énervement poussait à retomber dans ses questions

Remus lui jeta un air grave et sévère, mais ne dit rien. Il soupira, prit ses bagages et sortie de la maison Black, suivit par Amélia, qui lui marchait presque sur les talons. Il marcha jusqu’à la rue, Amélia s’agrippant à la manche de sa cape, et se retourna vers elle.

- Reste ici, ordonne t-il
- Non ! s’entête Amélia
- Amélia … dit Remus d’un ton remplit d’avertissement
- Non ! redit Amélia, butée

Remus soupira à nouveau, et leva les yeux vers le ciel. Il fixa les nuages quelques secondes, puis baisa les yeux vers la manche de sa cape. Il posa la main sur celle d’Amélia et la força à lui lâcher la manche. Par la suite, il transplana sans appel, l’a laissant seule sur le coin de la rue. Amélia marmonna de sombres insultes concernant son attitude de macho, puis transplana à son tour. Elle savait très bien où se trouvais la communauté lycanthrope. Remus aurait-il oublié, qu’elle enseignait la Défense contre les Forces du Mal depuis 7 ans ?

Elle réapparue en plein cœur du village lycanthrope. Elle regarda autour d’elle, afin de trouver Remus, mais ne le vit nul part. Il était pourtant bien là ! Pour l’instant invisible parmi les Loups-Garous non transformés, elle marcha dans les rues, se fondant dans la foule. Au loin, elle aperçut la forêt de Bragminton, perdu dans le brouillard. C’était là, que les Loups-Garous passaient la totalité de leur transformation, dévorant les petits animaux, se battant et se reproduisant entre eux. Remus y avait passé quelques temps, avant l’invention de la Tue-Loup, lorsqu’il voulait laisser sortir le trop plein de sa fureur. Qui sait ? Un de ces enfants qui jouaient dans cette ruelle, était peut-être le sien ?

Amélia poursuivit son chemin et arriva à une auberge, nommée « Le Hurleur ». Par instinct, elle y entra et vit Remus qui attendait au comptoir de service. Elle s’avança vivement vers lui, et s’accouda au comptoir, sans le regarder. Remus tourna la tête et la vit. Il soupira et leva les yeux au plafond. Ce qu’elle pouvait être bornée ! Comment diable avait-elle fait, pour arriver jusqu’ici ? Puis, il réalisa qu’elle devait le savoir … elle enseignait la Défense depuis 7 ans, après tout. Il vint pour lui intimer de partir immédiatement, pour l’amour de Merlin, lorsqu’un commis arriva.

- Bonjour monsieur, madame … vous êtes venus pour frayer ? leur demande t-il. C’est la période de reproduction … mais vous le savez déjà !

Amélia regarda brièvement Remus, qui fixait obstinément le commis. Elle réfléchit et constata qu’effectivement, ils étaient en août … période principale de rut chez les Loups-Garous. Évidemment, ils pouvaient se reproduire à longueur d’année, toutefois, le mois d’août constituait pour eux un genre de festival de la reproduction. Les Loups-Garous du monde entier venaient dans la forêt de Bragminton, frayer la femelle, avant de retourner chez eux. Était-ce pour cela, que Remus ne voulait pas qu’elle l’accompagne ? Parce qu’il voulait batifoler en paix ? Ou, parce qu’il craignait qu’un Lycanthrope, non regardant sur la race, tente de séduire Amélia ? Ou encore, avait-il peur de frayer avec elle, dans un moment de pur inconscience ?

Perdue dans ses réflexions, Amélia entendit vaguement Remus dire :

- Deux chambres, s’il vous plait

Elle tourna la tête vers lui, surprise. Deux chambres ? Alors, il ne s’opposait plus à sa présence ici ? Pourquoi ?

- Désolé, monsieur … il ne nous reste plus qu’une chambre. Vous comprenez, c’est la grande reproduction ce week-end. Tout est complet, dit le commis

Remus soupira à nouveau. Quelle chance ! Après un très bref regard vers Amélia, il posa les Gallions nécessaires sur le comptoir et paya la chambre. Il signa les papiers d’admission, prit ses valises et partie en direction de la chambre qu’il venait de louer. Amélia le suivit, un peu mal à l’aise. Et, s’il avait donné rendez-vous à une petite Loup-Garou ? Après tout, elle ne savait rien de sa vie amoureuse. Peut-être avait-il l’intention de profiter amplement du week-end et voilà qu’elle mettait un frein à ses plans. S’il n’avait pas repris avec elle, s’était peut-être qu’il avait une autre femme dans sa vie. Progressivement, la jalousie envahie le cœur d’Amélia. Il n’avait pas le droit ! Elle l’avait attendue, elle ! Elle l’aurait fait le reste de ses jours s’il avait fallut ! Ils marchèrent en silence, puis Remus ouvrit la porte de la chambre et ils entrèrent. Le silence ne fit pas long feu. Remus lança ses valises sur le lit et se retourna vers elle.

- Que fait tu ici ? Pourquoi m’a tu suivit ? Tu est complètement folle ou quoi ? lui dit-il, indubitablement en colère
- Ne me parle pas sur ce ton, Remus Lupin ! lui rétorque t-elle

Remus soupira et mit les mains dans ses poches, la regardant gravement. Elle n’avait donc pas conscience du danger qu’elle courrait ? Dès que la lune se lèverait, les Loups-Garous entreraient dans un rut sauvage et sans merci. Elle risquait gros en venant ici .. très gros.

- Tu ne peux pas rester, dit-il plus calmement
- Pourquoi ? Je n’ai qu’à me métamorphoser en puma, et je ne risquerai rien ! Désolée, mais je reste … je vais m’enfermer ici et ...
- Non ! l’interrompit Remus. Hors de question …
- Pourquoi ? Tu as une louve en vue ? Je vais t’empêcher de frayer à ton aise ? questionne t-elle d’un ton jaloux

Remus se figea quelques instants, puis lança un bref juron. Surprise, Amélia se tut et le regarda. Elle ne l’avait jamais vue dans cet état. Habituellement, il était calme et pragmatique, mais en ce moment l’impatience perlait de son être. Tournant en rond, il semblait dans tout ses états. Il bifurqua soudain et alla jusqu’à elle. Il lui prit le visage entre ses mains et la regarda dans les yeux.

- Écoute moi attentivement, dit-il. Un Loup-Garou ne s’accouple qu’avec une seule femelle. Je n’en ai pas … je suis un solitaire. Bien entendu, peut-être que je me battrai un peu, pour conquérir une louve solitaire, mais ça me surprendrait énormément …
- Pourquoi ? questionne Amélia d’une petite voix

Remus la regarda attentivement et soupira. Elle devait comprendre le danger qui la guettais en ce moment. Il ne pouvait plus reculer … Il savait trop bien, qu’elle ne partirais pas sans savoir le fond des choses. Lentement, il se pencha alors vers elle et l’embrassa doucement, passant les mains dans ses cheveux. Amélia se pressa contre lui et passa les bras autour de son cou, répondant à son baisé avec tendresse. Après plusieurs minutes, il se regardèrent enfin. Tendrement, Remus caressa la joue d’Amélia et murmura :

- Parce que, ma femelle c’est toi … même transformé, ça restera toujours et uniquement toi. Si tu restes … dit-il en souriant ; si tu restes, je risque de tenter de me reproduire avec toi, qu’importe si tu est métamorphosée en puma.
- Ce n’est pas un bien grand malheur, souffle Amélia. Tu l’as déjà fait et honnêtement ce fut fort agréable

Remus sourit timidement et pencha la tête sur le côté. Non, ce ne serait pas un bien grand malheur, mais il préférait être lui-même lors de leur deuxième union. Doucement, il passa le pouce sur ses lèvres entrouvertes et se pencha à nouveau vers elles. Avec passion et désir trop longtemps contenus, il l’embrassa jusqu’à en perdre le souffle. Lentement, il l’entraîna vers le lit, ne cessant pas une seule seconde de l’embrasser. Amélia, le souffle court, tira sur la chemise de Remus et glissa les mains sur les courbes de son dos musclé. Lorsqu’ils arrivèrent au lit, il s’assied sur le bord et elle grimpa à califourchon sur lui, l’embrassant avec fougue. Passant les mains sur le torse de Remus, Amélia sentie les vestiges de vieilles cicatrices sous ses doigts. Comme il avait souffert, et comme il souffrirait encore de cette horrible malédiction qui pesait sur lui ! Mais, elle saurait lui donner une infime partie de bonheur, afin de mettre un baume sur sa destinée. Lentement, elle détacha les boutons de sa chemise et lui retira. Remus la regarda alors dans les yeux et lui sourit tendrement.

- Je t’aime, murmure t-il

Amélia lui sourit, puis se pencha vers lui, le forçant à se coucher sur le dos. Avec sensualité, elle passa ses lèvres contre son cou, l’effleurant de doux baisés. Elle remonta jusqu’à son oreille, passa lentement la langue sur le lobe, puis lui murmura d’une voix un peu embrumée :

- Je t’aime aussi, Remus …

Il gémit, poussant son sexe contre le sien, dans un élan de désir charnel. Avalant sa salive, il glissa les mains vers le corsage d’Amélia et déboutonna sa chemise avant de la retirer vivement. Remontant les mains vers les courbes sensuelles de sa poitrine, il la caressa doucement. Amélia se redressa un peu, rejetant ses cheveux denses en arrière. Avec un petit sourire en coin, elle détacha son soutien gorge, qu’elle lança au loin. Remus la regarda avec passion et il posa les mains sur ses seins, afin de les caresser tendrement. Sous l’ampleur de son plaisir, elle se mordit la lèvre inférieure et gémit sensuellement tout en penchant légèrement la tête. Avec lenteur, elle bougeait sur lui, frottant son sexe sur celui de Remus dans une danse de passion sans fin. Avec un soupir, il descendit les mains jusqu’à sa ceinture qu’il détacha rapidement. Amélia releva un peu son bassin et se libéra de ses pantalons, pendant que Remus faisait de même avec les siens. Puis, avec douceur, il plaça les mains contre son dos et la coucha sur le matelas avant de se placer par dessus elle. Les yeux rivés sur ceux de Remus, Amélia caressa doucement chacune des cicatrices de son visage, souriant légèrement.

- Je te veux, murmure t-il
- Alors, prend moi … lui répond Amélia d’une voix amoureuse

Il se pencha vers elle et l’embrassa avec amour. Amélia remonta les jambes sur les hanches de Remus et arqua les reins vers son sexe durcit par le désir. Gémissant, il poussa un peu sa petite culotte et entra voluptueusement en elle. Amélia soupira et se mordit la lèvre inférieure, pendant que Remus débutait un va-et-vient sensuel. Elle le sentie vaguement se pencher vers elle, et gémit en sentant ses lèvres sur sa poitrine. Avec forts soupirs et gémissements, ils unirent à nouveau leur corps, plusieurs années après que leurs cœurs en aient fait autant. Soulevés par leur passion, voguant sur les flots de l’amour, ils atteignirent le summum du plaisir, vibrant ainsi en harmonie. Surpris par la puissance de son orgasme, Remus n’eu à peine conscience de ce qui se passait. Avant même de s’en rendre compte, il avait encore une fois déposé sa semence au creux du ventre d’Amélia.

Finalement … ils avaient frayés.
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Amélia Potter



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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:09

Chapitre 22 : Je te donne le monde

Les feuilles du Saule Cogneur commençaient tout juste à rougir, lorsque Remus et Amélia revinrent à Poudlard. Ils avaient découvert, que non seulement plusieurs Loups-Garous avaient l’intention de rejoindre Voldemort, mais qu’ils étaient menés par Greyback, le lycanthrope sanguinaire qui avait mordu Remus. Cette nouvelle avait légèrement bouleversé ce dernier, et c’est avec angoisse que débuta la nouvelle année scolaire.

Descendant de son bureau, Amélia, le teint un peu plus pâle qu’ordinairement, sourit à ses élèves de première année, déjà sagement installés. Elle regarda brièvement ses notes de cours, puis marcha lentement dans les rangées.

- Bonjour … je suis le Professeur Potter, et je vous apprendrai comment vous défendre, et surtout, contre qui ou quoi
- Professeur ? questionne une élève de Poufsouffle. C’est vrai, que vous êtes la tante d’Harry Potter ?

Un murmure remplit d’interrogation s’éleva dans la classe et Amélia sourit. Elle regarda la petite fille avec douceur et lui répondit avec une légère pointe d’amusement.

- Je suis non seulement sa tante, mais je suis aussi sa marraine
- Hoooo ! répondit la petite fille d’un ton admiratif

Amélia se retint de rire et poursuivit son passage dans les rangées, regardant les noms de ses nouveaux élèves, inscrits bien visiblement sur leurs cahiers. Elle s’arrêta quelques instants, très légèrement étourdie. Elle fronça les sourcils, se maudissant de ne pas avoir déjeuné ce matin. Mais, elle n’avait plus vraiment faim depuis quelques jours … que pouvait-elle y faire ? Lorsqu’elle forçait la note, elle était au prise avec des nausées récurrentes. Passant la main dans ses cheveux, elle se retourna et regarda les petits visages levés vers elle, dans une attitude frôlant l’adoration. Elle sourit, oubliant automatiquement ses malaises devant la soif de connaissances de ces petites âmes.

- Aujourd’hui, nous allons apprendre ce que sont les Épouvantards. Quelqu’un parmi vous le sait ? dit-elle

Un silence paisible voltigea dans la pièce, certains élèves se jetant de brefs regards entre eux, pendant que d’autres cherchaient frénétiquement dans leurs livres.

Amélia s’adossa contre le mur, et leur laissa le temps de trouver l’information. Elle les regardaient en souriant, tentant de respirer profondément, afin d’enrayer la soudaine nausée qui avait montée en elle. Elle n’avait pourtant rien mangé ! Comment se faisait-il, qu’elle ai mal au cœur ? Perdue dans ses pensées, elle ne vit pas une main se lever.

- Professeur ? dit le petit garçon de Serdaigle
- Oui ? répondit-elle doucement, en le regardant
- Un Épouvantard, c’est une créature qui prend l’apparence de notre plus grande peur. On ne sait pas à quoi ils ressemblent vraiment … parce qu’aussitôt qu’ils sont en face de quelqu’un, ils se transforment en quelque chose d’effrayant, dit-il d’un ton professoral
- Excellent … dix points pour Serdaigle, dit-elle en souriant

Amélia se décolla du mur et poursuivit son chemin dans les rangées. Elle se sentait de plus en plus mal, et craignait de ne pas pouvoir terminer son cours. Avalant sa salive et passant la main dans ses cheveux, elle poursuivit.

- Les Épouvantards ont donc la propriété de prendre n’importe quelle apparence, selon la personne à qui ils font face. Ce sont des caméléons, en quelques sortes. Où risquons nous de les retrouver ?

Elle se retourna vers ses élèves et tout devint noir. Perdant subitement la notion de ce qui l’entourait, elle vacilla, puis perdit conscience. Les pauvres élèves de première année paniquèrent. Leur professeur était morte ! Elle était morte ! Ils avaient entendu parler, par leurs frères et sœurs aînés, de la malédiction planant sur les professeurs de ce cours, et ils étaient certains qu’elle venait encore de frapper. Plusieurs petites filles hurlèrent et se mirent à pleurer, pendant que les petits garçons tentaient d’avoir l’air de braves hommes forts. Dans un ras de marée humain, ils se levèrent tous d’une traite et sortirent de la classe en s’époumonant. Dans leur fuite, ils croisèrent Harry, Ron et Hermione, qui les regardèrent passer d’un air ahurit.

- Mais … les minus sont devenus fous ? dit Ron
- Ronald ! Ce ne sont pas des minus, voyons ! gronde Hermione
- En tout les cas, il y a quelque chose de pas normal, dit Harry en marchant rapidement vers la classe de défense
- Bof … peut-être qu’ils ont eu peur de Lutins de Cornouailles, que ta tante à amener, dit Ron. Tu sait, les minus …
- RON ! s’exclame Hermione

Ron regarda Hermione et lui sourit. Il adorait la rendre de mauvaise humeur. C’est qu’elle était jolie, avec du feu dans les yeux comme en ce moment. Il rougit un peu et suivit Harry vers la classe du professeur Potter. Lorsqu’ils poussèrent la porte, ils trouvèrent Amélia étendue sur le sol, toujours inconsciente.

- Tante Amélia ! crie Harry en s’élançant vers elle

Ron, qui avait blêmit, demeura sur place, pendant qu’Hermione se précipitait à la suite d’Harry. Lentement, comme à contre-cœur, Ron entra dans la classe à son tour, regardant le corps d’Amélia d’un air apeuré. D’une voix un peu paniquée il demanda :

- Vous … vous croyez que Vous-Savez-Qui est venue et la tuée ?
- Ron ! dit Hermione d’un ton légèrement ulcéré. Tu n’as pas encore lu le livre de l’Histoire de Poudlard ? Enfin, tu devrais savoir ça depuis notre première année ! Il y a un sortilège anti-mage noir sur Poudlard.. Tu-sait-qui ne peut pas venir ici ! dit-elle d’un ton las
- Ha oui .. c’est vrai, dit Ron en s’agenouillant auprès d’Amélia
- Elle respire … informe Harry. Herm, va chercher le Professeur Lupin

Hermione se leva immédiatement et sortie de la classe en courant, laissant Harry et Ron auprès d’Amélia. Elle couru le plus rapidement qu’elle pouvait, et arriva aux escaliers. Elle s’arrêta et attendit impatiemment qu’un d’entre eux arrive à sa hauteur.

- Allez … allez ! marmonne t-elle
- Tu parles toute seule, Granger ? dit ironiquement Drago Malefoy, qui venait d’arriver derrière elle

Hermione se retourna et le fusilla du regard. Elle releva la tête avec hauteur et lui rétorqua :

- La ferme, Malefoy … si tu ne veux pas recevoir un autre coup de poing !
- Houuuu ! s’exclament Malefoy, Crabbe et Goyle avec ironie, pendant que Parkinson rit méchamment

Elle soupira avec rage, puis sauta sur les escaliers qui venaient enfin d’arriver. Sans se préoccuper des Serpentards qui la suivaient en lui lançant des injures, elle descendit les escaliers au pas de course et se rua vers la salle de classe d’Histoire de la Magie. Poussant violemment la porte, elle entra dans la classe en courant et s’élança vers le Professeur Lupin, occupé à donner un cours à un groupe de troisième année.

- Hermione ? Mais, qu’est ce que cela signifie ? dit Remus
- Professeur Lupin ! Venez vite à la salle de Défenses contre les Forces du Mal … il y a un problème avec la tante d’Harry, dit-elle d’un ton essoufflé.

Remus sentie son cœur s’arrêter. Amélia ! Amélia avait un problème ? La malédiction venait-elle de prendre place ? Se forçant à réagir, il contourna Hermione et se rendit rapidement à la porte de la classe.

- Le cours est terminé ! dit-il aux élèves, qui le regardait d’un air ébahit

Hermione repartie au pas de course derrière lui et ils refirent le chemin inverse. Cette fois, lorsqu’ils croisèrent Malefoy et sa bande, aucune insultes ne parvint aux oreilles d’Hermione. Ils n’étaient pas assez stupides pour la traiter de Sang-de-Bourbe devant un professeur.

C’est le cœur paniqué, que Remus atteignit la salle d’Amélia. Il entra précipitamment et la trouva dans les bras d’Harry. Elle avait repris conscience, mais elle était blême … si blême. Elle avait l’air malade et en fort mauvais état. Il s’agenouilla auprès d’elle et la serra contre lui. Elle était bouillante de fièvre et tremblait légèrement.

- Mon amour … ne t’inquiètes pas, Princesse. Je t’amène à l’infirmerie, dit-il en la prenant dans ses bras

Harry ouvrit de grands yeux et regarda Ron et Hermione avec ahurissement. Mon amour ? Princesse ? Il fit un immense sourire, extrêmement heureux. Le professeur Lupin aimait sa tante ! Il était amoureux d’elle ! Pour une fois, il aurait un oncle doté de bon sens ! Il se leva et les suivit rapidement, imité par Hermione et Ron.

Une course presque aussi rapide que les deux précédentes eut lieu jusqu’à l’infirmerie. Amélia ne se sentais pas bien du tout. Secouée dans tout les sens par les pas rapides de Remus, elle eu une nouvelle nausée envahissante et ferma les yeux. Elle était tellement étourdie, pourquoi marchait-il vite comme ça ? Elle lui murmura de ralentir le pas, de ne pas aller si rapidement que ça … qu’elle avait mal au cœur. Puis, sans crier gare, elle vomit le peu d’aliments que contenait son estomac, sur la chemise rapiécée de Remus. Il baissa brièvement les yeux vers elle, sentant une chaleur nauséabonde envahir ses vêtements. Avec une légère grimace, il atteignit l’infirmerie et y entra.

- Mme Pomfresh ! dit-il en posant Amélia sur un lit
- Oui ? dit l’infirmière en arrivant d’un pas leste
- Le professeur Potter ne va pas bien, dit Remus d’un ton inquiet
- Je vois bien ça, dit Mme Pomfresh en regardant brièvement le vomit qui parsemait la chemise de Remus

Sans plus attendre, Mme Pomfresh poussa un peu Remus et se plaça entre lui et la civière où reposait Amélia. Remus se recula un peu et alla aux côtés d’Harry, Ron et Hermione. Celle-ci pinça un peu le nez et se recula légèrement. Elle n’aimait pas le vomit …

- Qu’avez-vous mangé aujourd’hui ? demande l’infirmière, en posant la main sur le front brûlant de sa patiente
- Rien … murmure Amélia
- Rien ? questionne Mme Pomfresh. Et, hier ?
- Presque rien … dit faiblement Amélia

L’infirmière fronça les sourcils. Tout cela n’était pas normal … comment pouvait-on vomir avec un estomac presque vide ? Et, cette fièvre ne lui disait rien qui vaille. Elle détourna légèrement les yeux vers le Professeur Lupin et vit tellement de tendresse et de crainte dans son regard, qu’elle comprit. À tout le moins, elle croyait comprendre …Mme Pomfresh regarda brièvement le calendrier accroché au mur. Ce soir serait le premier jour de Pleine Lune. Ses soupçons se confirmaient donc … Sombrement, elle se rendit à une armoire contenant divers instruments de médicomagie.

Remus la regarda partir vers l’armoire, puis avança vers Amélia. Il lui prit tendrement la main et lui caressa doucement les cheveux. Harry jeta un bref regard à Ron et Hermione, qui semblaient aussi joyeux que lui. Il sourit, puis s’avança lui aussi vers sa tante. Il lui prit l’autre main et la regarda avec inquiétude.

- Tante Amélia ? Ça ira, dit ?
- Je crois … murmure Amélia en souriant faiblement.

Madame Pomfresh revient rapidement, tenant une sphère dans sa main. Elle soupira et dit d’un ton autoritaire :

- Ça vous dérangerais énormément de me laisser travailler ? Laissez-moi une de ses mains ! dit-elle en prenant la main que tenait Harry

Harry se recula à nouveau. Mieux valait ne pas se mettre dans les jambes de l’infirmière de l’école. D’un geste assuré, Mme Pomfresh déposa la sphère dans la paume d’Amélia. Presque aussitôt, l’instrument se mit à tourner, dégageant une douce lueur argentée et émettant un sifflement. Remus regarda attentivement la sphère, caressant toujours les cheveux de la femme qu’il aimait. Lorsqu’elle se mit à tourner, il leva les yeux vers Mme Pomfresh, certain que ce n’était pas bon signe. L’infirmière allait certainement lui apprendre qu’Amélia allait mourir. Pourquoi serait-il heureux enfin ? Pourquoi, lui, Remus Lupin, aspirerait à autre chose qu’à la solitude ? L’infirmière retira l’instrument de la main d’Amélia et regarda Remus.

- Vous reste t-il de la Tue-Loup ? demande t-elle
- Oui … répondit Remus d’un ton suspicieux.

Ce n’était pas vrai ! Elle avait été mordu par un Loup-Garou, alors qu’il se trouvais dans la forêt en train d’espionner les troupes ? Il savait, qu’il aurait dut insister pour qu’elle parte après qu’ils … Subitement, il cessa sa pensée et se figea légèrement. N’osant plus respirer, il baissa les yeux vers Amélia, qui avait fermé les siens et gémissait sous la fièvre. Avalant sa salive, il murmura :

- Elle … elle est enceinte ?
- Oui, Remus … dit Mme Pomfresh en posant la main sur son épaule.

Fermant les yeux, Remus pencha la tête vers Amélia et appuya son front contre le sien. Elle lui donnait le monde … et il lui donnerais sa vie.
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:10

Chapitre 23 : Union

La neige étincelait sur le sol, en cette douce journée de décembre 1996. Marchant rapidement afin de se protéger du froid, le son de leur pas crissant sur la neige fraîche, plusieurs sorciers se dirigeaient vers le Palais des Congrès. Parmi eux, les membres de l’Ordre du Phénix, qui se tenaient groupés, tel une vigile silencieuse. Ils entrèrent dans l’établissement et se rendirent à la salle où ils étaient attendus.

Lorsqu’ils entrèrent, ils virent Remus, debout au fond de la salle, l’air légèrement anxieux. Tonks lui envoya joyeusement la main en lui souriant, puis se prit les pieds dans les plis du tapis. De justesse, elle s’agrippa à Maugrey, qui ronchonna en l’aidant à se redresser.

- Fait un peu attention, Tonks ! marmonne Maugrey
- Excuse moi, dit Tonks d’un ton gêné. Je ne le fait pas exprès, Alastor !
- Mgmph, dit-il en s’assoyant

Remus sourit, amusé de voir Tonks aussi fidèle à son habitude. Il jeta ensuite un regard vers ses parents. Sa mère, Evelyne Lupin, ne pouvait déjà pas contenir ses larmes. Elle sanglotait dans les bras de son mari, Seamus, qui lui tapotait le dos du même air calme que son fils. À leur côté, Romulus Lupin, le frère cadet de Remus, regardait sa mère d’un air amusé, ses enfants assis sur ses genoux. Remus sourit à nouveau, puis il se figea en entendant une douce musique envahir la pièce.

Il s’agissait d’une délicieuse pièce fraîche et mélodieuse, composée par Chopin, compositeur que Remus appréciait particulièrement. Il tourna son regard vers la porte de la salle et vit les portes s’ouvrirent. Il n’eut que vaguement conscience, que les gens se levaient, lorsque Amélia et Léa-Lily entrèrent. Vêtue d’une somptueuse robe blanche, le ventre légèrement rebondie par une grossesse de 16 semaines, Amélia avança dans l’allée nuptiale, ne quittant pas Remus des yeux une seule seconde. Il sourit, ému de la voir aussi belle et majestueuse. Il n’arrivait pas à croire à ce qui lui arrivait. Il allait épouser Amélia, et ils formaient une famille. Lorsqu’elle arriva à ses côtés, il posa les paumes dans les siennes, et lui murmura :

- Tu est merveilleuse, Pupuce
- Tu trouves ? questionne t-elle. Tu trouves vraiment ?
- Oui, dit-il en riant légèrement. Même le jour de son mariage, elle ne parvenait pas à ne pas poser de question

Amélia sourit et le regarda avec amour. Comme il était élégant dans son habit neuf. Pour l’occasion, il avait économisé des mois, afin de s’offrir une tenue convenable, et l’effet était saisissant. Ils se regardèrent de longs instants, perdus dans la profondeur de leur amour, lorsque le représentant du Palais des Congrès prit la parole.

- Nous sommes réunies, afin de célébrer l’union de Remus John Lupin et d’Amélia Jane Potter. Comme le veut la tradition Sorcière, le plus proche parent de la mariée doit donner son accord … qui donne la bénédiction ?
- Je donne mon accord, dit Léa-Lily en se levant.

Avec un immense sourire, la jeune fille se rassied. Elle était tellement heureuse ! Ses parents se mariaient et elle aurait un petit frère ! Le cœur remplit de joie, elle regarda ses parents avec tendresse.

- Remus John Lupin, acceptez-vous de …

Le représentant cessa sa phrase et regarda une femme dans l’assemblée. Madame Lupin était maintenant presque hystérique, pleurant à chaudes larmes. Avec un petit sourire, il jeta un bref regard aux mariés, puis dit :

- Heu … madame ? Pouvez-vous pleurer un peu moins fort ?
- Je … je … oui … dit madame Lupin en hoquetant

Remus regarda sa mère, amusé, puis reporta son attention sur Amélia, qui avait peine à retenir son hilarité. Evelyne Lupin était une femme très expressive et sensible. Elle avait donc été très émue d’apprendre, que son fils allait se marier, et encore plus en apprenant qu’il était père. Jamais, elle n’aurait crut cela possible … Pas que son fils ne le méritait pas, non. Mais, il était si solitaire, si malheureux dans sa différence, si hésitant à accepter les belles choses que la vie voulait lui offrir. Et, maintenant, voilà qu’il se mariait et qu’il était père ! C’était un peu trop pour son cœur de mère aimante.

Après un bref sourire, le représentant regarda les mariés et poursuivit.

- Remus John Lupin, acceptez-vous de prendre pour épouse Amélia Jane Potter ici présente, pour le meilleur et pour le pire, jusqu'à ce que la mort vous sépares ?
- Oui, je le veux, dit Remus d’une voix remplit de tendresse

Nouveaux pleurs de Madame Lupin, qui reçu quelques petites caresses dans le dos, de la part de son mari. Seamus Lupin était aussi très ému du mariage de son fils. Il s’était toujours senti un peu coupable de sa condition. Après tout, c’était de sa faute si son fils avait été mordu. S’il n’avait pas provoqué Greyback, jamais Remus n’aurait été attaqué. Monsieur Lupin avait donc été grugé par la culpabilité, voyant son enfant se terrer dans sa solitude et ses craintes. Il sourit, en regardant Amélia. Cette jeune femme était formidable, pleine de vivacité d’esprit et de tendresse. Oui, elle rendrait son fils plus qu’heureux. Seamus pouvait enfin laisser ses remords s’envoler quelque peu.

- Amélia Jane Potter, acceptez-vous de prendre pour époux, Remus John Lupin ici présent, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort vous sépares ?
- Oui, je le veux, dit Amélia

Remus sourit. Il avait imaginé qu’Amélia était pour poser des questions, du genre : « Pourquoi jusqu’à ce que la mort nous sépares ? Je ne peux pas être sa femme, même morte ? Vous croyez, que je ne l’aimerai plus une fois dans la tombe, c’est ça ? » Remus se retint donc de rire, puis regarda le sol en poussant un petit gémissement. Il ne devait pas rire ! Amélia le regarda, légèrement inquiète. Il n’avais quand même pas changé d’avis ! Elle se pencha un peu vers lui et dit :

- Qu’est ce qu’il y a ? Tu as changé d’avis ? Pourquoi tu gémit ? Remus ? Qu’est-ce qu’il y a ?

Toujours la tête penchée vers le sol, Remus rit doucement. Il se retint toutefois, afin de ne pas s’esclaffer trop bruyamment, et après quelques secondes, il releva les yeux. Avec un immense sourire, il murmura :

- Non, je n’ai pas changé d’avis … c’est juste, que je me demandais quand tu poserais des questions
- Je … Remus ! murmure Amélia avec un petit sourire

Ils se sourirent, amusés, inconscients de la présence des autres autour d’eux. Plus rien au monde n’existait, hormis la douceur de leur yeux.

- Vous devez échanger vos anneaux, dit le représentant

Lentement, Remus mit la main dans une de ses poches et en sorti deux anneaux d’or. Ils étaient modestes, mais ils étaient le plus merveilleux du monde. Avec émotion, il glissa le plus petit dans le doigt d’Amélia et tendit ensuite sa main gauche. Amélia prit l’autre anneau, et le glissa dans le doigt de Remus, la main légèrement tremblante. Ils remplacèrent ensuite leurs paumes ensembles et unirent leur regards à nouveau.

- Je vous présente, monsieur et madame Remus Lupin, dit le représentant. Vous pouvez embrasser la mariée, termine t-il

Avec douceur, Remus déposa ses lèvres sur celle de sa femme, appuyant son corps contre son ventre rebondi. Et, pour la première fois, il sentie bouger en elle le souffle de la vie.
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:10

Chapitre 24 : L’enfant perdu

Il se trouvais dans une sombre ruelle, observant les passant et les suivant à la dérobée. Abandonné dès sa naissance par sa mère dans l’Allée des Embrumes, il avait été recueillit par une vieille dame attentionnée, mais un peu acariâtre. Très tôt, la vieille dame se rendit compte, que cet enfant était spécial. Il était un Loup-Garou… Elle prit pitié du poupon et le prit sous son aile, volant l’argent nécessaire à sa Tue-Loup. Les nuits de Pleine Lune, elle l’enfermait dans une caisse, sur laquelle est s’assoyait pendant trois jours. Cruel, vous dites ? Non. Elle le protégeait ainsi des sombres rapaces de l’Allée des Embrumes, qui l’auraient lapider s’ils avaient sut. Elle le nomma Samuel, comme le fils mort-né qu’elle avait eu jadis. Puis, par une froide nuit de Pleine Lune, elle mourut, assise sur sa caisse, alors que Samuel n’avait que 4 ans.

Samuel errait donc seul dans l’Allée des Embrumes depuis deux ans, volant et chapardant tout ce qu’il pouvait trouver. Il était rapidement devenu très habile, et rares sont ceux qui se rendaient compte qu’ils avaient été volés.

Un jour, il observait un homme habillé de noir, attablé à une table à La Tête de Sanglier. Il s’en approcha doucement et tendit la main vers la poche de la cape du monsieur en question. Toutefois, l’homme n’en était pas un comme les autres. Il s’agissait de Severus Rogue, expert dans l’art de lire dans les esprits. Severus se retourna vivement au moment même où Samuel mettait la main dans sa poche et lui agrippa le bras.

- Petit voleur, tu n’as pas honte ?

Sans une ni deux, Samuel asséna un violent coup de pied sur le tibia de Severus, qui lâcha sa prise. L’enfant se mit à rire et s’enfuit en courant … emportant la bourse convoitée. Se frottant la jambe et affichant un air noir, Severus se rendit compte, que le petit monstre lui avait prit sa bourse. Il se leva et le suivit en boitant et en grommelant froidement. Il le trouva rapidement dans un cul-de-sac et le prit au piège. Samuel l’aperçut et s’enfuit au fond de la ruelle, s’adossant au mur d’un air apeuré.

- Donne moi ça immédiatement, dit froidement Severus
- Vous donnez quoi, monsieur ? dit Samuel d’une petite voix
- Sale petit voleur, donne moi ma bourse, sinon je t’arrache les yeux et je les donnent à manger à mon hibou, dit Severus en plissant les yeux

Samuel le regarda, puis releva courageusement la tête. Il cria :

- De toute manière, je suis un Loup-Garou, moi ! Et, je vais vous manger, si vous me faites mal !

Severus arqua un sourcil. Un Loup-Garou ? Cela expliquais tout … qui d’autre qu’un vulgaire Loup-Garou pouvait être un stupide voleur, sinon un Sang-de-Bourbe ? Il sourit brièvement et pensa :

- Il doit être un Loup-Garou Sang-de-Bourbe

Il le fixa quelques instants, légèrement indécis. Cet enfant était sale, amaigri, très petit pour son âge et ses vêtements n’étaient que lambeaux. Bien qu’il soit un être froid et insensible, Severus ne pouvait pas le laisser comme ça. Il pensa très brièvement à sa fille Julianne, se demandant s’il aurait aimé ça la savoir dans la rue. Puis, il écarta cette pensée émotive de son esprit et lui dit froidement :

- Où sont tes parents, qu’ils te punissent comme il se doit
- Mes parents sont morts … et ma Mémé aussi. Je suis tout seul … mais ça ne veux pas dire, que je ne peux pas vous mangez ! lui répond Samuel

Severus pinça les lèvres, afin de camoufler un sourire. Il le trouvais drôle, mais ne voulait pas le montrer. Il prit un air méchant et le fixa intensément, afin de se donner un air menaçant.

- Suit moi … je connais un Loup-Garou qui s’occupera de toi, lui dit-il
- Ma Mémé, elle m’a dit, de ne pas parler aux étrangers et de ne pas les suivre, réplique Samuel d’une petite voix un peu craintive
- Hé bien … tu me parles en ce moment … quelle obéissance, rétorque Severus en arquant un sourcil

Sur ce, Severus tourna vivement les talons, sa cape volant autour de lui, et quitta la ruelle, en direction de la sortie de l’Allée. Que ce petit monstre se débrouille tout seul. Après tout, il n’en avait que faire … il lui avait laissé sa bourse en guise de soulagement de conscience. Il allait sortir de l’Allée, lorsqu’il sentie une toute petite main prendre la sienne. Il baissa les yeux et vit que Samuel l’avait rejoint. Il fit une moue ironique, puis se dirigea en direction des Quartiers Résidentiels Sorciers.

Il chercha quelques secondes la bonne rue, puis arriva devant une maison. Il pinça les lèvres et grimpa les quelques marches avant de frapper vivement à la porte. Amélia alla répondre et se figea en voyant qui était sur le seuil.

- Severus ? Mais … que fait tu ici ? dit-elle en jetant un regard intrigué vers Remus
- Cet enfant est un Loup-Garou, dit Severus sans ménagement. Débarrassez-m’en !

Puis, Severus tourna les talons et repartie aussitôt, laissant Samuel derrière lui. Il avait fait plus que sa part, que Lupin se débrouille ! Amélia ouvrit de grands yeux ébahit, puis suivit Severus du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse au bout de la rue. Elle referma alors la porte et regarda l’enfant qui était entré et qui regardait partout. Remus s’était levé du fauteuil et regardait aussi le petit garçon, un air un peu confus sur le visage. Il regarda ensuite Amélia, qui semblait sur le point de déballer une tonne de questions sans réponses et il décida de prendre les choses en main, avant que cela n’arrive.

- Bonjour mon bonhomme, dit-il gentiment à Samuel. Comment t’appelles tu ?
- Samuel, monsieur … dit l’enfant

Remus sourit et mit les mains dans ses poches. Amélia s’approcha lentement de l’enfant et le regarda d’un air attendri. Il avait l’air si chétif, si abandonné, que cela lui faisait mal au cœur. Elle s’imagina deux secondes Léa-Lily et son enfant à naître dans cet état, et faillit éclater en larmes. Remus, qui observait Amélia à la dérobée, ne put s’empêcher de sourire. Il avait déjà prit sa décision de garder cet enfant, et quoiqu’il ne doutait aucunement de l’accord de sa femme, il fut grandement soulagé de sa réaction.

Léa-Lily entra dans la maison sur ses entre-faits, une cage à hibou à la main. Sa mère avait enfin consentie à ce qu’elle ai un deuxième animal magique et elle en était très heureuse. Elle regarda le petit garçon d’un air intrigué, puis regarda sa mère.

- Qui est-ce, Maman ?
- Maman … répéta doucement Samuel. Tu est chanceuse, toi … ajoute t-il d’un ton triste

Amélia sentie à nouveau son cœur se briser. Elle mit la main sur l’épaule de Samuel et l’amena dans la salle de bain, afin de le faire monter dans la baignoire.

La famille Lupin venait de trouver un nouveau membre …
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:10

Chapitre 25 : Deuxième chance

Albus Dumbledore se trouvais dans la cuisine du Square Grimault. Il attendait les membres de l’Ordre, afin de tenir une réunion au sommet. Il avait une nouvelle importante à leur apprendre. Une nouvelle, qui changerait le cours de l’existence de plusieurs d’entre eux. Il était assis, les mains croisées et la mine grave. Ce qu’il avait à dire, serait très éprouvant pour tous. Lorsqu’il entendit le tableau de Madame Black hurler, il se leva pour les accueillir tous.

Amélia et Remus entrèrent les premiers, suivis par Arthur et Molly Weasley. Tonks, Alastor et Sturgis ne tardèrent pas, tandis que Sirius dévalait les escaliers en trombe et venait les rejoindre. Il entra en coup de vent, tapota les fesses de Tonks, qui le regarda avec un air légèrement agacé, puis s’assied, les pieds sur la table et les mains derrière la tête.

- Que nous vaut cette réunion, Professeur Dumbledore ? demande Sirius
- Attendons Minerva et les autres … répond Dumbledore

Sirius approuva de la tête, laissa retomber ses jambes de la table et regarda Amélia, maintenant enceinte de 20 semaines. Elle était radieuse, quoiqu’elle affichait un air fatiguée, la Pleine Lune s’étant terminée la veille. Remus n’avait pas l’air mieux, lui non plus. En fait, ils avaient l’air d’avoir la gueule de bois. Sirius sourit un peu et tourna la tête vers la porte de la cuisine. Minerva McGonagall et Severus Rogue venaient d’arriver, avec le reste des membres de l’Ordre. Après quelques minutes de discussion, Dumbledore les regarda d’un air grave et croisa les doigts.

- Je tiens à vous avisez, que ce que je dois vous dire ce soir en bouleversera plusieurs. Je suis désolé d’avance …
- Quoi ? Quelqu’un est mort ? dit Amélia en regardant les membres présents. Nous sommes tous ici … qu’est-il arrivé ? Un accident ?

Dumbledore regarda Amélia gravement par dessus ses lunettes en demi-lune. Il se dit qu’il n’avait guère le choix et se lança :

- Cela concerne James et Lily, Amélia …
- Quoi ? Quoi, James et Lily ? Qu’est ce qu’il y a ? Leur tombe à été vandalisée ? On a volé leur corps ? Quoi ? s’inquiète aussitôt Amélia
- Rien de tout ça … dit doucement Dumbledore

Le vieil homme se leva, soudain très fatigué. Il marcha dans la pièce de longues minutes, suivit par les regards intrigués des membres présents. Il soupira et se retourna.

- Lorsque j’ai appris pour la prophétie, j’ai prévu que Voldemort allait s’en prendre aux Potter et aux Londubat. Je ne savait pas laquelle des deux familles il visiterait en premier, mais je me doutais qu’il ne prendrait pas la chance de laisser en vie un aussi grand danger pour sa survie

Severus pinça très faiblement les lèvres. Il se sentais un peu coupable … s’était lui qui avait avisé le Seigneur des Ténèbres de l’existence de la prophétie. Il était responsable de la mort de James et Lily Potter. Au début, cette nouvelle l’avait réjouit au plus haut point. Un de ses tortionnaires étaient morts. Mais ensuite … ensuite tout avait changé. Pour une raison qu’il ne s’expliquait pas encore, il avait changé son fusil d’épaule.

Amélia regardait Dumbledore avec de grands yeux remplit de questions et d’émotions. Où voulait-il en venir ? Elle prit la main de Remus et la serra convulsivement. Elle n’aimait pas entendre parler de cette nuit où sa vie avait prit le chemin de l’Enfer. Dumbledore la regarda droit dans les yeux et dit doucement :

- J’ai non seulement protégé Harry avec l’Enchantement de Protection Sanguine, mais je l’ai aussi fait avec Neville. Puis … j’ai protégé leurs parents avec l’Enchantement d’Éternité

Amélia se leva aussitôt, la main sur la bouche. Elle regardait Dumbledore comme s’il était un demeuré sorti de l’asile. Son teint devint aussi blême que du lait, et Remus se leva afin de la soutenir. Il l’a força à se rasseoir et il lui caressa le dos, tout en regardant Dumbledore avec des yeux émus. Sirius était bouche-bée et ne semblait pas comprendre, pendant que Severus semblait pétrifié. Tonks et Hestia poussèrent un petit sanglot, tandis que Molly pleurait chaudement dans les bras d’Arthur. Minerva, elle avait la main sur la poitrine et murmurait « Merlin » d’un ton tremblant. En fait, seul Alastor ne semblait pas perturbé … Il sortie son œil magique, le mit dans un verre d’eau et le nettoya comme si rien ne se passait.

- Ils … ils sont vivants ? Pour vrai ? Ils ne sont pas … morts ? Ils … Où sont-ils ? Ils … pourquoi ? murmure Amélia d’une petite voix
- Non, Amélia … ils ne sont pas morts. Ils ont été plongés dans un coma très proche de la mort. Nul ne savait quand ils allaient se réveiller … dit Dumbledore

Amélia éclata en sanglots et se blottie contre Remus, qui avait peine à retenir ses larmes. Il la serra très fort dans ses bras, appuyant le front contre son épaule. Tout les membres de l’Ordre étaient ébahis. Personne ne savait que James et Lily Potter avaient bénéficiés de l’Enchantement d’Éternité. Tout le monde avait toujours crut à leur mort … Sirius se leva et regarda Dumbledore d’un air perturbé.

- Pourquoi n’avoir rien dit à personne ? Pourquoi avoir laissé souffrir Amélia durant toutes ces années ? dit-il
- Plus il y a des gens au courant, plus il y a des risques de fuites, intentionnelles ou non, Sirius. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai insisté pour envoyer Amélia en exil. Si les Mangemorts venaient à le savoir, sa vie aurait été en danger … car elle est la clé du réveil de sa famille

Amélia releva la tête et leva des yeux rougis par les larmes. Elle s’agrippait à Remus comme à une bouée, et ressemblait à s’y méprendre à la jeune fille de 17 ans qu’elle fut jadis. On aurait dit, que la nuit d’horreur était de retour.

- Pourquoi ? La clé ? Comment … comment je peux être la clé ? Vous .. vous m’avez lancé un Enchantement sans que je le saches ? Comment puis-je faire pour qu’ils se réveillent ? Que … dit-elle entrecoupée par ses larmes
- Vous avez déjà fait la moitié du chemin … sourit Dumbledore
- Quoi ? Comment ça ? murmure Amélia

Dumbledore sourit, puis retourna s’asseoir. Il plaça ses doigts devant sa bouche quelques instants, puis sourit à nouveau.

- Je me doutais qu’un amour tel que le vôtre briserais bien des barrières … dit-il en regardant Amélia et Remus. Tout est basé sur l’amour …
- Venez-en aux faits ! s’exclame Sirius. S’ils se réveillent, je pourrai avoir un deuxième procès … être acquitté et vivre une vie normale. Parlez-donc ! ajoute t-il d’un ton impatient
- Oui, oui, Sirius … dit Dumbledore en souriant légèrement. Vous deviez mettre au monde deux enfants … et leur donner le prénom de James et Lily. Je savais, que vous n’hésiteriez pas un seul instant aux prénoms de vos enfants, Amélia … et je savais qu’un jour, Remus et vous auriez une famille

Amélia murmura le prénom de sa fille, puis posa la main sur son ventre, les larmes aux yeux. Alors, Dumbledore avait sut qu’ils s’aimaient et ce bien avant qu’ils se l’avouent. Il avait mit la survie de deux personnes, sur la force de l’amour. Non … il avait mit la vie de trois personnes sur la force de l’amour, si on incluait Harry.

Sirius se rassied en silence en fixant le vide devant lui. La naissance prochaine de l’enfant de Remus prenait soudain un tout autre sens.
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Lun 10 Sep - 23:12

** Passage sexuel. Le lecteur est avisé

Chapitre 26 : En ton honneur

Les mois passèrent, et Remus ne cessait de s’extasier sur le ventre d’Amélia. Depuis le jour du mariage, pas un seul instant ne s’était passé sans qu’ils ne sentent leur enfant bouger. Émus, ils posaient leur mains sur leur bébé, lui murmurant de douces promesses et lui chantant des berceuses. Seul inconvénient, Amélia était continuellement malade en période de Pleine Lune, et ce malgré l’absorption de Potion Tue-Loup. Plus les mois passaient, plus le taux d’hormone Lycanthrope augmentait, ce qui posait quelques désagréments. Toutefois, ils étaient si heureux, que ce contre-temps leur semblait bien futile.

En fin de soirée du 4 mai 1997, ils se trouvaient dans leur modeste maison, étendus sur le lit. Amélia, rendue énorme par sa grossesse de neuf mois, était comme échouée dans le lit, la main sur son ventre. Doucement, elle caressait son enfant, qui bougeait plus qu’à son habitude. Remus se trouvais à ses côtés, occupé à corriger des devoirs, une main sur le ventre de sa femme. Soudain, il se figea, laissant sa plume en suspens dans les airs. Il venait de sentir le ventre d’Amélia devenir dur comme une pierre philosophale. Il leva les yeux vers elle et vit qu’elle se mordait la lèvre inférieure. Aussitôt, il lâcha sa plume et s’assied.

- Amélia ? Princesse ? questionne t-il

Amélia ne répondit pas, ce qui inquiéta Remus, qui se leva précipitamment du lit. Il s’élança vers la porte du placard et en sortie une paire de pantalon élimé, qu’il enfila en sautillant vers le lit. Il se prit les pieds dans une jambe du pantalon et tomba en plein ventre sur le lit. Il se retourna et se battit quelques instants avec la jambe récalcitrante, avant de réussir à l’enfiler. Amélia, qui venait d’ouvrir les yeux, le regardait d’un air étonné.

- Qu’est ce qu’il y a ? Il y a le feu, Remus ? dit elle, en se retenant de rire
- Hein ? dit Remus en la regardant d’un air légèrement paniqué. Ton ventre est devenu tout dur, dit-il en se relevant.

Amélia éclata de rire. Qu’il était drôle ! Remus la regarda quelques instants, pencha la tête sur le côté et sourit. Il vint pour mettre les mains dans ses poches, mais en fut incapable. Intrigué, il regarda ses pantalons et, avec une certaine gêne, remarqua qu’il les avait mit à l’envers. Il rougit un peu, se sentant comme un parfait idiot, puis il s’assied sur le lit, afin de les remettre à l’endroit. Le voyant faire, Amélia fut de plus en plus hilare, gardant la main sur son ventre et riant d’un rire cristallin.

- Remus … mon amour, tu est si drôle ! dit-elle. Ce sont de fausses contractions … j’en ai depuis trois jours, ajoute t-elle. Quoique celle là était un peu plus douloureuse, il n’y a pas de quoi en faire un drame
- Tu crois ? dit Remus. Nous ferions mieux d’aller à Sainte-Mangouste…
- Mais non ! dit Amélia en riant. Vient te coucher …

Après avoir lancé les copies des devoirs sur la table de chevet, en lui ordonnant de les corriger demain matin, elle le regarda retirer ses pantalons et venir la rejoindre dans le lit. Aussitôt, elle se blottie contre lui, comme une chatte en chaleur. Avec un petit soupire, elle passa la main contre son torse et la descendit vers son entre-jambe. C’est secret mal gardé, que la puissance de la libido d’une femme enceinte. Remus soupira et se pencha vers elle, l’embrassant dans le cou. Il frémit un peu, lorsqu’elle referma la main sur son sexe, débutant un va-et-vient vif et rapide. Il gémit, puis détacha les rubans de sa chemise de nuit, afin d’accéder à la rondeur ferme de ses seins. Doucement, il titilla ses mamelons de sa langue, faisant automatiquement monter le lait maternel qui jaillit, tel une fontaine de jouvence, dans sa bouche avide. Avec douceur, il but à la source qui, bientôt, nourrirait son enfant. Amélia courba les reins, appuyant du mieux qu’elle pouvait son sexe sur celui de Remus. Avec un gémissement, elle se mordit la lèvre inférieure, puis le poussa un peu. Obéissant, Remus se coucha sur le dos, caressant les seins de sa femme. Avec une certaine difficulté de mouvement, Amélia se terra sous les couvertures et descendit vers le sexe de Remus, qu’elle prit dans sa bouche. Il soupira, poussa un petit gémissement et plaça les mains sur ses cheveux, qu’il caressa avec tendresse. Fermant les yeux, le souffle court, ils goûtèrent au plaisir charnel de longs instants. Puis, lentement, Amélia remonta vers le torse de Remus, et s’assied à califourchon sur lui. Avec douceur, il entra en elle, gémissant de plaisir. Amélia pencha la tête par en arrière, soupira puis sentie une contraction l’envahir. Avant de s’en rendre compte, Remus sentie une chaleur épouvantable l’envahir et il se retrouva trempé. Il poussa un petit cri et ouvrit les yeux. Ne pouvant pas bouger, du fait de leur position, il regarda Amélia d’un air ébahit.

- Je t’ai touché où ? Dit moi ce que j’ai fait, pour que tu soit si excitée que ça ! dit-il
- Remus … arrêtes de faire l’idiot ! dit Amélia, en pouffant un peu. Je… Je crois, que je viens de perdre les eaux
- Quoi ! s’exclame t-il. Mais, pousse toi, pousse toi … ajoute t-il en se débattant
- Pousse toi … facile à dire ! Tu crois, que c’est facile, de bouger quand on ressemble à une baleine ?

Après quelques acrobaties, Amélia parvint à descendre de Remus et à se mettre debout à côté du lit. Remus se leva, encore plus rapidement que la dernière fois, et remit son pantalon en vitesse. Amélia le regarda, puis regarda les draps, trempés de liquide amniotique.

- Chéri ? Tu ne penses pas, que tu devrais prendre une douche ? dit-elle
- Quoi ? Pas le temps ! Habille toi, habille toi ! lui dit-il en lui lançant quatre ou cinq robes par la tête
- Mais … Remus ! Ça peut prendre des heures … va prendre ta douche, tu veux ?

Remus gémit, sautilla vers la porte de la chambre, tout en retirant son pantalon, et se précipita à la salle de bain. Au passage, il frappa plusieurs coups dans la porte de la chambre de Léa-Lily, avant de s’enfermer dans la salle de bain. Amélia rit un peu, posant la main sur son ventre, qui venait à nouveau de contracter. Avec un sourire tendre, elle enfila une des robes que Remus lui avait lancé, pendant que l’eau de la douche s’écoulait en cascade. Ce fut la douche la plus courte de la vie de Remus Lupin. En deux minutes, il était de retour dans la chambre, à moitié habillé, et il s’apparaît de la valise d’Amélia. Il regarda autour de lui, puis demanda, tout en enfilant un chandail avec empressement :

- Où est Léa-Lily ?
- Dans sa chambre, répond Amélia

Remus s’empara de la valise de sa femme, sortie de la chambre et alla encore frapper à la porte de sa fille. Léa-Lily, réveillée la première fois, se couvrit par dessus la tête. Elle marmonna quelques mots, puis dit plus clairement :

- Quoi ?
- Ta mère va accoucher ! Surveille ton frère … dit Remus en agrippant la main d’Amélia l’entraînant dehors.

Léa-Lily s’assied rapidement dans son lit, se leva et enfila sa robe de chambre. Elle sortie de la pièce et descendit les escaliers … trop tard. Ses parents venaient tout juste de partir en direction de Sainte-Mangouste.

Amélia fut installée dans une chambre de travail dès son arrivée. Il fut établit, qu’elle était dilatée à 4 centimètres, et que son accouchement devait durer environ 6 heures. Remus tentait de paraître calme, tenant la main d’Amélia et lui caressant les cheveux avec tendresse. Toutefois, au fond de lui, il était paniqué.

Bientôt … bientôt il tiendrais son enfant dans ses bras. Cet enfant si différent des autres … Il regarda amoureusement sa femme, insensible aux ongles qu’elle enfonçait régulièrement sur le dos de sa main. Doucement, il l’embrassa et posa le front contre le sien.

- Je t’aime, murmure t-il
- Oui … c’est pour ça, que je suis dans cet état ! lui réplique Amélia en gémissant de douleur

Remus ferma les yeux et fit un bref sourire. Il ne lui avait quand même pas tordu le bras ce jour là … mais il valait mieux ne rien dire, compte tenue des circonstances. Amélia poussa alors un horrible cri de douleur et il frémit. Elle semblait tellement souffrir et il ne pouvait rien faire pour lui venir en aide. Une infirmière, alertée par le cri de la future mère, entra dans la chambre. Elle sourit et alla vers les futurs parents.

- Je vais vérifier l’état de votre travail, madame Lupin
- Vous pouvez m’assassiner ? dit Amélia. Oui, c’est ça … tuez-moi, avant que je meure !
- Mais non, voyons … dit l’infirmière, habituée à ce genre de discours.

Amélia gémit et ferma les yeux. Elle était en sueurs, les cheveux collés aux tempes et les lèvres blêmes. Elle n’avait jamais autant souffert de toute son existence et elle crispait les mains sur son ventre. Elle se demandait comment elle ferait pour mettre cet enfant au monde. Elle n’en aurait jamais la force ! Léa-Lily était née par césarienne, alors qu’elle était inconsciente. Maintenant, il s’agissait d’une tout autre histoire ! Remus regarda Amélia avec douleur. Elle avait si mal … et tout ça, par sa faute ! Pourquoi avait-il fallut qu’il lui avoue son amour ? Pourquoi ? Il lui serra la main et regarda l’infirmière d’un air inquiet. Celle-ci ouvrit de grands yeux étonnés, puis regarda sa montre magique.

- Bah, ça alors ! s’exclame t-elle
- Quoi ? dit Remus
- Que trois heures … c’est le travail le plus rapide, que j’ai vu, dit-elle d’un ton admiratif

L’infirmière sourit, puis agita sa baguette. Une lueur rouge vive en sortie et se dirigea à l’extérieur de la chambre, brillant comme un phare. Presque aussitôt, un médicomage entra dans la chambre, enfilant des gants. Il alla vers la jeune femme et s’installa entre ses jambes.

- Madame Lupin ? Je suis le Médicomage Westmacott. Lorsque vous sentirez une contraction, vous allez pousser de toutes votre force …
- Tout de suite ? Maintenant ? dit Amélia. Déjà ?
- Oui … dit le médicomage en souriant. Je peux déjà toucher sa petite tête du doigt et je vois ses jolis cheveux … ce sera rapide, ne vous inquiétez pas
- Ses cheveux ? Vraiment ? Ils sont quels couleurs ? questionne Amélia
- Heu … dit le médicomage en jetant un bref regard à l’infirmière

Remus n’eut pas le temps de rire. Amélia lança un nouveau cri, puis poussa vivement. Le médicomage, prit de court, se retourna et contrôla la sortie du bébé. Doucement, avec précautions, il guida le venue au monde de ce petit être. Après trois poussées, il reçu le jeune enfant dans les mains, retira les sécrétions de sa gorge et sourit en entendant le pleure vigoureux du nouveau-né. Il déposa ensuite le bébé sur le ventre de sa mère qui, émue, pleurait doucement. Remus, comme stupéfié, regardait sa femme et son enfant d’un air perdu. Puis, comme un automate, il déposa un doux baisé sur la main d’Amélia, qu’il tenait toujours. Ça y était … il était père à nouveau. Lentement, il détacha les yeux de sa famille et regarda le médicomage.

- C’est un garçon ou une fille ? demande t-il
- Un garçon, dit le médicomage en souriant

Remus regarda son fils avec tendresse, puis leva les yeux vers Amélia. Elle regardait leur enfant, les yeux éperdus d’amour. Doucement, elle caressa le fin duvet brun de sa petite tête et leva des yeux émus vers Remus.

- Un fils, murmure t-elle … Ils ... ils vont ... Remus

Remus hocha lentement la tête, trop ému pour dire un seul mot. Dans un geste tendre, il caressa lui aussi les cheveux de son fils, s’émouvant de la chaleur de son crane.

- James Sirius Lupin, murmure Amélia. Bienvenue parmi nous, mon fils …

James ouvrit de grands yeux et regarda sa mère, le regard déjà remplit de questions en suspens. Il émit un bref sourire, comme s’il reconnaissait ses parents, puis s’endormit paisiblement en souriant aux anges.

À deux Départements plus haut, James et Lily Potter ouvrirent les yeux, au moment même où Amélia murmurait le prénom de son fils, preuve que l’amour triomphe toujours de tout.


FIN
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Lord Voldemort
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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Mar 11 Sep - 18:38

Franchement je trouve ca pas mal . Je te fellicite

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Amélia Potter



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MessageSujet: Re: Exil ( L'histoire de Amélia Potter )   Mar 11 Sep - 22:47

Merci Smile
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Exil ( L'histoire de Amélia Potter )

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